Pedro, servi par Xavi, a ouvert le score pour Barcelone à la 27e minute. Les Mancuniens ont égalisé par Wayne Rooney à la 34e sur une passe de Ryan Giggs. Le Barça a repris l'avantage grâce à une frappe à vingt mètres de Lionel Messi (54) avant que David Villa n'aggrave la marque (69). En inscrivant son 12e but dans la compétition cette saison, Messi a égalé le record établi par le Néerlandais Ruud van Nistelrooy en 2002-2003.
L'arrière gauche français Eric Abidal, opéré d'une tumeur au foie le 17 mars, a enfilé le brassard de capitaine à la demande de ses coéquipiers et soulevé le premier le trophée de la Ligue des champions, remportée par le FC Barcelone contre Manchester United samedi à Londres (3-1). L'usage veut que le capitaine de l'équipe vienne en dernier à la tribune pour brandir la "coupe aux grandes oreilles". Puyol, l'habituel capitaine relevant de blessure (ischio-jambiers) et entré en jeu à la 88e minute, était remplaçant. C'est Xavi, le vice-capitaine, qui portait le brassard pendant le match, avant de le rendre à Puyol pour les dernières minutes. Mais c'est Abidal qui a enfilé le double bandeau, le brassard aux couleurs de la Catalogne dépassant derrière celui, jaune fluorescent, de l'UEFA. "C'est une idée de Carles (Puyol) et Xavi, surtout de Carles, qui a lui aussi beaucoup souffert ces trois derniers mois, a révélé leur entraîneur Pep Guardiola. C'est Abidal qui a le plus souffert, il a eu une tumeur. Tu peux gagner ou perdre, mais là, c'est une question de qualité humaine, ce geste honore Carles, et rien que ce geste nous rend un peu plus forts". Après son opération chirurgicale, "Abi" (31 ans) avait repris la compétition dès le 3 mai, de manière symbolique, pour les derniers instants de la demi-finale retour de Ligue des champions (1-1), éliminant le Real Madrid. Depuis lors, son temps de jeu avait augmenté progressivement, jusqu'à ce qu'il joue 72 minutes le week-end dernier lors de l'ultime journée de Liga (victoire catalane 3-1 à Malaga). Pendant sa convalescence, des témoignages de soutien et de solidarité s'étaient accumulés au Barça à l'égard d'un joueur très apprécié dans le vestiaire, entre les T-shirts avec des mots d'encouragement portés par ses coéquipiers et les applaudissements des supporteurs barcelonais à la 22e minute de chaque match que le Français manquait. Une fois le trophée brandi, c'est Messi, désigné homme du match en tant qu'auteur d'un but et artisan d'un autre, qui l'a amené sur le terrain pour entamer le tour d'honneur.
un doublé (victoire 3-1, défaite 2-1 à l'aller), en quarts de finale face au Shakhtar avec le but de la tranquillité au retour (1-0 après le très large succès de l'aller, 5-1) puis en demi-finale contre le grand ennemi, le Real Madrid, avec un doublé à l'aller (2-0)
dans la capitale espagnole (1-1 au retour).
L'arrière gauche français Eric Abidal, opéré d'une tumeur au foie le 17 mars, a enfilé le brassard de capitaine à la demande de ses coéquipiers et soulevé le premier le trophée de la Ligue des champions, remportée par le FC Barcelone contre Manchester United samedi à Londres (3-1). L'usage veut que le capitaine de l'équipe vienne en dernier à la tribune pour brandir la "coupe aux grandes oreilles". Puyol, l'habituel capitaine relevant de blessure (ischio-jambiers) et entré en jeu à la 88e minute, était remplaçant. C'est Xavi, le vice-capitaine, qui portait le brassard pendant le match, avant de le rendre à Puyol pour les dernières minutes. Mais c'est Abidal qui a enfilé le double bandeau, le brassard aux couleurs de la Catalogne dépassant derrière celui, jaune fluorescent, de l'UEFA. "C'est une idée de Carles (Puyol) et Xavi, surtout de Carles, qui a lui aussi beaucoup souffert ces trois derniers mois, a révélé leur entraîneur Pep Guardiola. C'est Abidal qui a le plus souffert, il a eu une tumeur. Tu peux gagner ou perdre, mais là, c'est une question de qualité humaine, ce geste honore Carles, et rien que ce geste nous rend un peu plus forts". Après son opération chirurgicale, "Abi" (31 ans) avait repris la compétition dès le 3 mai, de manière symbolique, pour les derniers instants de la demi-finale retour de Ligue des champions (1-1), éliminant le Real Madrid. Depuis lors, son temps de jeu avait augmenté progressivement, jusqu'à ce qu'il joue 72 minutes le week-end dernier lors de l'ultime journée de Liga (victoire catalane 3-1 à Malaga). Pendant sa convalescence, des témoignages de soutien et de solidarité s'étaient accumulés au Barça à l'égard d'un joueur très apprécié dans le vestiaire, entre les T-shirts avec des mots d'encouragement portés par ses coéquipiers et les applaudissements des supporteurs barcelonais à la 22e minute de chaque match que le Français manquait. Une fois le trophée brandi, c'est Messi, désigné homme du match en tant qu'auteur d'un but et artisan d'un autre, qui l'a amené sur le terrain pour entamer le tour d'honneur.
Le génie Messi encore au rendez-vous
Messi a pesé comme jamais cette saison avec le Barça en Ligue des champions et il ne pouvait pas passer à côté de la finale contre Manchester samedi: crispé en première période, il s'est libéré après la pause, propulsant les siens vers la victoire (3-1) d'une frappe soudaine. Le petit attaquant argentin (1,69 m) devient à chaque saison un peu plus grand: son but de samedi -une frappe sèche du gauche après s'être emmené le ballon, évitant le contre de Patrice Evra au dernier moment- est son 53e cette saison, en 55 matches toutes compétitions confondues. Déjà meilleur buteur de la Ligue des champions en 2009 (9 buts) et 2010 (8 buts), il rafle encore cette année le titre de meilleur buteur, avec 12 réalisations, faisant aussi bien que le Néerlandais Ruud Van Nistelrooy, un ancien du Real Madrid, lors de la saison 2002-2003 avec Manchester United. En phase finale cette saison, Messi aura été décisif à chaque tour: en 8e de finale retour contre Arsenal avecun doublé (victoire 3-1, défaite 2-1 à l'aller), en quarts de finale face au Shakhtar avec le but de la tranquillité au retour (1-0 après le très large succès de l'aller, 5-1) puis en demi-finale contre le grand ennemi, le Real Madrid, avec un doublé à l'aller (2-0)
dans la capitale espagnole (1-1 au retour).
