Pour rappel, le projet approuvé par les conseils d'administration des deux holdings consiste à fusionner les deux entités en un holding unique non coté. Il vise principalement à dépasser la vocation de groupe multimétiers, contrôlant et gérant ses filiales, au profit de celle de holding d'investissement, participant au pilotage stratégique de ses participations à travers leurs organes de gouvernance. Cette évolution sera accompagnée d'une autonomisation des filiales ayant un stade de développement pérenne à travers la cession de leur contrôle au marché. C'est donc une nouvelle étape qui est franchie aujourd'hui dans la réorganisation d'envergure de l'ensemble SNI/ONA avec la publication par le CDVM de l'avis de recevabilité des offres publiques de retrait. L'examen de cet avis est riche d'enseignements.
D'autant plus qu'il s'agit des deux plus grandes offres publiques de l'histoire de la bourse marocaine Tout d'abord, il apparaît que les offres publiques de retrait portent sur environ 4,1 millions d'actions SNI et 8,7 millions d'actions ONA, ce qui porte la taille globale des opérations à 7,7 milliards de dirhams pour l'offre SNI et 14,3 milliards de dirhams pour l'offre ONA, soit pas moins de 22 milliards de dirhams au total, faisant de ces deux opérations les plus grandes offres publiques dans l'histoire de la bourse marocaine. Ces montants constituent bien entendu les montants théoriques maxima des opérations dans le cas où l'intégralité des actionnaires, autres que les initiateurs, apporteraient leurs actions aux offres. On peut cependant s'attendre raisonnablement à des montants bien inférieurs car certains actionnaires devraient choisir de rester dans le tour de table de la nouvelle entité malgré sa radiation de la bourse.
L'avis de recevabilité publié par le CDVM détaille également les éléments d'évaluation ayant permis d'aboutir aux prix d'offres de 1900 Dh pour le titre SNI et 1650 Dh pour le titre ONA. Il apparaît que le processus d'évaluation a fait intervenir un expert international de renom qui n'est autre que la Banque Lazard, conseiller et coordinateur global de l'opération. L'évaluation faite par la Lazard a été confrontée à l'évaluation d'une autre banque d'affaires, intervenant en tant qu'expert indépendant chargé de statuer sur l'équité des offres vis-à-vis des actionnaires minoritaires: Banca Leonardo représentée par son président Jean Peyrelevade (ancien PDG du Groupe Suez, de l'UAP et du Crédit Lyonnais).
Les méthodes d'évaluation sont également détaillées dans l'avis de recevabilité. Elles se basent sur l'approche classique admise internationalement pour l'évaluation des holdings cotés et faisant intervenir deux méthodes, celle du cours de bourse et celle de l'actif net réévalué, qui consiste à prendre en compte la valeur de marché du portefeuille. S'il n'y a pas véritablement de surprise en ce qui concerne les caractéristiques de l'opération, en revanche l'identité des initiateurs est parfaitement inattendue.
En effet, l'offre portant sur les titres SNI a été déposée par son actionnaire majoritaire Copropar, le véhicule d'investissement Group Invest et le groupe Lafarge n°1 mondial du ciment et actionnaire du holding. L'offre portant sur les titres ONA a été déposée par ses deux principaux actionnaires SNI et Siger, auxquels se sont joints tous les acteurs internationaux présents dans le tour de table du holding, à savoir le groupe Danone, Grupo Santander, Société Générale, Axa Assurances Maroc ainsi que les véhicules d'investissement Investima (groupe Société Générale) et le véhicule FIII.
Cette configuration des consortia d'initiateurs constitue effectivement une véritable surprise. Si les initiateurs principaux (Corporar pour l'offre SNI et SNI pour l'offre ONA) étaient attendus, en revanche personne n'escomptait la participation des actionnaires internationaux des holdings à la réorganisation d'envergure lancée le 25 mars dernier.
Cette participation constitue un atout de plus à rajouter au crédit de l'opération. Elle consacre tout d'abord le soutien inconditionnel des investisseurs étrangers à cette évolution majeure du capital marocain. Les actionnaires internationaux des holdings marquent en effet, à travers leur participation, leur adhésion à la nouvelle gouvernance économique prônée par le projet de réorganisation basée sur une décentralisation du processus décision du holding vers les entités opérationnelles et sur un rôle accru de l'influence du marché et de la communauté des investisseurs institutionnels dans la vie des entreprises. Cette adhésion, en plus de l'accueil unanime de la communauté économique et financière marocaine, constitue une preuve supplémentaire de la pertinence de ce nouveau modèle d'intervention.
La participation à cette reconfiguration de leaders mondiaux actifs dans des secteurs aussi variés que les matériaux de construction, l'industrie agro-alimentaire, la banque ou l'assurance, constitue également un nouveau gage de confiance de la part des investisseurs internationaux dans l'économie marocaine, qui vient conforter d'autres évolutions récentes à l'image de l'amélioration de la notation du Maroc passée pour la première fois à la catégorie Investment Grade.
Le soutien des actionnaires internationaux des deux holdings traduit par ailleurs la confiance de ces actionnaires dans leur partenaire marocain. Pour rappel, les actionnaires internationaux des holdings sont également, pour la plupart, partenaires des holdings dans des entités opérationnelles : le groupe Lafarge est partenaire de SNI dans Lafarge Maroc ; le groupe Danone est partenaire de ONA dans Centrale Laitière et Sotherma (Aïn Saïss); Grupo Santander est partenaire de ONA dans AttijariWafabank. Leur soutien aux holdings, dans le cadre du projet de réorganisation et de repositionnement, ne peut être interprété que comme le reflet de leur satisfaction quant à la qualité de leurs partenariats sur le terrain et le renforcement de ceux-ci dans le futur.
