L'élection du bureau et des présidents des commissions s'est faite sans remous. Les groupes parlementaires ont en effet su maîtriser en interne les esprits les plus récalcitrants. Trois groupes parlementaires ont changé leur président de groupes. Hamid Narjiss a remplacé Ahmed Touhami à la tête du groupe PAM. Celui-ci a été jugé peu combatif alors que le PAM cherche à exercer une opposition «très farouche». Du côté du PJD, El Mostafa Ramid passe la main à Lahcen Daoudi pour diriger le groupe parlementaire du parti. Mohamed El Ghazoui a été nommé à la tête du Groupe de l'Alliance des forces progressistes démocratiques en remplacement d'El Houcine Benlagto.
La Chambre des représentants est ainsi prête à démarrer la rentrée avec « un nouveau souffle », à en croire quelques parlementaires. Les prochains jours démontreront si vraiment la volonté de la réforme sera mise en œuvre à commencer par les députés eux-mêmes. Les points de force sont désormais connus. Ainsi, le groupe Rassemblement constitutionnel unifié, présidé par Rachid Talbi Alami, est la première force numérique au sein de la Chambre des représentants avec 70 députés. Il est suivi par celui du PAM qui accueille 55 représentants. L'Istiqlal, qui était arrivé premier aux législatives de 2007, se dégringole en troisième position avec 52 parlementaires.
Le groupe de l'Unité et de l'égalitarisme a perdu des sièges, mais il a pu en récupérer d'autres pour sauvegarder le même nombre des députés qu'il a obtenu en 2007. Le PJD a pu être à l'abri du nomadisme. Ses 46 représentants gardent la même étiquette. Le groupe socialiste arrive en cinquième position (40) suivi du groupe de la Mouvance qui compte 32 députés alors qu'en 2007 il avait remporté 41 sièges. Les harakis vivent un véritable malaise. Récemment, quelque 10 de ses députés avaient menacé de quitter le groupe en guise de protestation contre la gestion du parti. Une réunion mouvementée entre le secrétaire général Mohand Laenser et les parlementaires, la semaine dernière, a permis d'apaiser momentanément les esprits. Mais, les doléances restent les mêmes. En somme, les harakis espèrent retrouver leur place d'antan au sein de l'échiquier politique. S'agissant des commissions, les présidences ont entièrement changé.
Driss Sentissi, qui a été évincé du poste de caissier de son parti, se voit confier la commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des affaires islamiques. Une manière pour le chef de file du MP de calmer les voix dissonantes qui se sont prononcées contre les nouvelles dispositions internes du parti. El Mostafa Ramid prend les rênes de la commission de justice, de législation et des droits de l'Homme. Ahmed Touhami dirigera la Commission de l'intérieur, de la décentralisation et des infrastructures. Le groupe de l'Unité et de l'égalitarisme perd la direction de la prestigieuse commission des finances et du développement économique qui a été détenue depuis 2007 par l'ex-istiqlalien Cheikh Amar. La commission revient à Chaoui Belassel du groupe Rassemblement constitutionnel unifié. Le parti de la Balance s'est contenté de la commission des secteurs sociaux alors que le groupe socialiste a pris celle des secteurs productifs. Cette dernière s'avère très importante car elle se charge de textes fondamentaux.
Les députés et les conseillers sont appelés à travailler en cohésion pour réussir les objectifs du bicaméralisme.
Jusque-là, les deux chambres ont travaillé séparément.
La réforme tant attendue impose une coordination étroite entre conseillers et représentants à tous les niveaux pour que l'institution législative accomplisse ses missions de contrôle et de législation selon les objectifs escomptés.
Même sur le plan de la diplomatie parlementaire, on nourrit le vœu de conjuguer les efforts des deux chambres afin de renforcer les délégations marocaines à l'étranger. Des actions concrètes sont attendues pour bientôt.
La Chambre des représentants est ainsi prête à démarrer la rentrée avec « un nouveau souffle », à en croire quelques parlementaires. Les prochains jours démontreront si vraiment la volonté de la réforme sera mise en œuvre à commencer par les députés eux-mêmes. Les points de force sont désormais connus. Ainsi, le groupe Rassemblement constitutionnel unifié, présidé par Rachid Talbi Alami, est la première force numérique au sein de la Chambre des représentants avec 70 députés. Il est suivi par celui du PAM qui accueille 55 représentants. L'Istiqlal, qui était arrivé premier aux législatives de 2007, se dégringole en troisième position avec 52 parlementaires.
Le groupe de l'Unité et de l'égalitarisme a perdu des sièges, mais il a pu en récupérer d'autres pour sauvegarder le même nombre des députés qu'il a obtenu en 2007. Le PJD a pu être à l'abri du nomadisme. Ses 46 représentants gardent la même étiquette. Le groupe socialiste arrive en cinquième position (40) suivi du groupe de la Mouvance qui compte 32 députés alors qu'en 2007 il avait remporté 41 sièges. Les harakis vivent un véritable malaise. Récemment, quelque 10 de ses députés avaient menacé de quitter le groupe en guise de protestation contre la gestion du parti. Une réunion mouvementée entre le secrétaire général Mohand Laenser et les parlementaires, la semaine dernière, a permis d'apaiser momentanément les esprits. Mais, les doléances restent les mêmes. En somme, les harakis espèrent retrouver leur place d'antan au sein de l'échiquier politique. S'agissant des commissions, les présidences ont entièrement changé.
Driss Sentissi, qui a été évincé du poste de caissier de son parti, se voit confier la commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des affaires islamiques. Une manière pour le chef de file du MP de calmer les voix dissonantes qui se sont prononcées contre les nouvelles dispositions internes du parti. El Mostafa Ramid prend les rênes de la commission de justice, de législation et des droits de l'Homme. Ahmed Touhami dirigera la Commission de l'intérieur, de la décentralisation et des infrastructures. Le groupe de l'Unité et de l'égalitarisme perd la direction de la prestigieuse commission des finances et du développement économique qui a été détenue depuis 2007 par l'ex-istiqlalien Cheikh Amar. La commission revient à Chaoui Belassel du groupe Rassemblement constitutionnel unifié. Le parti de la Balance s'est contenté de la commission des secteurs sociaux alors que le groupe socialiste a pris celle des secteurs productifs. Cette dernière s'avère très importante car elle se charge de textes fondamentaux.
Défis
La quatrième année législative de la huitième législature s'annonce mouvementée.Les députés et les conseillers sont appelés à travailler en cohésion pour réussir les objectifs du bicaméralisme.
Jusque-là, les deux chambres ont travaillé séparément.
La réforme tant attendue impose une coordination étroite entre conseillers et représentants à tous les niveaux pour que l'institution législative accomplisse ses missions de contrôle et de législation selon les objectifs escomptés.
Même sur le plan de la diplomatie parlementaire, on nourrit le vœu de conjuguer les efforts des deux chambres afin de renforcer les délégations marocaines à l'étranger. Des actions concrètes sont attendues pour bientôt.
