Beaucoup de transformations en si peu de temps, une seule explication : les hormones se réveillent. Il s'agit de la progestérone et d'œstrogènes.
L'excès de ce dernier fait l'objet d'un des problèmes féminins les plus courants à notre époque. «Je prends la pilule depuis 2 ans. Au début du traitement, mon médecin m'a déclaré qu'il était fort possible que je subisse des effets secondaires, notamment un excès d'œstrogènes.
Depuis, je souffre de fatigue presque permanente, des bouffées de chaleur, des douleurs aux seins et aux jambes, début de cellulite et peau grasse. Bref des choses que je n'avais pas connues avant», confie Hanane.
En effet, l'excès d'œstrogènes engendre plusieurs troubles physiques. A savoir, sensibilités des seins, rétention d'eau, taches à l'ovulation (au milieu du cycle), cystites prémenstruelles, crampes utérines, prise de poids, maux de tête, acné, constipation ou diarrhée, mal de dos raideur musculaire, fatigue, perturbation de la faim, de la soif, de la libido du sommeil et du rapport chaleur-froid...
Du côté psychologique, ce n'est pas du tout gagné. Ce dérèglement hormonal crée également des troubles psychiques comme la dépression ou sensation d'abattement, l'épuisement, l'hypersensibilité, l'agressivité, l'irritabilité, la gaucherie, une difficulté de concentration et de prise de décision, des changements d'humeur, sensation de se laisser contrôler par l'entourage, l'insomnie… pourquoi cet excès ? Les facteurs sont multiples. Par exemple la prise de pilule contraceptive, et la consommation du soja. Celle-ci contient beaucoup d'œstrogènes, beaucoup trop pour les enfants, adolescents ou femmes adultes.
Quant à la progestérone naturelle, c'est aussi une hormone calmante et sédative. Il donc est logique qu'une femme qui en manque soit, juste avant les règles, énervée, mal dans sa peau, voire insomniaque.
Les enfants peuvent également souffrir d'un dérèglement hormonal.
Leur obésité est forcément liée à un trouble d'hormones. Les causes endocriniennes sont nombreuses dans le domaine médical. Le déficit en hormones de croissance est souvent responsable du surpoids chez l'enfant obèse.
L'hormone de croissance est lipolytique. Il fait consommer plus de graisses que ce qu'il devrait faire. On observe donc un ralentissement de la croissance et une surcharge graisseuse. L'enfant a dans ce cas un aspect juvénile avec un petit visage aux traits fins mais qui contraste avec un front haut bombé. Les pieds et les mains restent eux petits comparés au corps. Le ventre peut être rebondi. Lorsqu'on remarque ces symptômes, il faut consulter chez un pédiatre endocrinologue.
Les lésions hyporhalamo-hypophysaires sont relatives à des problèmes traumatiques notamment constatés par une obésité évolutive très rapide et difficile à maitriser. Un manque d'hormone de croissance retarde aussi la croissance de l'enfant.
Dans ce cas l'organisme du petit n'est pas capable de produire les quantités d'hormones suffisantes à une croissance normale. Cela aboutit à un retard de croissance que l'on constate en observant sa courbe de croissance. Le déficit en hormone de croissance peut être héréditaire ou apparaître durant l'enfance. Il est habituellement la conséquence d'une incapacité de l'hypophyse à produire les taux adéquats d'hormone de
croissance.
L'HCG (Gonade Chorionique Humaine), c'est la plus connue des hormones jouant sur la grossesse et celle qui est dosée dans le sang ou les urines lors de la suspicion d'une grossesse. Elle permet donc de confirmer et dater une grossesse. Les nausées apparaissent en même temps que cette hormone. Son rôle est de maintenir le corps jaune actif dans l'ovaire afin qu'il produise de la progestérone et des œstrogènes en attendant que le placenta prenne le relais (fin du premier trimestre).
La progestérone et œstrogène ont un rôle plus qu'important puisqu'elles permettent l'implantation de l'embryon.
L'ocytocine est une hormone prédicateur des comportements d'attachement entre la mère et l'enfant. Elle a aussi un rôle dans le déclenchement des contractions. Lorsqu'il faut déclencher un accouchement ou renforcer les contractions à la maternité. Elle joue aussi un rôle dans la montée lacteuse.
Enfin la prolactine qui permet de déclencher la production de lait après l'accouchement.
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EXPLICATION : Abdellatif Achibet• Généraliste
«La gravité du dérèglement hormonal dépend de la glande touchée»
Qu'est-ce qu'un dérèglement hormonal ?
