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Mardi 09 Juin 2026
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Les routes communales en piteux état

La plupart des routes et pistes des communes rurales relevant de la préfecture de Mohammedia sont dans un état piteux. En plus des difficultés de fluidité de la circulation, les problèmes des facilités de liaison entre les communes rurales continuent de se poser avec acuité.

Les routes communales en piteux état
Au moment des fortes pluies, le réseau routier communal est totalement impraticable.
Lors des saisons pluviales, la situation empire de plus en plus à cause de la faiblesse du réseau routier qui freine l'essor des communes, pour la majorité à vocation agricole. A titre d'exemple, la route régionale 313 reliant Mohammedia à la commune rurale de Benyakhlef, un axe très fréquenté, est confrontée à de multiples problèmes de fluidité du trafic dus en grande partie aux nids de poule, trous et chantiers inachevés qui entravent l'accessibilité aux zones avoisinantes. Cette route a été complètement inondée après les dernières précipitations. La stagnation des eaux due au manque d'avaloires ainsi que l'asphaltage mal dirigé vers la grille existante ont provoqué des situations qui nuisent à l'image de la commune. «Cet axe routier est névralgique. Il doit faire l'objet d'un entretien continu et de plus de maintenance pour remédier aux problèmes de circulation et de sécurité routière», affirme un chauffeur de taxi. «Cette route devient très encombrée le dimanche, jour du souk hebdo-madaire, provoquant souvent des embouteillages. Les accidents y sont aussi fréquents», ajoute un autre automobiliste.

Par ailleurs, le chemin tertiaire 1008, axe stratégique pour se rendre de Mohammedia aux communes rurales de Sidi Moussa Al Majdoub et Sidi Moussa Ben Ali, est également dans un état déplorable. Très fréquenté par les taxis, camions et autres usagers de la route, cette voie ne répond plus aux besoins actuels d'une population nombreuse et exigeante. «Je ne comprends pas le manque d'intérêt des autorités locales pour un axe aussi important, déplore un habitant de Mohammedia. C'est une route qui devrait être prioritaire, d'autant plus qu'elle longe la forêt de oued El Maleh, le centre des sports et des loisirs et la ferraille». Il est à noter que la majorité des habitants boudent cette voie. Même les taxis ne l'empruntent plus, préférant un long détour qui leur permet de gagner du temps et préserver l'état de leurs véhicules. La route provinciale 3307 menant au centre de Sidi Moussa Al Majdoub est aussi très étroite, mal entretenu et presque sans éclairage. Elle expose ses usagers à de grands risques, notam-ment le soir et durant la saison des pluies.

Autre constat préoccupant, la dégradation des petits passages sous l'oued qui risquent de s'effondrer à tout moment. «Le déficit au niveau de cette commune en matière de routes est à l'origine de son enclavement. Chose qui l'empêche de mieux se développer», affirme un élu de la région. Les routes et pistes d'Aïn Tekki, Chellalat et Sidi Moussa Ben Ali ne sont pas mieux loties. «L'élargissement d'une commune doit être accompagné d'une stratégie de mise à niveau et de développement des infrastructures de base», souligne un responsable communal. Et de souligner que l'aménagement des routes dans les communes rurales relève de la res¬ponsabilité du Conseil de la région du Grand Casablanca. «Des efforts ont bien été consentis pour mettre à niveau les communes rurales de Mohammedia, mais ils restent toujours insuffisants pour rattraper le retard en matière d'infrastructures de base et pour permettre à ces communes de devenir des pôles plus attractifs», explique un responsable de la ville.
Ce dernier affirme que plusieurs chantiers concernant l'aménagement des routes et pistes communales ont été lancés. «Certains projets ont été réalisés alors que d'autres sont en cours. Ces opérations nécessitent un budget global de

21.310.000 DH. Le ministère de l'Equipement et des Transports y participe à hauteur de 18.110.000 DH, alors que le conseil régional donne 3.200.000 DH», souligne-t-il. Ainsi, la route provinciale 3320, entre Sidi Moussa El Majdoub et Sidi Moussa Ben Ali, sera aménagée sur 7 km pour une enveloppe budgétaire de 6.320.000 DH. L'aménagement de la « 3320 », route non classée de Mohammedia vers Sidi Larbi, est également prévu sur une longueur de 13 km pour un coût de 10.400.000 DH. Il en est de même de la route provinciale 3008 reliant Tit Mellil à Sidi Hajjaj sur une distance de plus de 3 km. Ce chantier nécessite un budget de 4.590.000 DH. Néanmoins, cette mise à niveau devrait se poursuivre afin de désenclaver les communes rurales et faire sortir leurs habitants de l'isolement.


Projets en cours

D'autres projets de mise à niveau routière sont en cours de réalisation à Mohammedia. Il s'agit du dédoublement sur 4 km de la route provinciale 3004 reliant Aïn Harrouda à Ber¬noussi. La première tranche de ce chantier est en cours de réalisation sur 1.5 km pour un coût de 12.308.100 DH. Le projet dans sa globalité est financé par la Direction générale des collectivités locales à hauteur de 10.587 500 DH et par la commune urbaine d'Aïn Harrouda grâce à une subven-tion de 5.988 400 DH. Le réaménagement de la route provinciale 3307, nécessitant 5MDH, est aussi au programme. Cette voie mène du centre de Benyakhlef au nouveau site de la future décharge sur une distance de 3,2 km. « Les travaux d'assainissement sont en cours. Ils seront suivis par le revêtement final pour intercepter les eaux pluviales et les acheminer vers le canal Aïn Tekki », apprend-on d'une source bien informée. Par ailleurs, aucun projet n'a été prévu pour la route Sidi Moussa Al Majdoub au centre ou encore la voie 3307.
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