Le Maroc restera très vigilant en 2011 pour faire face à l'instabilité de l'économie internationale. Bon nombre de mesures seront prises dans le cadre du budget de l'an prochain qui sera élaboré dans une conjoncture internationale fragile marquée par le recul du taux de croissance chez les principaux partenaires économiques du Maroc. Ainsi, le gouvernement projette de diminuer le budget de fonctionnement des administrations et de maîtriser la masse salariale. L'argentier du Royaume Salah Eddine Mezouar a exliqué, lundi aux députés de la commission des finances, que même si l'économie nationale a tiré son épingle du jeu, il s'avère nécessaire « d'agir sur le mode de vie des administrations et des établissements publics, de maîtriser le volume des salaires et de plafonner les dépenses de la compensation à un seuil ne dépassant pas 2 % du PIB tout en élargissant le cercle des bénéficiaires. » Il s'agit de lutter contre les fragilités en adoptant une approche anticipative et mettant en place les conditions sine qua non au financement tant au niveau interne qu'externe.
«La conjoncture nécessite une gestion axée sur une approche à moyen terme. 2011 est une nouvelle année de transition au niveau international. Nous souffrons encore d'une conjoncture instable. », a tenu à souligner à plusieurs reprise le ministre de l'Economie et des Finances qui reste, malgré tout, fidèle à son optimisme.
Plusieurs priorités sont en vue notamment la nécessité de la poursuite de l'effort de l'accélération de la croissance à travers aussi bien l'investissement public que privé. Les réformes structurelles et le soutien des stratégies sectorielles seront poursuivies. On misera aussi sur la diversification des marchés en accordant un intérêt particulier à l'Afrique qui a moins souffert des aléas de la conjoncture internationale. Le souci gouvernemental est de pouvoir préserver les équilibres fondamentaux pour garantir les conditions adéquates pour le financement de l'économie nationale. Cela ne doit pas se faire aux dépens des secteurs sociaux et de l'approche de solidarité.
Les premières prévisions tablent sur un taux de croissance de 5 %, un taux d'inflation de moins de 2 %, un prix du baril de 80 dollars et un déficit budgétaire de 3,5 %. Ces prévisions seront révisées avant l'élaboration du budget 2011. Elles prennent, en effet, en compte les données du début de juillet.
Celles qui ont été établies dans l'élaboration du budget de 2010 ont connu quelques changements notamment les dépenses de la caisse de compensation qui ont enregistré une augmentation vertigineuse à cause de la volatilité de la parité euro/dollar. On enregistrera, en effet, cette année une hausse de 11 milliards de dirhams par rapport aux prévisions initiales. Excepté ce dossier épineux, la réalisation du budget 2010 répond aux attentes, selon le ministre de l'Economie et des Finances. En ce qui concerne les recettes à titre d'exemple, le taux de réalisation jusqu'en juin est de 52,5 %. Quant aux dépenses globales, elles enregistrent un taux de réalisation de 53,1 %.
Les prévisions au titre de la loi de Finances 2010 ont été actualisées. Le taux d'inflation atteindra 2 pc, la moyenne des prix du pétrole passe à 78,5 dollars contre 75 dollars le baril et celle du gaz liquide est de 670 dollars la tonne contre 580 dollars.
Le déficit du Trésor connaîtra une légère hausse en comparaison avec les prévisions. « Le gouvernement œuvre, dans le cadre du maintien du taux du déficit au niveau des prévisions de la loi de Finances, à détecter et exploiter toutes les marges disponibles notamment au niveau des dépenses liées au mode de vie de l'administration. », a souligné Salah Eddine Mezouar.
Le volume des salaires sera révisé à la hausse au cours de cette année en raison des mesures prises au profit des fonctionnaires de l'administration de la sûreté nationale et ceux qui étaient classés dans les échelles allant de 1à4. Globalement, l'argentier du Royaume continue de tenir un discours rassurant quant à la bonne résistance de l'économie nationale. Chiffres à l'appui, il a signalé que les ventes du ciment ont enregistré une hausse de 1,4 %, la consommation énergétique a augmenté de 6,3 % et les crédits destinés à l'économie ont connu une hausse de 4,5 %.
Les exportations ont enregistré une hausse de 16 % notamment le phosphate et ses dérivées qui ont augmenté de 74 %. Les importations ont également augmenté de 12,4 % soit 16 MMDh supplémentaires.
Les transferts des MRE ont enregistré une amélioration palpable de 11,1 %. Les réserves en devises couvrent 6,5 mois. Les débats au Parlement autour du projet de la loi de finances 2011 promettent d'être houleux. Les parlementaires de l'opposition aiguisent déjà leurs armes.