Avant de parler de dérèglement hormonal, je tiens à expliquer que l'hormone est une substance messagère produite par une glande du système endocrinien en réponse à une stimulation. Elle est ensuite déversée dans le sang et diffusée dans l'organisme capable d'agir à très faible dose. Les hormones ont une fonction de communication, contiennent donc des informations précises qui régulent ainsi l'activité d'un ou plusieurs organes. Pour le dérèglement hormonal, des dysfonctionnements hormonaux surgissent. Il faut donc se référer à la glande hormonale responsable : ovaire, hypophyse, thyroïde, pancréas, surrénale, testicules, hypophyse, etc. et les maladies qui s'y rapportent. Cependant, on entend aussi par ce terme un dérèglement ovarien, souvent responsable d'obésité, que l'on rencontre parfois chez l'adolescente. Il est indispensable de prendre l'avis du médecin qui, par des examens biologiques appropriés, confirmera ou infirmera le diagnostic.
Est-ce qu'un dérèglement hormonal peut avoir de graves conséquences sur la santé ?
Oui certainement, cela dépend de la glande touchée. Il y a en effet des installations de perturbations hormonales aiguës qui peuvent engager le pronostic vital si elles ne sont pas diagnostiquées et traitées spécifiquement à temps. Je peux citer le diabète qui dépend de l'insuline surtout chez l'enfant et l'adulte jeune.
Quels sont les symptômes de dérèglement hormonal (chez la femme, l'homme et l'enfant) ?
Les symptômes sont multiples et dépendent de la glande touchée, qu'il s'agisse de l'hypophyse, de l'ovaire, testicule, pancréas, surrénale thyroïde, para-thyroïde … Chez la femme par exemple, la dysfonction des ovaires peut engendrer de l'obésité, des troubles de règles surtout des retards, une pilosité accrue, de l'acné et même une difficulté à la conception dans certains cas. La dysfonction de la thyroïde retentit énormément sur la personne qui subit des changements, une frilosité ou des bouffées de chaleurs, des troubles de l'humeur (surtout la dépression et l'anxiété), le retentissement sur le cœur …
Chez l'homme, dans le cas d'un déficit hormonal de testicule ou l'hypophyse, on peut constater une asthénie, une diminution de la masse musculaire, une dépression, une dysfonction sexuelle, une infertilité, un syndrome métabolique et complications cardio-vasculaires. Chez l'enfant, on peut rencontrer des perturbations comme l'adulte. Par exemple, l'atteinte hypophysaire peut engendrer des troubles de croissance, des troubles de la puberté, de l'humeur… L'atteinte d'autres glandes est possible et les symptômes dépendent de l'hormone incriminée qui peut être insuffisante ou secrétée en excès.
Comment peut-on traiter un dérèglement hormonal ?
Les traitements existent et dépendent de l'étiologie. Cela nécessite un diagnostic précis d'où un traitement spécifique de la situation symptomatique en fonction de la glande incriminée.
Est-il possible de prévenir un dérèglement hormonal ?
Oui, avec une hygiène de vie et surtout une alimentation saine, une surveillance médicale régulière particulièrement si des antécédents familiaux de diabète, d'obésité ou du métabolisme du cholestérol existent. Ces mesures sont très utiles pour dépister à temps, voire prévenir certaines perturbations hormonales surtout le diabète non dépendant de l'insuline qui commence à nous envahir. Chez le nourrisson, la prévention du nanisme d'origine thyroïdien se fait systématiquement à la naissance par le dosage d'une hormone thyroïdienne la TSH.
L'excès de ce dernier fait l'objet d'un des problèmes féminins les plus courants à notre époque. «Je prends la pilule depuis 2 ans. Au début du traitement, mon médecin m'a déclaré qu'il était fort possible que je subisse des effets secondaires, notamment un excès d'œstrogènes.
Depuis, je souffre de fatigue presque permanente, des bouffées de chaleur, des douleurs aux seins et aux jambes, début de cellulite et peau grasse. Bref des choses que je n'avais pas connues avant», confie Hanane.
En effet, l'excès d'œstrogènes engendre plusieurs troubles physiques. A savoir, sensibilités des seins, rétention d'eau, taches à l'ovulation (au milieu du cycle), cystites prémenstruelles, crampes utérines, prise de poids, maux de tête, acné, constipation ou diarrhée, mal de dos raideur musculaire, fatigue, perturbation de la faim, de la soif, de la libido du sommeil et du rapport chaleur-froid...
Du côté psychologique, ce n'est pas du tout gagné. Ce dérèglement hormonal crée également des troubles psychiques comme la dépression ou sensation d'abattement, l'épuisement, l'hypersensibilité, l'agressivité, l'irritabilité, la gaucherie, une difficulté de concentration et de prise de décision, des changements d'humeur, sensation de se laisser contrôler par l'entourage, l'insomnie… pourquoi cet excès ? Les facteurs sont multiples. Par exemple la prise de pilule contraceptive, et la consommation du soja. Celle-ci contient beaucoup d'œstrogènes, beaucoup trop pour les enfants, adolescents ou femmes adultes.
Quant à la progestérone naturelle, c'est aussi une hormone calmante et sédative. Il donc est logique qu'une femme qui en manque soit, juste avant les règles, énervée, mal dans sa peau, voire insomniaque.
