LE MATIN : Tamansourt vient de fêter ses 5 ans. Quel bilan faites-vous ?
Khatib El Hebil : Il est difficile de dresser un bilan après cinq années car c'est une période relativement courte lorsqu'il s'agit de la réalisation d'une ville nouvelle. En effet, c'est un processus qui s'inscrit dans le cadre d'un schéma d'urbanisation évolutif et progressif demandant une grande mobilisation de l'ensemble des acteurs concernés. Pourtant, en cinq ans seulement, Tamansourt a déjà l'apparence et la consistance d'une ville à part entière avec ses premiers équipements socio-collectifs, notamment des écoles, un collège, des lycées, des centres de santé, un centre commercial, des commerces et divers équipements. Pour la réalisation des travaux d'aménagement, nous nous sommes conformés au planning préétabli puisque les travaux de voirie, réseaux divers hors site sont achevés et que tous les ceux in-site sont en phase d'achèvement pour être au complet au plus tard le mois de mars 2010. Par ailleurs, les premiers complexes d'habitat sont réalisés et la ville a accueilli ses premiers habitants. Une zone d'activités est aménagée ainsi que deux complexes artisanaux permettront de contribuer à la création d'emploi.
Où en est le projet d'extension de la ville ?
Cette nouvelle ville est appelée à prendre encore de l'ampleur puisque les pouvoirs publics ont prévu la réalisation de son extension sur 730 ha qui comprendra une zone offshore, une zone d'habitat économique pour faire face à la forte demande, un parc industriel ainsi qu'un quartier résidentiel et touristique, pour satisfaire les besoins exprimés et offrir des îlots de partenariat aux promoteurs privés nationaux et étrangers. Les études urbanistiques sont achevées et le plan de masse est autorisé. Pour la zone d'habitat, les travaux d'aménagement ont été lancés. Pour le parc industriel et la zone offshore, le démarrage des travaux est prévu courant 2010. Enfin, pour la zone résidentielle et touristique, les études topographiques sont achevées et les études urbanistiques en cours d'approbation.
En ce qui concerne l'acquisition du foncier, le terrain a été expertisé au profit d'Al Omrane et l'indemnisation a atteint plus de 400 hectares, ce qui représente plus de 60% de la totalité de l'assiette foncière.
Qu'en est-il de la commercialisation des produits immobiliers de Tamansourt ?
Je tiens à rappeler que Tamansourt est aménagée par Al Omrane et que sa valorisation se fait à travers la construction des logements en propre ainsi que dans le cadre du partenariat avec le privé. La société gère actuellement plus de 40 programmes d'une valeur immobilière totale de 5.082 MDH pour la réalisation de 31.862 produits et des équipements tels que le siège de la VNT, des banques, des écoles, des collèges, un centre commercial, une mosquée, un centre sportif et un complexe artisanal. Nous commercialisons différents types de produits qui sont les villas économiques, les logements individuels, les appartements, les logements au niveau d'un complexe sous forme de médina traditionnelle, les commerces et les lots de terrains aussi bien à usage d'habitation qu'industriels. Nous avons à ce jour commercialisé 75% de la totalité des produits en cours de commercialisation, soit 10.995 unités sur un total de 14.470 sur lesquelles plus du tiers a d'ores et déjà été livré, à savoir 3.019 unités. Par ailleurs, un certain nombre de logements réalisés ou en cours de réalisation par les promoteurs privés sont en cours de commercialisation.
Qu'en est-il du partenariat public-privé ?
Dans le cadre de l'encouragement du partenariat public-privé, des îlots ont été aménagés et cédés aux promoteurs à des prix avantageux. Ainsi, nous avons signé 35 conventions de partenariat concernant aussi bien la moyenne que la petite promotion qui portent sur 21.700 unités à réaliser dont 5.266
logements sociaux à faible VIT.
A ce jour, 14.600 logements sont mis en chantier et 5.930 unités sont achevées. Une commission locale de suivi de la valorisation, regroupant les acteurs concernés, assure l'assistance et l'accompagnement des promoteurs.
Quels sont les problèmes qui persistent encore et comment les résoudre ?
