«… il est aussi indéniable que le peuple palestinien - musulmans et chrétiens - a souffert dans sa quête d'une patrie. Pendant plus de 60 ans, il a enduré les douleurs du déracinement. Beaucoup attendent, dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et aux alentours, une vie de paix et de sécurité qu'ils n'ont jamais pu mener. Ils subissent les humiliations quotidiennes - grandes et petites - qui accompagnent l'occupation. Alors, qu'il n'y ait aucun doute : la situation du peuple palestinien est intolérable. L'Amérique ne tournera pas le dos aux aspirations légitimes des Palestiniens à la dignité et à un Etat à eux». !
Celui qui parle ainsi, dans un élan de fervent justicier, n'est autre que Hussein Barak Obama, président des Etats-Unis, le 5 juin 2009 à l'Université Al-Azhar du Caire. On a qualifié ce discours de «profession de foi», une sorte de bréviaire de la politique arabe du nouveau président, plus qu'un appel du pied, un espoir enfin , appelé à rendre justice aux Palestiniens… Or, moins de deux ans plus, tard, depuis deux semaines même, le gouvernement américain a décidé de bloquer la candidature palestinienne que Mahmoud Abbas s'apprête à déposer dans quelques jours sur le bureau de M. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies. Il met tout en œuvre pour empêcher la délégation de Palestine de déposer à l'ONU sa demande légitime d'intégrer l'organisation mondiale !...On ne peut s'empêcher de souligner ainsi le beau paradoxe entre le discours fiévreux du Caire et la nouvelle et incompréhensible attitude !
Washington prévient même qu'elle opposera son véto au Conseil de sécurité à toute demande palestinienne dans ce sens, reniant ses engagements, se pliant surtout aux caprices et aux exigences d'un Benjamin Netanyahu…et de l'extrême droite la plus radicale qui gouverne en Israël et qui souffle le chaud et le froid sur le processus de paix, constamment mis à mal. Les Etats-Unis possèdent l'arme absolue du véto au Conseil de sécurité, de la même manière que les autres quatre membres permanents que sont la Russie, l'Angleterre, la France et la Chine. Cependant, leur poids traditionnel semble, comme les événements de ces dernières décennies le prouvent, peser plus lourdement que celui des autres. La création en 1948 de l'Etat d'Israël, soutenue d'ailleurs par la Russie soviétique, témoigne toujours de cette dimension particulière. Israël a dépossédé dans les années trente et quarante des familles palestiniennes entières de leurs terres, spolié leurs bien et, à travers l'organisation terroriste Irgoun, mené la vie très dure au peuple palestinien. Il a lancé trois guerres meurtrières, la première en 1948, la seconde en juin 1967 au cours de laquelle il a « conquis » plusieurs territoires, en Egypte, en Syrie et occupé ainsi la Cisjordanie et Jérusalem qu'il ne veut plus restituer. Et pour cause ! Le gouvernement des Etats-Unis, fût-il républicain ou démocrate, lui a constamment apporté le soutien précieux, stratégique pour ainsi dire, politique, économique et financier, et surtout militaire…
Le général de Gaulle, dont la perspicacité politique était vivace, n'hésitait pas à se désolidariser de l'attitude américaine pour dénoncer les outrages israéliens. Au lendemain de la « Guerre des six jours », en juin 1967, il parlé du « peuple juif sûr de lui et dominateur » ! Ce qui lui a valu, des années durant, l'hostilité affichée des Juifs et les sarcasmes des commentateurs affidés. Quarante-cinq ans plus tard, on en est encore là. Le peuple palestinien, déchiré entre factions, divisé et livré aux jeux d'influences contradictoires et criminels, demeure l'objet d'un mépris international. Aucun homme raisonnable, un tant soit peu animé d'équité, ne saurait admettre l'injustice ainsi faite au peuple palestinien et, encore moins, comprendre l'attitude perverse des Etats-Unis à son égard. A coup sûr, et cela saute aux yeux, Barak Obama, n'est pas pressé pour si peu. Les voix de la communauté juive, l'influence du lobby juif américain comptent davantage à ses yeux, à quelques mois des élections présidentielles…On ne refait pas le monde de si tôt, on ne se refait pas , non plus.
