C'est un fait. Le Ramadan est le mois des bonnes œuvres et des bonnes pratiques. Durant ce mois sacré, la plupart des Marocains essaient d'accumuler le plus grand nombre de «bons points», pour espérer se faire pardonner tous leurs péchés de l'année. Pour cela, prière en groupe, beaucoup d'aumône, sevrage alcoolique, renforcement des liens familiaux, vêtements décents pour les femmes… tout est bon pour être un musulman «parfait». Malheureusement, à peine le Ramadan a-t-il tourné le dos que les gens reprennent illico presto leurs vieilles habitudes.
En effet, comme chaque année, toutes les bonnes résolutions prises pendant le mois sacré s'envolent dès l'annonce de l'Aïd al-Fitr : fini l'aumône, fini le sevrage, fini la prière à la mosquée… La piété ne fait pas partie du menu de tous les jours pour certaines personnes. Elle reste limitée au Ramadan. La plupart des gens ont du mal à garder le même niveau de dévotion que celui qu'ils avaient adopté pendant le mois sacré. «Chaque année, c'est la même histoire. Pendant le Ramadan, je m'active pour prier dans les mosquées et je me promets de continuer sur la même lancée après le mois sacré. Mais je n'y arrive jamais. Les horaires de travail, la paresse et les différentes tentations finissent toujours par prendre le dessus au bout d'un mois ou deux», indique Salim. Les longues heures de travail constituent, en effet, l'excuse la plus répandue chez bon nombre de citoyens pour pour justifier l'arrêt des prières après le Ramadan. «Pendant le mois sacré, les entreprises sont plus compréhensives, dans le sens où prendre une pause pour faire ses ablutions et sa prière ne gêne pas, vu que tous les salariés s'y mettent. Mais dans les jours normaux, les patrons sont moins cléments. Chaque minute de pause est comptée. Alors, faire sa prière à l'heure devient très difficile. Du coup, en rentrant le soir, je suis tellement fatiguée qu'il est presque impossible pour moi de rattraper les prières de toute une journée. Avec le temps, je finis par abandonner. Que Dieu me pardonne», souligne Sanaa.
Kamal, lui, n'arrête pas sa prière après le Ramadan, mais cesse plutôt de la pratiquer en groupe. «Dieu merci, je fais ma prière régulièrement, depuis quelques années. Cependant, après le Ramadan, je ne vais presque plus à la mosquée, si ce n'est pour la prière du vendredi. Alors que pendant le mois sacré, je ne rate pas une prière en groupe. Ceci m'attriste énormément. Mais je n'ai pas d'autres solutions. Les horaires du travail n'aident pas à préserver cette habitude», explique-t-il. Outre la prière, l'aumône, très en «vogue» durant le Ramadan, disparaît également après Aïd al-Fitr. Les concierges, les gardiens et bien évidemment les mendiants, en sont les premières «victimes». «Pendant le Ramadan, je reçois chaque jour des plateaux de nourriture de la part de presque tous les habitants du quartier pendant mes permanences. Mais une fois le mois sacré terminé, plus personne ne se soucie de moi. À croire que l'aumône est spécifique au Ramadan», lance amèrement Allal, gardien. «Pendant le Ramadan, tout le monde est généreux. Personne ne passe sans me donner quelques pièces. Mais une fois le Ramadan fini, les gens ne s'intéressent plus à ma situation. Ils deviennent même agressifs des fois», confie une mendiante. Parmi les bonnes habitudes du Ramadan qui se volatilisent dès la fin du mois sacré, le port des vêtements décents.
En effet, il est de coutume durant le mois sacré que les femmes se mettent aux vêtements sobres et traditionnels, ce qui réjouit plus d'un. «Parmi les choses que je regrette après le Ramadan, c'est le fait de voir la grande majorité de nos femmes et filles habillées de vêtements décents qui respectent nos coutumes. Contrairement aux autres jours où elles ressemblent toutes à des occidentales. On se demande même si elles vont au travail ou à la plage, tellement leurs habits sont légers», fustige Haj Abdelkrim. Ce qui ne plaît pas à sa fille, Imane. «C'est frustrant d'entendre son propre père parler de cette manière. Nous vivons dans une société moderne et ouverte, je ne vois aucun mal à ce que les filles s'habillent à l'occidental. Les shorts, les décolletés et autres sont à la mode. On fait déjà assez d'effort pendant le Ramadan et je peux vous assurer que ce n'est pas évident avec la chaleur qui règne en été !», estime-t-elle.