Comme vous le savez, la réalisation d'une ville nouvelle n'est pas chose aisée, elle est confrontée à différentes contraintes qu'il faut progressivement surmonter. Tamansourt ne déroge pas à cette règle mais nous avons essayé de les dépasser en tirant les enseignements des autres pays ayant initié cette expérience avant nous. Aussi, nous n'avons eu de cesse de contourner les obstacles qui se présentaient au fur et à mesure de sa réalisation. Aujourd'hui encore, il subsiste effectivement quelques problèmes tels que celui de la décharge publique, dont le déplacement est programmé par le conseil de la ville. De manière générale, je dirais que nous attendons plus de la part des différents départements ministériels sociaux surtout pour renforcer la réalisation d'autres équipements socio-collectifs à Tamansourt notamment des centres de santé et d'autres équipements pour répondre à une demande exprimée par la population. Par ailleurs, dans un souci d'anticipation, nous menons une réflexion pour trouver la formule la plus adéquate relative à la station d'épuration à réaliser dans le cadre d'un partenariat entre l'ONEP, la RADEEMA et éventuellement la société Al Omrane. Enfin, la commune doit se préparer à prendre la relève au niveau de la gestion de la ville qui est actuellement assurée par notre société dans le cadre d'une convention pour une durée de cinq ans et qui expirera en 2011.
Qu'en est-il du relogement des habitants du bidonville du centre de Tamansourt ?
Un programme de résorption de l'habitat insalubre dans la commune de Harbil sera lancé courant 2010 et qui bénéficiera d'une aide de l'Etat et d'Al Omrane, et ce, à travers la restructuration et le relogement. Nous sommes confiants dans la gestion de ce dossier à l'instar de ceux d'autres douars de la région que nous avons résolus dans d'excellentes conditions et nous comptons beaucoup sur la contribution des acteurs locaux et la société civile.
Comment faire de l'insertion de la ville dans son environnement un atout pour contribuer à la promotion de Tamansourt ?
Sous l'égide des Hautes orientations royales, nous avons voulu faire de Tamansourt une ville écologique qui s'intègre dans son environnement par le biais d'une offre intégrée de logements aux énergies renouvelables, tout en parrainant des actions d'éducation et de sensibilisation à la culture de la protection de l'environnement.
A ce jour, il a été procédé à la plantation de plus de 100.000 arbres et au lancement des clubs de l'Environnement des établissements scolaires de la ville de Tamansourt parrainés par la société Al Omrane Tamansourt en gage de notre volonté et de notre ambition de faire de Tamansourt une ville écologique et citoyenne. Les clubs de l'Environnement initiés par Al Omrane Tamansourt en partenariat avec les établissements scolaires visent à dispenser des cours aux élèves sur la protection de l'environnement et l'entretien des espaces verts. Ce sont autant d'actions qui témoignent de l'importance des efforts consentis en faveur de l'environnement. Par ailleurs, à l'occasion du cinquième anniversaire de Tamansourt, plusieurs chauffe-eau solaires ont été distribués aux familles de Tamansourt. De plus, le service commercial de la société Al Omrane Tamansourt se déplace désormais en voiture électrique pour donner l'exemple. Ainsi, Tamansourt apparaîtra à juste titre comme le poumon de la ville de Marrakech et pourra attirer tous les férus d'air pur, d'espaces et de verdure.
Quelles sont les perspectives de la nouvelle ville ?
L'enjeu est de réaliser à travers et grâce à Tamansourt un effet de levier, une locomotive de développement socio-économique aux portes de la ville de Marrakech pour toute la région Tensift-Al Haouz, et ce, par le biais de l'aménagement d'un parc industriel et une zone offshore qui s'étalent sur 246 hectares et qui sera génératrice d'emplois et de revenus afin de donner une vocation plus visible à Tamansourt et de positionner davantage la ville de Marrakech au niveau mondial.
Enfin, je voudrais dire qu'une ville ne peut être réalisée comme un concept « clef en main » mais qu'elle évolue de manière progressive tout en respectant sa conception d'origine en s'inscrivant dans une vision prospective et maîtrisée. Et cela, à l'instar de l'évolution de toutes les villes du monde appelant à la conjugaison de l'effort de l'ensemble des acteurs concernés, ne relève de la seule responsabilité de l'aménageur.