D'autant plus qu'il s'agit des deux plus grandes offres publiques de l'histoire de la bourse marocaine Tout d'abord, il apparaît que les offres publiques de retrait portent sur environ 4,1 millions d'actions SNI et 8,7 millions d'actions ONA, ce qui porte la taille globale des opérations à 7,7 milliards de dirhams pour l'offre SNI et 14,3 milliards de dirhams pour l'offre ONA, soit pas moins de 22 milliards de dirhams au total, faisant de ces deux opérations les plus grandes offres publiques dans l'histoire de la bourse marocaine. Ces montants constituent bien entendu les montants théoriques maxima des opérations dans le cas où l'intégralité des actionnaires, autres que les initiateurs, apporteraient leurs actions aux offres. On peut cependant s'attendre raisonnablement à des montants bien inférieurs car certains actionnaires devraient choisir de rester dans le tour de table de la nouvelle entité malgré sa radiation de la bourse.
L'avis de recevabilité publié par le CDVM détaille également les éléments d'évaluation ayant permis d'aboutir aux prix d'offres de 1900 Dh pour le titre SNI et 1650 Dh pour le titre ONA. Il apparaît que le processus d'évaluation a fait intervenir un expert international de renom qui n'est autre que la Banque Lazard, conseiller et coordinateur global de l'opération. L'évaluation faite par la Lazard a été confrontée à l'évaluation d'une autre banque d'affaires, intervenant en tant qu'expert indépendant chargé de statuer sur l'équité des offres vis-à-vis des actionnaires minoritaires: Banca Leonardo représentée par son président Jean Peyrelevade (ancien PDG du Groupe Suez, de l'UAP et du Crédit Lyonnais).
Les méthodes d'évaluation sont également détaillées dans l'avis de recevabilité. Elles se basent sur l'approche classique admise internationalement pour l'évaluation des holdings cotés et faisant intervenir deux méthodes, celle du cours de bourse et celle de l'actif net réévalué, qui consiste à prendre en compte la valeur de marché du portefeuille. S'il n'y a pas véritablement de surprise en ce qui concerne les caractéristiques de l'opération, en revanche l'identité des initiateurs est parfaitement inattendue.
En effet, l'offre portant sur les titres SNI a été déposée par son actionnaire majoritaire Copropar, le véhicule d'investissement Group Invest et le groupe Lafarge n°1 mondial du ciment et actionnaire du holding. L'offre portant sur les titres ONA a été déposée par ses deux principaux actionnaires SNI et Siger, auxquels se sont joints tous les acteurs internationaux présents dans le tour de table du holding, à savoir le groupe Danone, Grupo Santander, Société Générale, Axa Assurances Maroc ainsi que les véhicules d'investissement Investima (groupe Société Générale) et le véhicule FIII.
Cette configuration des consortia d'initiateurs constitue effectivement une véritable surprise. Si les initiateurs principaux (Corporar pour l'offre SNI et SNI pour l'offre ONA) étaient attendus, en revanche personne n'escomptait la participation des actionnaires internationaux des holdings à la réorganisation d'envergure lancée le 25 mars dernier.
Cette participation constitue un atout de plus à rajouter au crédit de l'opération. Elle consacre tout d'abord le soutien inconditionnel des investisseurs étrangers à cette évolution majeure du capital marocain. Les actionnaires internationaux des holdings marquent en effet, à travers leur participation, leur adhésion à la nouvelle gouvernance économique prônée par le projet de réorganisation basée sur une décentralisation du processus décision du holding vers les entités opérationnelles et sur un rôle accru de l'influence du marché et de la communauté des investisseurs institutionnels dans la vie des entreprises. Cette adhésion, en plus de l'accueil unanime de la communauté économique et financière marocaine, constitue une preuve supplémentaire de la pertinence de ce nouveau modèle d'intervention.
La participation à cette reconfiguration de leaders mondiaux actifs dans des secteurs aussi variés que les matériaux de construction, l'industrie agro-alimentaire, la banque ou l'assurance, constitue également un nouveau gage de confiance de la part des investisseurs internationaux dans l'économie marocaine, qui vient conforter d'autres évolutions récentes à l'image de l'amélioration de la notation du Maroc passée pour la première fois à la catégorie Investment Grade.
Le soutien des actionnaires internationaux des deux holdings traduit par ailleurs la confiance de ces actionnaires dans leur partenaire marocain. Pour rappel, les actionnaires internationaux des holdings sont également, pour la plupart, partenaires des holdings dans des entités opérationnelles : le groupe Lafarge est partenaire de SNI dans Lafarge Maroc ; le groupe Danone est partenaire de ONA dans Centrale Laitière et Sotherma (Aïn Saïss); Grupo Santander est partenaire de ONA dans AttijariWafabank. Leur soutien aux holdings, dans le cadre du projet de réorganisation et de repositionnement, ne peut être interprété que comme le reflet de leur satisfaction quant à la qualité de leurs partenariats sur le terrain et le renforcement de ceux-ci dans le futur.