En effet, comme chaque année, toutes les bonnes résolutions prises pendant le mois sacré s'envolent dès l'annonce de l'Aïd al-Fitr : fini l'aumône, fini le sevrage, fini la prière à la mosquée… La piété ne fait pas partie du menu de tous les jours pour certaines personnes. Elle reste limitée au Ramadan. La plupart des gens ont du mal à garder le même niveau de dévotion que celui qu'ils avaient adopté pendant le mois sacré. «Chaque année, c'est la même histoire. Pendant le Ramadan, je m'active pour prier dans les mosquées et je me promets de continuer sur la même lancée après le mois sacré. Mais je n'y arrive jamais. Les horaires de travail, la paresse et les différentes tentations finissent toujours par prendre le dessus au bout d'un mois ou deux», indique Salim. Les longues heures de travail constituent, en effet, l'excuse la plus répandue chez bon nombre de citoyens pour pour justifier l'arrêt des prières après le Ramadan. «Pendant le mois sacré, les entreprises sont plus compréhensives, dans le sens où prendre une pause pour faire ses ablutions et sa prière ne gêne pas, vu que tous les salariés s'y mettent. Mais dans les jours normaux, les patrons sont moins cléments. Chaque minute de pause est comptée. Alors, faire sa prière à l'heure devient très difficile. Du coup, en rentrant le soir, je suis tellement fatiguée qu'il est presque impossible pour moi de rattraper les prières de toute une journée. Avec le temps, je finis par abandonner. Que Dieu me pardonne», souligne Sanaa.
Kamal, lui, n'arrête pas sa prière après le Ramadan, mais cesse plutôt de la pratiquer en groupe. «Dieu merci, je fais ma prière régulièrement, depuis quelques années. Cependant, après le Ramadan, je ne vais presque plus à la mosquée, si ce n'est pour la prière du vendredi. Alors que pendant le mois sacré, je ne rate pas une prière en groupe. Ceci m'attriste énormément. Mais je n'ai pas d'autres solutions. Les horaires du travail n'aident pas à préserver cette habitude», explique-t-il. Outre la prière, l'aumône, très en «vogue» durant le Ramadan, disparaît également après Aïd al-Fitr. Les concierges, les gardiens et bien évidemment les mendiants, en sont les premières «victimes». «Pendant le Ramadan, je reçois chaque jour des plateaux de nourriture de la part de presque tous les habitants du quartier pendant mes permanences. Mais une fois le mois sacré terminé, plus personne ne se soucie de moi. À croire que l'aumône est spécifique au Ramadan», lance amèrement Allal, gardien. «Pendant le Ramadan, tout le monde est généreux. Personne ne passe sans me donner quelques pièces. Mais une fois le Ramadan fini, les gens ne s'intéressent plus à ma situation. Ils deviennent même agressifs des fois», confie une mendiante. Parmi les bonnes habitudes du Ramadan qui se volatilisent dès la fin du mois sacré, le port des vêtements décents.
En effet, il est de coutume durant le mois sacré que les femmes se mettent aux vêtements sobres et traditionnels, ce qui réjouit plus d'un. «Parmi les choses que je regrette après le Ramadan, c'est le fait de voir la grande majorité de nos femmes et filles habillées de vêtements décents qui respectent nos coutumes. Contrairement aux autres jours où elles ressemblent toutes à des occidentales. On se demande même si elles vont au travail ou à la plage, tellement leurs habits sont légers», fustige Haj Abdelkrim. Ce qui ne plaît pas à sa fille, Imane. «C'est frustrant d'entendre son propre père parler de cette manière. Nous vivons dans une société moderne et ouverte, je ne vois aucun mal à ce que les filles s'habillent à l'occidental. Les shorts, les décolletés et autres sont à la mode. On fait déjà assez d'effort pendant le Ramadan et je peux vous assurer que ce n'est pas évident avec la chaleur qui règne en été !», estime-t-elle.