Khatib El Hebil : Il est difficile de dresser un bilan après cinq années car c'est une période relativement courte lorsqu'il s'agit de la réalisation d'une ville nouvelle. En effet, c'est un processus qui s'inscrit dans le cadre d'un schéma d'urbanisation évolutif et progressif demandant une grande mobilisation de l'ensemble des acteurs concernés. Pourtant, en cinq ans seulement, Tamansourt a déjà l'apparence et la consistance d'une ville à part entière avec ses premiers équipements socio-collectifs, notamment des écoles, un collège, des lycées, des centres de santé, un centre commercial, des commerces et divers équipements. Pour la réalisation des travaux d'aménagement, nous nous sommes conformés au planning préétabli puisque les travaux de voirie, réseaux divers hors site sont achevés et que tous les ceux in-site sont en phase d'achèvement pour être au complet au plus tard le mois de mars 2010. Par ailleurs, les premiers complexes d'habitat sont réalisés et la ville a accueilli ses premiers habitants. Une zone d'activités est aménagée ainsi que deux complexes artisanaux permettront de contribuer à la création d'emploi.
Où en est le projet d'extension de la ville ?
Cette nouvelle ville est appelée à prendre encore de l'ampleur puisque les pouvoirs publics ont prévu la réalisation de son extension sur 730 ha qui comprendra une zone offshore, une zone d'habitat économique pour faire face à la forte demande, un parc industriel ainsi qu'un quartier résidentiel et touristique, pour satisfaire les besoins exprimés et offrir des îlots de partenariat aux promoteurs privés nationaux et étrangers. Les études urbanistiques sont achevées et le plan de masse est autorisé. Pour la zone d'habitat, les travaux d'aménagement ont été lancés. Pour le parc industriel et la zone offshore, le démarrage des travaux est prévu courant 2010. Enfin, pour la zone résidentielle et touristique, les études topographiques sont achevées et les études urbanistiques en cours d'approbation.
En ce qui concerne l'acquisition du foncier, le terrain a été expertisé au profit d'Al Omrane et l'indemnisation a atteint plus de 400 hectares, ce qui représente plus de 60% de la totalité de l'assiette foncière.
Qu'en est-il de la commercialisation des produits immobiliers de Tamansourt ?
Je tiens à rappeler que Tamansourt est aménagée par Al Omrane et que sa valorisation se fait à travers la construction des logements en propre ainsi que dans le cadre du partenariat avec le privé. La société gère actuellement plus de 40 programmes d'une valeur immobilière totale de 5.082 MDH pour la réalisation de 31.862 produits et des équipements tels que le siège de la VNT, des banques, des écoles, des collèges, un centre commercial, une mosquée, un centre sportif et un complexe artisanal. Nous commercialisons différents types de produits qui sont les villas économiques, les logements individuels, les appartements, les logements au niveau d'un complexe sous forme de médina traditionnelle, les commerces et les lots de terrains aussi bien à usage d'habitation qu'industriels. Nous avons à ce jour commercialisé 75% de la totalité des produits en cours de commercialisation, soit 10.995 unités sur un total de 14.470 sur lesquelles plus du tiers a d'ores et déjà été livré, à savoir 3.019 unités. Par ailleurs, un certain nombre de logements réalisés ou en cours de réalisation par les promoteurs privés sont en cours de commercialisation.
Qu'en est-il du partenariat public-privé ?
Dans le cadre de l'encouragement du partenariat public-privé, des îlots ont été aménagés et cédés aux promoteurs à des prix avantageux. Ainsi, nous avons signé 35 conventions de partenariat concernant aussi bien la moyenne que la petite promotion qui portent sur 21.700 unités à réaliser dont 5.266
logements sociaux à faible VIT.
A ce jour, 14.600 logements sont mis en chantier et 5.930 unités sont achevées. Une commission locale de suivi de la valorisation, regroupant les acteurs concernés, assure l'assistance et l'accompagnement des promoteurs.
Quels sont les problèmes qui persistent encore et comment les résoudre ?
