La formation continue est plus que jamais un facteur déterminant de la valorisation du capital humain et d'élévation du niveau de l'entreprise. Les compétences des ressources humaines et leur adhésion aux objectifs de l'entreprise deviennent une clé cruciale de la compétitivité de l'entreprise et garante de sa réussite.
Au Maroc, les petites et moyennes entreprises (PME) ont toujours des difficultés à adopter une stratégie de formation de leurs ressources humaines qui serait à même de répondre aux défis socio-économiques d'aujourd'hui et de demain. Même si les chefs d'entreprise sont en général quasi-unanimes sur l'importance de la formation, ils deviennent très récalcitrants quand il s'agit de passer à l'acte. La perception de la formation continue par les PME, selon une étude initiée par la Société financière internationale (groupe banque mondiale) et réalisée par le cabinet Focs, confirme le constat : Il y a bel et bien déphasage entre l'importance que les patrons accordent à la formation et le passage à l'acte.
La mise à niveau continue des compétences des ressources humaines constitue la meilleure protection tant pour les entreprises que pour les salariés contre les aléas économiques.
Les évolutions du marché et des technologies exigent en effet des restructurations et des adaptations continues de l'organisation et des outils de travail.
Dans ce cadre, les pouvoirs publics ont engagé depuis 1996, de concert avec les partenaires sociaux, une profonde réforme s'appuyant sur deux mécanismes complémentaires : les Groupements interprofessionnels d'aide au conseil (GIAC) et les Contrats spéciaux de formation (CSF) et visant à encourager les entreprises à intégrer la formation continue de leurs ressources humaines dans leurs plans de développement. Cependant, la formation continue dans les PME peine à se développer.
Les entreprises marocaines sont elles suffisamment conscientes de l'importance de la formation continue ? Comment réagissent-elles par rapport à cette problématique.
La formation continue en entreprise ne s'inscrit-elle pas dans un environnement général de règles, de ressources institutionnelles… qui s'organise progressivement et sur lequel il s'agit de pouvoir s'informer ?
Y a-t-il concordance ou bien dissonance entre l'offre de la formation continue et les attentes des entreprises et arrivent-elles à structurer leur demande ?
Le cadre incitatif et réglementaire est-il bien adapté aux nécessités de développement de la formation continue ?
Sur quels leviers faut-il agir pour que les entreprises puissent tirer le meilleur avantage des instruments existant et de s'approprier les mécanismes de mise à niveau ?
Telles sont les principales interrogations qui se posent avec acuité à l'entreprise aujourd'hui.
Ces problèmes résultent du fait qu'elle se trouve en situation de concurrence exacerbée face aux marchés toujours mondialisés, ce qui lui impose de gagner rapidement la bataille de la compétitivité et de la productivité exigeant de la part de celle-ci d'incessants efforts d'adaptation et d'innovation.
Posséder une réelle compétence, actualisée, c'est un facteur de réussite professionnelle ; c'est aussi la meilleure garantie contre les aléas économiques.
Au Maroc, les dix dernières années ont connu des réformes importantes et stratégiques, visant la valorisation du capital humain, la promotion de l'emploi et la modernisation de l'économie.
Ces réformes se sont concrétisées par la mise en œuvre de la Charte nationale d'éducation et de formation ainsi que le lancement de plusieurs chantiers socioéconomiques concernant, notamment, la poursuite du processus de libéralisation économique, l'amélioration de l'environnement de l'entreprise, la dynamisation du secteur financier, le renforcement des infrastructures de base et la lutte contre la pauvreté et les disparités régionales.
Or, malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics, les résultats restent en deçà des attentes, et la formation dans les entreprises marocaines continue à être sous-estimée et mal administrée.
L'étude de l'évolution de la formation continue dévoile les nombreuses difficultés rencontrées dans la recherche des solutions appropriées aux besoins spécifiques des entreprises.
Le rythme rapide des évolutions techniques exige des employés, outre l'élévation de leur qualification, une adaptation à de nouveaux métiers et un élargissement de leurs domaines de compétence.
