La confiance renouvelée dans l'ancien bureau n'est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat des actions menées par l'un des plus anciens cinéclubs du Maroc pour promouvoir la culture cinématographique dans une ville qui assiste impuissante à la disparition des salles de cinéma. Le cinéclub de Kénitra tente de tenir le cap malgré le peu de moyens dont il dispose.
Durant l'année 2010, il a réussi l'exploit d'organiser la 3e édition du Festival de Sebou ainsi que plusieurs autres rencontres cinématographiques avec un budget total de 182.857.00 dirhams. En plus de cette manifestation-phare où les grands cinéastes et comédiens nationaux du grand écran sont conviés, le cinéclub de Kénitra organise, tout au long de l'année, des rencontres cinématographiques thématiques en collaboration avec les associations concernées. L'une de ces manifestations est «Le cinéma et la femme» organisée au mois de mars de chaque année en collaboration avec l'Union de l'action féminine.
L'année 2011 s'annonce riche en activités cinématographiques. D'autres manifestations s'ajouteront à celles déjà connues. Ainsi, le public cinéphile de la capitale du Gharb sera au rendez-vous le 1er mercredi de chaque mois avec des films nationaux ou internationaux de grande qualité. Des ateliers de scénarios ont été, par ailleurs, programmés au profit des jeunes, notamment les élèves des établissements scolaires.
L'ironie du sort a voulu qu'au moment où le cinéclub tient son assemblée générale, «Fantasio», l'une des salles mythiques de la ville, offre son dernier spectacle, différent de celui auquel étaient habitués les cinéphiles (elle est en cours de démolition). Certains passants regardent cette scène avec amertume et se rappellent de ces moments magiques qu'ils ont vécus dans cette salle obscure. Les propos de l'une des personnes ayant assisté à l'assemblée générale du cinéclub traduisent ce sentiment de mécontentement que plusieurs personnes partageaient, alors qu'une salle de cinéma s'éclipse. «La voracité de la spéculation immobilière a eu malheureusement son dernier mot. Un lieu culturel, de surcroît mémoire d'une ville et repère identitaire, devrait être préservé par-delà les considérations matérielles, surtout que les professionnels et les cinéphiles ne cessent de clamer ''péril en la demeure'' et que le parc des salles qui se rétrécit comme peau de chagrin, menace sérieusement l'existence même du cinéma et de la production cinématographique sous nos cieux.»
Le comble de l'absurde est que les cafés se sont développés pour combler le vide et connaissent actuellement un essor sans précédent. Les accros de "l'écran argenté" n'ont d'autre alternative que de se rendre à Rabat ou à Casablanca afin de jouir d'un instant de plaisir que leur offrent certaines salles dotées de sièges confortables et d'équipements de sonorisation performants. Il est bien dommage qu'une ville aussi importante que Kénitra, dont la population est estimée à un demi million d'habitants, ne dispose plus de salles de cinéma.
Durant l'année 2010, il a réussi l'exploit d'organiser la 3e édition du Festival de Sebou ainsi que plusieurs autres rencontres cinématographiques avec un budget total de 182.857.00 dirhams. En plus de cette manifestation-phare où les grands cinéastes et comédiens nationaux du grand écran sont conviés, le cinéclub de Kénitra organise, tout au long de l'année, des rencontres cinématographiques thématiques en collaboration avec les associations concernées. L'une de ces manifestations est «Le cinéma et la femme» organisée au mois de mars de chaque année en collaboration avec l'Union de l'action féminine.
L'année 2011 s'annonce riche en activités cinématographiques. D'autres manifestations s'ajouteront à celles déjà connues. Ainsi, le public cinéphile de la capitale du Gharb sera au rendez-vous le 1er mercredi de chaque mois avec des films nationaux ou internationaux de grande qualité. Des ateliers de scénarios ont été, par ailleurs, programmés au profit des jeunes, notamment les élèves des établissements scolaires.
L'ironie du sort a voulu qu'au moment où le cinéclub tient son assemblée générale, «Fantasio», l'une des salles mythiques de la ville, offre son dernier spectacle, différent de celui auquel étaient habitués les cinéphiles (elle est en cours de démolition). Certains passants regardent cette scène avec amertume et se rappellent de ces moments magiques qu'ils ont vécus dans cette salle obscure. Les propos de l'une des personnes ayant assisté à l'assemblée générale du cinéclub traduisent ce sentiment de mécontentement que plusieurs personnes partageaient, alors qu'une salle de cinéma s'éclipse. «La voracité de la spéculation immobilière a eu malheureusement son dernier mot. Un lieu culturel, de surcroît mémoire d'une ville et repère identitaire, devrait être préservé par-delà les considérations matérielles, surtout que les professionnels et les cinéphiles ne cessent de clamer ''péril en la demeure'' et que le parc des salles qui se rétrécit comme peau de chagrin, menace sérieusement l'existence même du cinéma et de la production cinématographique sous nos cieux.»
Le comble de l'absurde est que les cafés se sont développés pour combler le vide et connaissent actuellement un essor sans précédent. Les accros de "l'écran argenté" n'ont d'autre alternative que de se rendre à Rabat ou à Casablanca afin de jouir d'un instant de plaisir que leur offrent certaines salles dotées de sièges confortables et d'équipements de sonorisation performants. Il est bien dommage qu'une ville aussi importante que Kénitra, dont la population est estimée à un demi million d'habitants, ne dispose plus de salles de cinéma.
