La 6e réunion de la Commission nationale pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale s'est tenue à Rabat afin de faire le point sur l'état d'avancement du Plan d'action mené par le ministère de la Santé. Neuf mesures d'intervention, adoptées dans le service public, ont déjà «permis de réduire la mortalité maternelle et néonatale à plus de 75% et la mortalité infantile, à près des 2/3», a souligné, lors de son intervention, la ministre de la Santé, Yasmina Badou. A terme, l'objectif du Plan national est de ramener la mortalité maternelle à 50 pour 100.000 naissances vivantes et la mortalité infantile à 15 pour 1.000 naissances vivantes. Pour l'heure, l'inaccessibilité des centres hospitaliers ainsi que l'insuffisance des soins étant à l'origine d'un grand nombre de décès, il a été décidé la mise en place et la généralisation du Système de surveillance de la mortalité maternelle (SSDM) dans l'ensemble des hôpitaux publics.
Ce système qui impose dorénavant aux hôpitaux de déclarer tous les décès des femmes entre 15 et 49 ans dans le cadre de la tenue d'un registre national, a permis «d'identifier et d'auditer plus de la moitié de ces décès». Avec l'instauration de la gratuité de l'accouchement, ce suivi aura contribué entre autres à assurer « la surveillance de plus de 455.000 accouchements, soit une augmentation de 19% par rapport à 2007», a indiqué Yasmina Badou précisant que l'objectif ultime pour 2012 sera «d'assurer le suivi de 500.000 accouchements en milieu surveillé». Dans cette optique, la pratique de la césarienne, qui constitue une des principales interventions à même de sauver les femmes en couche, «a connu une augmentation significative de 7% pour l'année, en cours», nonobstant quelques provinces n'ayant pas encore atteint le seuil de 5% exigé par l'OMS.
Les difficultés d'accès aux établissements de santé représentant un facteur déterminant de mortalité de la mère et de l'enfant, le Plan national a prévu le renforcement de la prévention et du dépistage des grossesses à risque, notamment par la mise en place d'unités médicales mobiles, en milieu rural.
«Un SAMU obstétrical devra assurer le transport entre les structures hospitalières d'accueil afin de réduire les délais d'accès aux soins et couvrir toutes les zones d'accès difficile», a expliqué, à cet effet, Yasmina Badou, ajoutant que 143 unités médicales mobiles seront opérationnelles dans 24 provinces d'ici la fin de l'année.
Pour faire face à de multiples déficiences dans les structures de maternité et faciliter le dépistage des grossesses à haut risque, le ministère de la Santé a également planifié la mise à niveau de celles-ci. Cette réorganisation passera par la création d'unités de réanimation pour les nouveaux nés et les prématurés au niveau de chaque région, par l'extension de l'approche «Classe des mères» et par la mise en place de nouveaux équipements dans les services de maternité régionale. C'est dans cet esprit que dorénavant l'hospitalisation est fixée à 48 heures et que « 9 nouvelles maisons d'accouchement ont été mises en service» selon la déclaration de Yasmina Badou.
C'est ainsi que « le nombre de sages femmes a déjà triplé d'ici 2012, selon la ministre afin de répondre aux besoins de ces structures. En effet, dans le cadre du Plan d'action, des efforts particuliers ont été déployés pour mobiliser les ressources humaines nécessaires et renforcer les compétences du personnel hospitalier en charge des interventions obstétriques. Depuis le 1er bilan, des progrès ont été certes constatés, confirmés en cela par les rapports nationaux et internationaux. Reste encore à améliorer les conditions de prise en charge de la mère et du nouveau-né, c'est pourquoi un plan d'action sera lancé en 2011, sur un des problèmes cruciaux en la matière, celui de la périnatalité.
Ce système qui impose dorénavant aux hôpitaux de déclarer tous les décès des femmes entre 15 et 49 ans dans le cadre de la tenue d'un registre national, a permis «d'identifier et d'auditer plus de la moitié de ces décès». Avec l'instauration de la gratuité de l'accouchement, ce suivi aura contribué entre autres à assurer « la surveillance de plus de 455.000 accouchements, soit une augmentation de 19% par rapport à 2007», a indiqué Yasmina Badou précisant que l'objectif ultime pour 2012 sera «d'assurer le suivi de 500.000 accouchements en milieu surveillé». Dans cette optique, la pratique de la césarienne, qui constitue une des principales interventions à même de sauver les femmes en couche, «a connu une augmentation significative de 7% pour l'année, en cours», nonobstant quelques provinces n'ayant pas encore atteint le seuil de 5% exigé par l'OMS.
Les difficultés d'accès aux établissements de santé représentant un facteur déterminant de mortalité de la mère et de l'enfant, le Plan national a prévu le renforcement de la prévention et du dépistage des grossesses à risque, notamment par la mise en place d'unités médicales mobiles, en milieu rural.
«Un SAMU obstétrical devra assurer le transport entre les structures hospitalières d'accueil afin de réduire les délais d'accès aux soins et couvrir toutes les zones d'accès difficile», a expliqué, à cet effet, Yasmina Badou, ajoutant que 143 unités médicales mobiles seront opérationnelles dans 24 provinces d'ici la fin de l'année.
Pour faire face à de multiples déficiences dans les structures de maternité et faciliter le dépistage des grossesses à haut risque, le ministère de la Santé a également planifié la mise à niveau de celles-ci. Cette réorganisation passera par la création d'unités de réanimation pour les nouveaux nés et les prématurés au niveau de chaque région, par l'extension de l'approche «Classe des mères» et par la mise en place de nouveaux équipements dans les services de maternité régionale. C'est dans cet esprit que dorénavant l'hospitalisation est fixée à 48 heures et que « 9 nouvelles maisons d'accouchement ont été mises en service» selon la déclaration de Yasmina Badou.
C'est ainsi que « le nombre de sages femmes a déjà triplé d'ici 2012, selon la ministre afin de répondre aux besoins de ces structures. En effet, dans le cadre du Plan d'action, des efforts particuliers ont été déployés pour mobiliser les ressources humaines nécessaires et renforcer les compétences du personnel hospitalier en charge des interventions obstétriques. Depuis le 1er bilan, des progrès ont été certes constatés, confirmés en cela par les rapports nationaux et internationaux. Reste encore à améliorer les conditions de prise en charge de la mère et du nouveau-né, c'est pourquoi un plan d'action sera lancé en 2011, sur un des problèmes cruciaux en la matière, celui de la périnatalité.