Sauf à vouloir rester aveuglés par le prisme manichéen, les Etats-Unis ont tort de s'opposer à l'adhésion de la Palestine aux Nations unies. Celle-ci relève à la limite d'une «formalité administrative», d'autant plus qu'elle s'appuie sur l'existence et le poids d'un quorum significatif à l'Assemblée générale, témoignage s'il en est que la majorité des membres de l'ONU soutient l'entrée de ce petit pays et de son peuple dans le giron et au sein de la famille mondiale…
Celui qui parle ainsi, dans un élan de fervent justicier, n'est autre que Hussein Barak Obama, président des Etats-Unis, le 5 juin 2009 à l'Université Al-Azhar du Caire. On a qualifié ce discours de «profession de foi», une sorte de bréviaire de la politique arabe du nouveau président, plus qu'un appel du pied, un espoir enfin , appelé à rendre justice aux Palestiniens… Or, moins de deux ans plus, tard, depuis deux semaines même, le gouvernement américain a décidé de bloquer la candidature palestinienne que Mahmoud Abbas s'apprête à déposer dans quelques jours sur le bureau de M. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies. Il met tout en œuvre pour empêcher la délégation de Palestine de déposer à l'ONU sa demande légitime d'intégrer l'organisation mondiale !...On ne peut s'empêcher de souligner ainsi le beau paradoxe entre le discours fiévreux du Caire et la nouvelle et incompréhensible attitude !
Washington prévient même qu'elle opposera son véto au Conseil de sécurité à toute demande palestinienne dans ce sens, reniant ses engagements, se pliant surtout aux caprices et aux exigences d'un Benjamin Netanyahu…et de l'extrême droite la plus radicale qui gouverne en Israël et qui souffle le chaud et le froid sur le processus de paix, constamment mis à mal. Les Etats-Unis possèdent l'arme absolue du véto au Conseil de sécurité, de la même manière que les autres quatre membres permanents que sont la Russie, l'Angleterre, la France et la Chine. Cependant, leur poids traditionnel semble, comme les événements de ces dernières décennies le prouvent, peser plus lourdement que celui des autres. La création en 1948 de l'Etat d'Israël, soutenue d'ailleurs par la Russie soviétique, témoigne toujours de cette dimension particulière. Israël a dépossédé dans les années trente et quarante des familles palestiniennes entières de leurs terres, spolié leurs bien et, à travers l'organisation terroriste Irgoun, mené la vie très dure au peuple palestinien. Il a lancé trois guerres meurtrières, la première en 1948, la seconde en juin 1967 au cours de laquelle il a « conquis » plusieurs territoires, en Egypte, en Syrie et occupé ainsi la Cisjordanie et Jérusalem qu'il ne veut plus restituer. Et pour cause ! Le gouvernement des Etats-Unis, fût-il républicain ou démocrate, lui a constamment apporté le soutien précieux, stratégique pour ainsi dire, politique, économique et financier, et surtout militaire…
Le général de Gaulle, dont la perspicacité politique était vivace, n'hésitait pas à se désolidariser de l'attitude américaine pour dénoncer les outrages israéliens. Au lendemain de la « Guerre des six jours », en juin 1967, il parlé du « peuple juif sûr de lui et dominateur » ! Ce qui lui a valu, des années durant, l'hostilité affichée des Juifs et les sarcasmes des commentateurs affidés. Quarante-cinq ans plus tard, on en est encore là. Le peuple palestinien, déchiré entre factions, divisé et livré aux jeux d'influences contradictoires et criminels, demeure l'objet d'un mépris international. Aucun homme raisonnable, un tant soit peu animé d'équité, ne saurait admettre l'injustice ainsi faite au peuple palestinien et, encore moins, comprendre l'attitude perverse des Etats-Unis à son égard. A coup sûr, et cela saute aux yeux, Barak Obama, n'est pas pressé pour si peu. Les voix de la communauté juive, l'influence du lobby juif américain comptent davantage à ses yeux, à quelques mois des élections présidentielles…On ne refait pas le monde de si tôt, on ne se refait pas , non plus.
Sauf à vouloir rester aveuglés par le prisme manichéen, les Etats-Unis ont tort de s'opposer à l'adhésion de la Palestine aux Nations unies. Celle-ci relève à la limite d'une «formalité administrative», d'autant plus qu'elle s'appuie sur l'existence et le poids d'un quorum significatif à l'Assemblée générale, témoignage s'il en est que la majorité des membres de l'ONU soutient l'entrée de ce petit pays et de son peuple dans le giron et au sein de la famille mondiale…
