Les perspectives budgétaires pour l'année 2012 ne semblent pas offrir des marges de manœuvre suffisantes pour faire jouer à la dépense publique un rôle de premier plan de soutien à l'activité et à la croissance. «Le bouclage difficile du budget de l'année 2011 avec les charges supplémentaires induites, entre autres, par les revalorisations salariales et les dépenses de compensation est à ce titre assez révélateur ». De fait, le Haut commissariat au Plan (HCP) s'attend à ce que la pression sur les dépenses publiques se maintienne tout au long de l'année. En plus de l'envolée des cours des matières premières à des niveaux élevés, le budget devrait faire face aux charges relatives aux accords sociaux et au recrutement des diplômés chômeurs. Dans ce sillage, les dépenses additionnelles seraient de nature à creuser davantage le déficit budgétaire. La situation des finances publiques reste tendue, notamment du point de vue solde budgétaire et niveau d'endettement. Tout cela pour dire en définitive que le budget 2011 fait face à de fortes tensions. Malgré une amélioration des recettes enregistrée au cours des premiers mois de l‘année, la pression sur les dépenses s'est accentuée.
Les charges de compensation se sont envolées sous l'effet de la poursuite de la hausse des cours des matières premières, notamment le pétrole, sur le marché international. Les dépenses budgétaires ont marqué une envolée de 5,4%, à la suite d'une élévation plus importante des dépenses de compensation. Ces types de dépenses se sont accrus de 82,6%, en raison du renchérissement des prix des matières premières sur le marché international et de la décision de l'Etat à préserver le pouvoir d'achat de la population en limitant la répercussion de ce renchérissement sur les prix locaux de certains produits. La contribution de la compensation s'est élevée à 8,6 points à la croissance des dépenses budgétaires. Il faut dire que «le gouvernement n'a de cesse de mettre à profit toutes les occasions qui se présentent pour confirmer son inébranlable option de soutenir le pouvoir d'achat des citoyens, pour empêcher qu'ils soient malmenés par la hausse des prix sous les coups de boutoir des prix à l'échelon international essentiellement et de l'insuffisance de l'offre locale subsidiairement ».
Selon le Centre marocain de conjoncture (CMC), le Maroc se fait « un honneur de maintenir les prix du carburant, du gaz butane et des produits alimentaires à des niveaux abordables, alors qu'il est fortement tributaire de ses importations en pétrole, en gaz naturel et en blé». Rien n'ébranle cette volonté de préserver le niveau de vie des populations. Pour l'Observatoire privé de l'économie marocaine, le prix à payer n'est jamais trop élevé, qu'il s'agisse de renflouer la caisse de compensation au prix d'une entorse à la Loi de Finances, d'impulser une translation à l'ensemble des salaires des fonctionnaires de l'État tout en promettant à ces derniers des promotions plus rapides et plus élargies.
L'invite est également adressée au secteur privé pour qu'il soit prompt à prendre en charge une augmentation du SMIG tout en signifiant au secteur agricole de se préparer à un alignement du SMAG, sans oublier la promesse de prendre des mesures nécessaires à un meilleur contrôle des prix tout en appelant les associations de protection des consommateurs à une meilleure collaboration… D'autres mesures, à caractère social, précèdent ou emboîtent le pas à cet arsenal d'apports, il s'agit, en particulier, de la mise en place du programme Tayssir pour limiter les déperditions scolaires ou des programmes d'élargissement de la couverture en soins de santé par une généralisation du régime Ramed notamment. En parallèle, les dépenses de personnel se sont accrues de 10,9% et leur contribution s'est élevée à 3,5 points. Selon le HCP, l'effort de l'investissement budgétaire s'est infléchi et les dépenses y afférentes ont enregistré une régression de 16,9%. Affectée par une augmentation plus importante des dépenses par rapport aux recettes, l'épargne budgétaire a baissé de 36,9%. Elle n'a pu couvrir que 29,7% des investissements engagés au cours des trois premiers mois de l'année 2011. Le solde budgétaire s'est détérioré de 20,9%, enregistrant un déficit de 6,3 MMDH.
Récemment, le FMI a indiqué qu'il existe peu de marges pour de nouvelles mesures d'augmentation des dépenses publiques. Les efforts pour augmenter les recettes se sont intensifiés et le recouvrement des recettes à fin juin 2011 a dépassé, grâce aux impôts indirects les montants initialement budgétisés dans la Loi de finances 2011. Ces efforts devraient se poursuivre pendant la deuxième partie de l'année et devraient permettre une augmentation du recouvrement des recettes de 1% du PIB par rapport au budget 2011. Par conséquent, les recettes totales devraient se maintenir au même niveau qu'en 2010, à environ 25% du PIB. Du côté des dépenses, l'ensemble des services ont été sollicités pour économiser 10% de leurs allocations budgétaires pour certaines dépenses de fonctionnement non essentielles. Par ailleurs, les transferts budgétisés à certaines entités publiques avec des excédents importants de trésorerie seront réduits tout en maintenant la capacité de dépense de ces entités. Ces deux dernières mesures devraient générer une épargne de plus de 1% du PIB par rapport au budget 2011. En outre, le coût des élections prévues cette année sera absorbé dans le cadre de l'enveloppe budgétaire existante.
