Y a-t-il un nouvel art qui est en train de naître, puisant ses racines dans le printemps arabe ? C'est la question qu'on se pose avec ce nouveau «courant» qui traverse le monde artistique marocain, exprimant une vision du printemps arabe subtile et différée. C'est justement le cas de Najia Mehadjy qui nous présente sa vision du printemps arabe, tout en courbes, en volutes et en spirales. Après nous avoir fait découvrir ses «fleurs de grenade» symbolisant l'Andalousie, rêve de tolérance. L'artiste revient, cette fois, à la galerie «Shart» pour présenter une nouvelle série d'œuvres autour du thème du printemps. Dans «Spring dance», l'artiste, qui partage sa vie entre Paris et Essaouira, donne une nouvelle impulsion à ses grands tracés sur fonds monochromes. Cette année, elle a délaissé les huiles pour expérimenter l'acrylique, qu'elle travaille avec des pinceaux asiatiques.
Ses premières œuvres, dans les années 70, sont des dessins qui évoquent des diagrammes sonores, par exemple le timbre d'une voix. Ce qui, par la suite l'a amenée à faire des performances en sonorisant la feuille de papier sur laquelle elle dessinait, comme une respiration, un rythme intime, une voix intérieure pour la guider. Son travail sur toile, au début, a été une longue quête de la couleur, ainsi qu'une réflexion sur la trace et la ligne qui continue encore aujourd'hui, n'utilisant pas les matériaux et les supports traditionnels de la peinture mais du papier d'imprimerie, des encres sérigraphiques, de la toile brute, de la colle et de l'enduit.
Des moyens, certes, réduits et pauvres, mais qui rendaient ses toiles plus réalistes et originales. Dans ce sens, Najia Mehadji réinterprète la calligraphie en retournant à l'essence du trait, en restituant la sensualité du mouvement, en déployant les plis et replis de la ligne. Certaines œuvres ont été faites en hommage au printemps arabe, d'où le titre de sa nouvelle exposition. Associer corps, âme et esprit, c'est ce que nous propose Najia Mehadjy à travers des toiles porteuses d'un message profond symbolisant respectivement le terrestre et le cosmique, le sensible et le spirituel. Un ensemble de contradictions que l'artiste essaye de rassembler afin de créer une symbiose de différentes réalités. Une peinture cérébrale et philosophique que l'on pourra retrouver dans l'exposition «danse du printemps» jusqu'au 15 janvier 2012 à la galerie Shart.
Ses premières œuvres, dans les années 70, sont des dessins qui évoquent des diagrammes sonores, par exemple le timbre d'une voix. Ce qui, par la suite l'a amenée à faire des performances en sonorisant la feuille de papier sur laquelle elle dessinait, comme une respiration, un rythme intime, une voix intérieure pour la guider. Son travail sur toile, au début, a été une longue quête de la couleur, ainsi qu'une réflexion sur la trace et la ligne qui continue encore aujourd'hui, n'utilisant pas les matériaux et les supports traditionnels de la peinture mais du papier d'imprimerie, des encres sérigraphiques, de la toile brute, de la colle et de l'enduit.
Des moyens, certes, réduits et pauvres, mais qui rendaient ses toiles plus réalistes et originales. Dans ce sens, Najia Mehadji réinterprète la calligraphie en retournant à l'essence du trait, en restituant la sensualité du mouvement, en déployant les plis et replis de la ligne. Certaines œuvres ont été faites en hommage au printemps arabe, d'où le titre de sa nouvelle exposition. Associer corps, âme et esprit, c'est ce que nous propose Najia Mehadjy à travers des toiles porteuses d'un message profond symbolisant respectivement le terrestre et le cosmique, le sensible et le spirituel. Un ensemble de contradictions que l'artiste essaye de rassembler afin de créer une symbiose de différentes réalités. Une peinture cérébrale et philosophique que l'on pourra retrouver dans l'exposition «danse du printemps» jusqu'au 15 janvier 2012 à la galerie Shart.