Comme vous le savez, la réalisation d'une ville nouvelle n'est pas chose aisée, elle est confrontée à différentes contraintes qu'il faut progressivement surmonter. Tamansourt ne déroge pas à cette règle mais nous avons essayé de les dépasser en tirant les enseignements des autres pays ayant initié cette expérience avant nous. Aussi, nous n'avons eu de cesse de contourner les obstacles qui se présentaient au fur et à mesure de sa réalisation. Aujourd'hui encore, il subsiste effectivement quelques problèmes tels que celui de la décharge publique, dont le déplacement est programmé par le conseil de la ville. De manière générale, je dirais que nous attendons plus de la part des différents départements ministériels sociaux surtout pour renforcer la réalisation d'autres équipements socio-collectifs à Tamansourt notamment des centres de santé et d'autres équipements pour répondre à une demande exprimée par la population. Par ailleurs, dans un souci d'anticipation, nous menons une réflexion pour trouver la formule la plus adéquate relative à la station d'épuration à réaliser dans le cadre d'un partenariat entre l'ONEP, la RADEEMA et éventuellement la société Al Omrane. Enfin, la commune doit se préparer à prendre la relève au niveau de la gestion de la ville qui est actuellement assurée par notre société dans le cadre d'une convention pour une durée de cinq ans et qui expirera en 2011.
Qu'en est-il du relogement des habitants du bidonville du centre de Tamansourt ?
Un programme de résorption de l'habitat insalubre dans la commune de Harbil sera lancé courant 2010 et qui bénéficiera d'une aide de l'Etat et d'Al Omrane, et ce, à travers la restructuration et le relogement. Nous sommes confiants dans la gestion de ce dossier à l'instar de ceux d'autres douars de la région que nous avons résolus dans d'excellentes conditions et nous comptons beaucoup sur la contribution des acteurs locaux et la société civile.
Comment faire de l'insertion de la ville dans son environnement un atout pour contribuer à la promotion de Tamansourt ?
Sous l'égide des Hautes orientations royales, nous avons voulu faire de Tamansourt une ville écologique qui s'intègre dans son environnement par le biais d'une offre intégrée de logements aux énergies renouvelables, tout en parrainant des actions d'éducation et de sensibilisation à la culture de la protection de l'environnement.
A ce jour, il a été procédé à la plantation de plus de 100.000 arbres et au lancement des clubs de l'Environnement des établissements scolaires de la ville de Tamansourt parrainés par la société Al Omrane Tamansourt en gage de notre volonté et de notre ambition de faire de Tamansourt une ville écologique et citoyenne. Les clubs de l'Environnement initiés par Al Omrane Tamansourt en partenariat avec les établissements scolaires visent à dispenser des cours aux élèves sur la protection de l'environnement et l'entretien des espaces verts. Ce sont autant d'actions qui témoignent de l'importance des efforts consentis en faveur de l'environnement. Par ailleurs, à l'occasion du cinquième anniversaire de Tamansourt, plusieurs chauffe-eau solaires ont été distribués aux familles de Tamansourt. De plus, le service commercial de la société Al Omrane Tamansourt se déplace désormais en voiture électrique pour donner l'exemple. Ainsi, Tamansourt apparaîtra à juste titre comme le poumon de la ville de Marrakech et pourra attirer tous les férus d'air pur, d'espaces et de verdure.
Quelles sont les perspectives de la nouvelle ville ?
L'enjeu est de réaliser à travers et grâce à Tamansourt un effet de levier, une locomotive de développement socio-économique aux portes de la ville de Marrakech pour toute la région Tensift-Al Haouz, et ce, par le biais de l'aménagement d'un parc industriel et une zone offshore qui s'étalent sur 246 hectares et qui sera génératrice d'emplois et de revenus afin de donner une vocation plus visible à Tamansourt et de positionner davantage la ville de Marrakech au niveau mondial.
Enfin, je voudrais dire qu'une ville ne peut être réalisée comme un concept « clef en main » mais qu'elle évolue de manière progressive tout en respectant sa conception d'origine en s'inscrivant dans une vision prospective et maîtrisée. Et cela, à l'instar de l'évolution de toutes les villes du monde appelant à la conjugaison de l'effort de l'ensemble des acteurs concernés, ne relève de la seule responsabilité de l'aménageur.