En dépit des efforts développés par les pouvoirs publics (mécanismes GIAC et CSF visant à encourager les entreprises à intégrer la formation continue des ressources humaines dans leurs plans de développement) et bien que la formation continue constitue un vrai levier pour le développement des compétences, les PME peinent à développer une vraie politique dans ce sens.
Les PME ne recourent à la formation qu'épisodiquement et sous forme d'interventions ponctuelles et même lorsqu'elles la pratiquent, elles ne disposent pas d'une ingénierie bien établie. Ceci est d'une part sous l'effet d'une sous-estimation de l'importance de cette formation, puisqu'elles sont peu sensibles à la question de la compétence des salariés, et le développement des compétences n'est pas un enjeu pour elles, et d'autre part parce qu'elles ne voient cette composante de GRH que du côté qu'elle présente une charge pour l'entreprise qui risque de souffrir de son coût financier, malgré l'intervention de subvention publique.
Le système de formation continue accuse des déficits et des dysfonctionnements liés à :
• la pluralité des acteurs de formation.
• la mauvaise perception de l'utilité de la formation continue.
•la faiblesse des mécanismes de financement mis en place par les pouvoirs publics
• la disparité entre les ressources.
• l'offre de formation en déphasage par rapport aux besoins de l'entreprise.
• les carences au niveau des ressources humaines et formatives.
• la carence, voire la pénurie, des ressources matérielles affectées à la formation continue.
• l'inaptitude et le peu de disposition des entreprises à s'ériger en organisation formatrice.
À ces faiblesses, s'ajoutent le retard pris par rapport à l'évolution des techniques et des standards internationaux en matière de qualification et de formation des ressources humaines, le recours aux technologies de l'information et de la communication comme modalité d'apprentissage ainsi que le développement des capacités d'anticipation des systèmes de formation pour faire face à l'émergence de nouveaux métiers et professions et de nouvelles exigences.
La réussite de la formation continue réside dans sa capacité à anticiper sinon à accompagner les besoins en compétences des entreprises. Il en résulte alors sa capacité à développer des programmes de formation adaptés à la réalité de l'entreprise marocaine.
Au Maroc, les petites et moyennes entreprises (PME) ont toujours des difficultés à adopter une stratégie de formation de leurs ressources humaines qui serait à même de répondre aux défis socio-économiques d'aujourd'hui et de demain. Même si les chefs d'entreprise sont en général quasi-unanimes sur l'importance de la formation, ils deviennent très récalcitrants quand il s'agit de passer à l'acte. La perception de la formation continue par les PME, selon une étude initiée par la Société financière internationale (groupe banque mondiale) et réalisée par le cabinet Focs, confirme le constat : Il y a bel et bien déphasage entre l'importance que les patrons accordent à la formation et le passage à l'acte.
La mise à niveau continue des compétences des ressources humaines constitue la meilleure protection tant pour les entreprises que pour les salariés contre les aléas économiques.
Les évolutions du marché et des technologies exigent en effet des restructurations et des adaptations continues de l'organisation et des outils de travail.
Dans ce cadre, les pouvoirs publics ont engagé depuis 1996, de concert avec les partenaires sociaux, une profonde réforme s'appuyant sur deux mécanismes complémentaires : les Groupements interprofessionnels d'aide au conseil (GIAC) et les Contrats spéciaux de formation (CSF) et visant à encourager les entreprises à intégrer la formation continue de leurs ressources humaines dans leurs plans de développement. Cependant, la formation continue dans les PME peine à se développer.
Les entreprises marocaines sont elles suffisamment conscientes de l'importance de la formation continue ? Comment réagissent-elles par rapport à cette problématique.
La formation continue en entreprise ne s'inscrit-elle pas dans un environnement général de règles, de ressources institutionnelles… qui s'organise progressivement et sur lequel il s'agit de pouvoir s'informer ?
Y a-t-il concordance ou bien dissonance entre l'offre de la formation continue et les attentes des entreprises et arrivent-elles à structurer leur demande ?