Les charges de compensation se sont envolées sous l'effet de la poursuite de la hausse des cours des matières premières, notamment le pétrole, sur le marché international. Les dépenses budgétaires ont marqué une envolée de 5,4%, à la suite d'une élévation plus importante des dépenses de compensation. Ces types de dépenses se sont accrus de 82,6%, en raison du renchérissement des prix des matières premières sur le marché international et de la décision de l'Etat à préserver le pouvoir d'achat de la population en limitant la répercussion de ce renchérissement sur les prix locaux de certains produits. La contribution de la compensation s'est élevée à 8,6 points à la croissance des dépenses budgétaires. Il faut dire que «le gouvernement n'a de cesse de mettre à profit toutes les occasions qui se présentent pour confirmer son inébranlable option de soutenir le pouvoir d'achat des citoyens, pour empêcher qu'ils soient malmenés par la hausse des prix sous les coups de boutoir des prix à l'échelon international essentiellement et de l'insuffisance de l'offre locale subsidiairement ».
Selon le Centre marocain de conjoncture (CMC), le Maroc se fait « un honneur de maintenir les prix du carburant, du gaz butane et des produits alimentaires à des niveaux abordables, alors qu'il est fortement tributaire de ses importations en pétrole, en gaz naturel et en blé». Rien n'ébranle cette volonté de préserver le niveau de vie des populations. Pour l'Observatoire privé de l'économie marocaine, le prix à payer n'est jamais trop élevé, qu'il s'agisse de renflouer la caisse de compensation au prix d'une entorse à la Loi de Finances, d'impulser une translation à l'ensemble des salaires des fonctionnaires de l'État tout en promettant à ces derniers des promotions plus rapides et plus élargies.
L'invite est également adressée au secteur privé pour qu'il soit prompt à prendre en charge une augmentation du SMIG tout en signifiant au secteur agricole de se préparer à un alignement du SMAG, sans oublier la promesse de prendre des mesures nécessaires à un meilleur contrôle des prix tout en appelant les associations de protection des consommateurs à une meilleure collaboration… D'autres mesures, à caractère social, précèdent ou emboîtent le pas à cet arsenal d'apports, il s'agit, en particulier, de la mise en place du programme Tayssir pour limiter les déperditions scolaires ou des programmes d'élargissement de la couverture en soins de santé par une généralisation du régime Ramed notamment. En parallèle, les dépenses de personnel se sont accrues de 10,9% et leur contribution s'est élevée à 3,5 points. Selon le HCP, l'effort de l'investissement budgétaire s'est infléchi et les dépenses y afférentes ont enregistré une régression de 16,9%. Affectée par une augmentation plus importante des dépenses par rapport aux recettes, l'épargne budgétaire a baissé de 36,9%. Elle n'a pu couvrir que 29,7% des investissements engagés au cours des trois premiers mois de l'année 2011. Le solde budgétaire s'est détérioré de 20,9%, enregistrant un déficit de 6,3 MMDH.
Récemment, le FMI a indiqué qu'il existe peu de marges pour de nouvelles mesures d'augmentation des dépenses publiques. Les efforts pour augmenter les recettes se sont intensifiés et le recouvrement des recettes à fin juin 2011 a dépassé, grâce aux impôts indirects les montants initialement budgétisés dans la Loi de finances 2011. Ces efforts devraient se poursuivre pendant la deuxième partie de l'année et devraient permettre une augmentation du recouvrement des recettes de 1% du PIB par rapport au budget 2011. Par conséquent, les recettes totales devraient se maintenir au même niveau qu'en 2010, à environ 25% du PIB. Du côté des dépenses, l'ensemble des services ont été sollicités pour économiser 10% de leurs allocations budgétaires pour certaines dépenses de fonctionnement non essentielles. Par ailleurs, les transferts budgétisés à certaines entités publiques avec des excédents importants de trésorerie seront réduits tout en maintenant la capacité de dépense de ces entités. Ces deux dernières mesures devraient générer une épargne de plus de 1% du PIB par rapport au budget 2011. En outre, le coût des élections prévues cette année sera absorbé dans le cadre de l'enveloppe budgétaire existante.
