Le groupe BMCE Bank présente de bons résultats semestriels. Ses indicateurs commerciaux et financiers sont au vert malgré la persistance de fragilités conjoncturelles caractérisant certaines filiales, particulièrement celle basée à Londres. A fin juin 2011, le groupe présidé par Othman Benjelloun affiche un Résultat net part du groupe (RNPG) de 517 millions de DH, soit le même niveau réalisé au terme du premier semestre 2010.
«L'évolution du RNPG a été bridée par un effort significatif de provisionnement de plus de 500 millions de DH », a expliqué Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général délégué du groupe, qui s'exprimait lors d'une rencontre avec les médias et les analystes, mardi dernier à Casablanca. Plus de la moitié de ce coût de risque additionnel est dû au provisionnement effectué au Maroc, le reste concerne essentiellement les filiales de Bank Of Africa (BOA). « Plus de 85% de la dotation aux provisions de BOA sont dus aux efforts d'assainissement menés au sein de deux filiales nouvellement acquises, l'une au Ghana (Amalgamated Bank) et l'autre à Djibouti (la Banque Indosuez de la Mer Rouge)», ajoute B. Benjelloun-Touimi. La filiale ivoirienne, elle, semble avoir atteint sa maturité en matière de provisionnement.
Les craintes exprimées il y a six mois en marge de la crise politique Ouattara-Gbagbo se sont dissipées. «L'avenir de cette filiale est très prometteur. Elle vient d'ailleurs de s'introduire avec succès en Bourse», rassure Mamoun Belghiti, directeur général de BMCE Bank. Sous l'effet des dotations aux provisions, la contribution des filiales africaines au RNPG, soit 70 millions de DH, a reculé de 21 à 14% entre juin 2010 et 2011. Comme à l'accoutumée, le plus gros bénéfice émane de l'activité bancaire au Maroc. En drainant à elle seule 443 millions de DH, celle-ci contribue à hauteur de 86% au RNPG consolidé. En revanche, les filiales d'Europe, après une perte globale de 31 millions de DH en juin 2010, signent une contribution positive au RNPG (3 millions de DH) pour la première fois depuis quatre ans. Grâce surtout aux performances de BMCE Bank International (BBI) Madrid et aux premiers fruits du Plan de restructuration des antennes bancaires basées à Paris et à Londres. Le portefeuille d'investissement à Londres a été optimisé pour dégager des plus-values, libérer des fonds propres et de la trésorerie. Suite à une mutualisation de moyens avec l'activité des Marocains résidant à l'étranger, les effectifs de BBI Londres et Paris ont été redéployés de plus d'un tiers, précise B. Benjelloune-Touimi.
Ce dernier annonce l'ouverture, depuis mars dernier, d'un vaste programme de déploiement de la filiale londonienne qui consiste, entre autres, à réviser sa forme juridique de sorte à ce qu'elle puisse exploiter le passeport européen dont bénéficie sa consœur madrilène.
Par ailleurs, le Senior management du groupe BMCE accorde un intérêt tout particulier au Plan de transformation de la banque. Il tient absolument à marquer une pause dans la croissance des effectifs (4 989 collaborateurs à fin juin 2011) et du nombre de nouvelles ouvertures d'agences (le groupe compte 618 agences). Tous les moyens sont permis pour améliorer l'efficacité commerciale et opérationnelle, traduisant de ce fait la volonté de réduire le fameux coefficient d'exploitation (ce dernier correspond au rapport des charges d'exploitation divisé par le produit net bancaire). Ce grand chantier commence déjà à donner ses fruits. Les dépenses de fonctionnement de la banque ont baissé pour la première fois. Rien qu'au titre du sous-programme consacré à l'industrialisation du Back office (introduction de solutions de convergence téléphonie-informatique, des liaisons spécialisées, etc.), le groupe BMCE ambitionne de réorienter 500 personnes vers le service commercial. Depuis août dernier, 40 collaborateurs sont déjà passés à l'acte, ce n'est donc qu'un début.
«L'évolution du RNPG a été bridée par un effort significatif de provisionnement de plus de 500 millions de DH », a expliqué Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général délégué du groupe, qui s'exprimait lors d'une rencontre avec les médias et les analystes, mardi dernier à Casablanca. Plus de la moitié de ce coût de risque additionnel est dû au provisionnement effectué au Maroc, le reste concerne essentiellement les filiales de Bank Of Africa (BOA). « Plus de 85% de la dotation aux provisions de BOA sont dus aux efforts d'assainissement menés au sein de deux filiales nouvellement acquises, l'une au Ghana (Amalgamated Bank) et l'autre à Djibouti (la Banque Indosuez de la Mer Rouge)», ajoute B. Benjelloun-Touimi. La filiale ivoirienne, elle, semble avoir atteint sa maturité en matière de provisionnement.
Les craintes exprimées il y a six mois en marge de la crise politique Ouattara-Gbagbo se sont dissipées. «L'avenir de cette filiale est très prometteur. Elle vient d'ailleurs de s'introduire avec succès en Bourse», rassure Mamoun Belghiti, directeur général de BMCE Bank. Sous l'effet des dotations aux provisions, la contribution des filiales africaines au RNPG, soit 70 millions de DH, a reculé de 21 à 14% entre juin 2010 et 2011. Comme à l'accoutumée, le plus gros bénéfice émane de l'activité bancaire au Maroc. En drainant à elle seule 443 millions de DH, celle-ci contribue à hauteur de 86% au RNPG consolidé. En revanche, les filiales d'Europe, après une perte globale de 31 millions de DH en juin 2010, signent une contribution positive au RNPG (3 millions de DH) pour la première fois depuis quatre ans. Grâce surtout aux performances de BMCE Bank International (BBI) Madrid et aux premiers fruits du Plan de restructuration des antennes bancaires basées à Paris et à Londres. Le portefeuille d'investissement à Londres a été optimisé pour dégager des plus-values, libérer des fonds propres et de la trésorerie. Suite à une mutualisation de moyens avec l'activité des Marocains résidant à l'étranger, les effectifs de BBI Londres et Paris ont été redéployés de plus d'un tiers, précise B. Benjelloune-Touimi.
Ce dernier annonce l'ouverture, depuis mars dernier, d'un vaste programme de déploiement de la filiale londonienne qui consiste, entre autres, à réviser sa forme juridique de sorte à ce qu'elle puisse exploiter le passeport européen dont bénéficie sa consœur madrilène.
Par ailleurs, le Senior management du groupe BMCE accorde un intérêt tout particulier au Plan de transformation de la banque. Il tient absolument à marquer une pause dans la croissance des effectifs (4 989 collaborateurs à fin juin 2011) et du nombre de nouvelles ouvertures d'agences (le groupe compte 618 agences). Tous les moyens sont permis pour améliorer l'efficacité commerciale et opérationnelle, traduisant de ce fait la volonté de réduire le fameux coefficient d'exploitation (ce dernier correspond au rapport des charges d'exploitation divisé par le produit net bancaire). Ce grand chantier commence déjà à donner ses fruits. Les dépenses de fonctionnement de la banque ont baissé pour la première fois. Rien qu'au titre du sous-programme consacré à l'industrialisation du Back office (introduction de solutions de convergence téléphonie-informatique, des liaisons spécialisées, etc.), le groupe BMCE ambitionne de réorienter 500 personnes vers le service commercial. Depuis août dernier, 40 collaborateurs sont déjà passés à l'acte, ce n'est donc qu'un début.