Les parlementaires ont appelé entre autres au maintien des grands équilibres macroéconomiques et à la poursuite du soutien de l'investissement public. Ils étaient unanimes autour de la nécessité d'accélérer la cadence pour réformer la caisse de compensation et éviter, ainsi, les dépenses inutiles qui profitent plutôt aux couches aisées.
«La conjoncture nécessite une gestion axée sur une approche à moyen terme. 2011 est une nouvelle année de transition au niveau international. Nous souffrons encore d'une conjoncture instable. », a tenu à souligner à plusieurs reprise le ministre de l'Economie et des Finances qui reste, malgré tout, fidèle à son optimisme.
Plusieurs priorités sont en vue notamment la nécessité de la poursuite de l'effort de l'accélération de la croissance à travers aussi bien l'investissement public que privé. Les réformes structurelles et le soutien des stratégies sectorielles seront poursuivies. On misera aussi sur la diversification des marchés en accordant un intérêt particulier à l'Afrique qui a moins souffert des aléas de la conjoncture internationale. Le souci gouvernemental est de pouvoir préserver les équilibres fondamentaux pour garantir les conditions adéquates pour le financement de l'économie nationale. Cela ne doit pas se faire aux dépens des secteurs sociaux et de l'approche de solidarité.
Les premières prévisions tablent sur un taux de croissance de 5 %, un taux d'inflation de moins de 2 %, un prix du baril de 80 dollars et un déficit budgétaire de 3,5 %. Ces prévisions seront révisées avant l'élaboration du budget 2011. Elles prennent, en effet, en compte les données du début de juillet.
Celles qui ont été établies dans l'élaboration du budget de 2010 ont connu quelques changements notamment les dépenses de la caisse de compensation qui ont enregistré une augmentation vertigineuse à cause de la volatilité de la parité euro/dollar. On enregistrera, en effet, cette année une hausse de 11 milliards de dirhams par rapport aux prévisions initiales. Excepté ce dossier épineux, la réalisation du budget 2010 répond aux attentes, selon le ministre de l'Economie et des Finances. En ce qui concerne les recettes à titre d'exemple, le taux de réalisation jusqu'en juin est de 52,5 %. Quant aux dépenses globales, elles enregistrent un taux de réalisation de 53,1 %.
Les prévisions au titre de la loi de Finances 2010 ont été actualisées. Le taux d'inflation atteindra 2 pc, la moyenne des prix du pétrole passe à 78,5 dollars contre 75 dollars le baril et celle du gaz liquide est de 670 dollars la tonne contre 580 dollars.
Le déficit du Trésor connaîtra une légère hausse en comparaison avec les prévisions. « Le gouvernement œuvre, dans le cadre du maintien du taux du déficit au niveau des prévisions de la loi de Finances, à détecter et exploiter toutes les marges disponibles notamment au niveau des dépenses liées au mode de vie de l'administration. », a souligné Salah Eddine Mezouar.
Le volume des salaires sera révisé à la hausse au cours de cette année en raison des mesures prises au profit des fonctionnaires de l'administration de la sûreté nationale et ceux qui étaient classés dans les échelles allant de 1à4. Globalement, l'argentier du Royaume continue de tenir un discours rassurant quant à la bonne résistance de l'économie nationale. Chiffres à l'appui, il a signalé que les ventes du ciment ont enregistré une hausse de 1,4 %, la consommation énergétique a augmenté de 6,3 % et les crédits destinés à l'économie ont connu une hausse de 4,5 %.
Les exportations ont enregistré une hausse de 16 % notamment le phosphate et ses dérivées qui ont augmenté de 74 %. Les importations ont également augmenté de 12,4 % soit 16 MMDh supplémentaires.
Les transferts des MRE ont enregistré une amélioration palpable de 11,1 %. Les réserves en devises couvrent 6,5 mois. Les débats au Parlement autour du projet de la loi de finances 2011 promettent d'être houleux. Les parlementaires de l'opposition aiguisent déjà leurs armes.
Peu d'engouement
La présentation du bilan du premier semestre du budget et les prévisions du projet de la loi de finances au Parlement est une coutume respectée depuis quelques années par l'argentier du Royaume. Le sujet s'avère en effet d'une grande importance notamment en cette conjoncture internationale instable. Pourtant, lundi dernier, les députés de la commission des finances ont été peu nombreux à marquer leur présence durant cette réunion. Ceux qui étaient présents ont affiché leur appréhension quant à l'intention du gouvernement de procéder à une politique d'austérité pour l'administration publique.Les parlementaires ont appelé entre autres au maintien des grands équilibres macroéconomiques et à la poursuite du soutien de l'investissement public. Ils étaient unanimes autour de la nécessité d'accélérer la cadence pour réformer la caisse de compensation et éviter, ainsi, les dépenses inutiles qui profitent plutôt aux couches aisées.