Le cadre incitatif et réglementaire est-il bien adapté aux nécessités de développement de la formation continue ?
Sur quels leviers faut-il agir pour que les entreprises puissent tirer le meilleur avantage des instruments existant et de s'approprier les mécanismes de mise à niveau ?
Telles sont les principales interrogations qui se posent avec acuité à l'entreprise aujourd'hui.
Ces problèmes résultent du fait qu'elle se trouve en situation de concurrence exacerbée face aux marchés toujours mondialisés, ce qui lui impose de gagner rapidement la bataille de la compétitivité et de la productivité exigeant de la part de celle-ci d'incessants efforts d'adaptation et d'innovation.
Posséder une réelle compétence, actualisée, c'est un facteur de réussite professionnelle ; c'est aussi la meilleure garantie contre les aléas économiques.
Au Maroc, les dix dernières années ont connu des réformes importantes et stratégiques, visant la valorisation du capital humain, la promotion de l'emploi et la modernisation de l'économie.
Ces réformes se sont concrétisées par la mise en œuvre de la Charte nationale d'éducation et de formation ainsi que le lancement de plusieurs chantiers socioéconomiques concernant, notamment, la poursuite du processus de libéralisation économique, l'amélioration de l'environnement de l'entreprise, la dynamisation du secteur financier, le renforcement des infrastructures de base et la lutte contre la pauvreté et les disparités régionales.
Or, malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics, les résultats restent en deçà des attentes, et la formation dans les entreprises marocaines continue à être sous-estimée et mal administrée.
L'étude de l'évolution de la formation continue dévoile les nombreuses difficultés rencontrées dans la recherche des solutions appropriées aux besoins spécifiques des entreprises.
Le rythme rapide des évolutions techniques exige des employés, outre l'élévation de leur qualification, une adaptation à de nouveaux métiers et un élargissement de leurs domaines de compétence.
En dépit des efforts développés par les pouvoirs publics (mécanismes GIAC et CSF visant à encourager les entreprises à intégrer la formation continue des ressources humaines dans leurs plans de développement) et bien que la formation continue constitue un vrai levier pour le développement des compétences, les PME peinent à développer une vraie politique dans ce sens.
Les PME ne recourent à la formation qu'épisodiquement et sous forme d'interventions ponctuelles et même lorsqu'elles la pratiquent, elles ne disposent pas d'une ingénierie bien établie. Ceci est d'une part sous l'effet d'une sous-estimation de l'importance de cette formation, puisqu'elles sont peu sensibles à la question de la compétence des salariés, et le développement des compétences n'est pas un enjeu pour elles, et d'autre part parce qu'elles ne voient cette composante de GRH que du côté qu'elle présente une charge pour l'entreprise qui risque de souffrir de son coût financier, malgré l'intervention de subvention publique.
Le système de formation continue accuse des déficits et des dysfonctionnements liés à :
• la pluralité des acteurs de formation.
• la mauvaise perception de l'utilité de la formation continue.
•la faiblesse des mécanismes de financement mis en place par les pouvoirs publics
• la disparité entre les ressources.
• l'offre de formation en déphasage par rapport aux besoins de l'entreprise.
• les carences au niveau des ressources humaines et formatives.
• la carence, voire la pénurie, des ressources matérielles affectées à la formation continue.
• l'inaptitude et le peu de disposition des entreprises à s'ériger en organisation formatrice.
À ces faiblesses, s'ajoutent le retard pris par rapport à l'évolution des techniques et des standards internationaux en matière de qualification et de formation des ressources humaines, le recours aux technologies de l'information et de la communication comme modalité d'apprentissage ainsi que le développement des capacités d'anticipation des systèmes de formation pour faire face à l'émergence de nouveaux métiers et professions et de nouvelles exigences.
La réussite de la formation continue réside dans sa capacité à anticiper sinon à accompagner les besoins en compétences des entreprises. Il en résulte alors sa capacité à développer des programmes de formation adaptés à la réalité de l'entreprise marocaine.