Les enfants peuvent également souffrir d'un dérèglement hormonal.
Leur obésité est forcément liée à un trouble d'hormones. Les causes endocriniennes sont nombreuses dans le domaine médical. Le déficit en hormones de croissance est souvent responsable du surpoids chez l'enfant obèse.
L'hormone de croissance est lipolytique. Il fait consommer plus de graisses que ce qu'il devrait faire. On observe donc un ralentissement de la croissance et une surcharge graisseuse. L'enfant a dans ce cas un aspect juvénile avec un petit visage aux traits fins mais qui contraste avec un front haut bombé. Les pieds et les mains restent eux petits comparés au corps. Le ventre peut être rebondi. Lorsqu'on remarque ces symptômes, il faut consulter chez un pédiatre endocrinologue.
Les lésions hyporhalamo-hypophysaires sont relatives à des problèmes traumatiques notamment constatés par une obésité évolutive très rapide et difficile à maitriser. Un manque d'hormone de croissance retarde aussi la croissance de l'enfant.
Dans ce cas l'organisme du petit n'est pas capable de produire les quantités d'hormones suffisantes à une croissance normale. Cela aboutit à un retard de croissance que l'on constate en observant sa courbe de croissance. Le déficit en hormone de croissance peut être héréditaire ou apparaître durant l'enfance. Il est habituellement la conséquence d'une incapacité de l'hypophyse à produire les taux adéquats d'hormone de
croissance.
Hormones de grossesse
Dès l'annonce de la bonne nouvelle, la future même ne sera presque plus la même. Elle qui fournissait d'énormes efforts pour ne rien manger et garder la ligne, elle se jette sur tout ce qui se mange. Elle qui était toujours calme, sereine et réfléchie est devenue tout à fait le contraire. Tantôt elle est tendre est adorable et tantôt elle devient froide et nerveuse. Les troubles d'hormones sont à l'origine de ces comportements souvent jugés «fous» par les hommes.L'HCG (Gonade Chorionique Humaine), c'est la plus connue des hormones jouant sur la grossesse et celle qui est dosée dans le sang ou les urines lors de la suspicion d'une grossesse. Elle permet donc de confirmer et dater une grossesse. Les nausées apparaissent en même temps que cette hormone. Son rôle est de maintenir le corps jaune actif dans l'ovaire afin qu'il produise de la progestérone et des œstrogènes en attendant que le placenta prenne le relais (fin du premier trimestre).
La progestérone et œstrogène ont un rôle plus qu'important puisqu'elles permettent l'implantation de l'embryon.
L'ocytocine est une hormone prédicateur des comportements d'attachement entre la mère et l'enfant. Elle a aussi un rôle dans le déclenchement des contractions. Lorsqu'il faut déclencher un accouchement ou renforcer les contractions à la maternité. Elle joue aussi un rôle dans la montée lacteuse.
Enfin la prolactine qui permet de déclencher la production de lait après l'accouchement.
EXPLICATION : Abdellatif Achibet• Généraliste
«La gravité du dérèglement hormonal dépend de la glande touchée»
Qu'est-ce qu'un dérèglement hormonal ?
Avant de parler de dérèglement hormonal, je tiens à expliquer que l'hormone est une substance messagère produite par une glande du système endocrinien en réponse à une stimulation. Elle est ensuite déversée dans le sang et diffusée dans l'organisme capable d'agir à très faible dose. Les hormones ont une fonction de communication, contiennent donc des informations précises qui régulent ainsi l'activité d'un ou plusieurs organes. Pour le dérèglement hormonal, des dysfonctionnements hormonaux surgissent. Il faut donc se référer à la glande hormonale responsable : ovaire, hypophyse, thyroïde, pancréas, surrénale, testicules, hypophyse, etc. et les maladies qui s'y rapportent. Cependant, on entend aussi par ce terme un dérèglement ovarien, souvent responsable d'obésité, que l'on rencontre parfois chez l'adolescente. Il est indispensable de prendre l'avis du médecin qui, par des examens biologiques appropriés, confirmera ou infirmera le diagnostic.
Est-ce qu'un dérèglement hormonal peut avoir de graves conséquences sur la santé ?
Oui certainement, cela dépend de la glande touchée. Il y a en effet des installations de perturbations hormonales aiguës qui peuvent engager le pronostic vital si elles ne sont pas diagnostiquées et traitées spécifiquement à temps. Je peux citer le diabète qui dépend de l'insuline surtout chez l'enfant et l'adulte jeune.
Quels sont les symptômes de dérèglement hormonal (chez la femme, l'homme et l'enfant) ?
Les symptômes sont multiples et dépendent de la glande touchée, qu'il s'agisse de l'hypophyse, de l'ovaire, testicule, pancréas, surrénale thyroïde, para-thyroïde … Chez la femme par exemple, la dysfonction des ovaires peut engendrer de l'obésité, des troubles de règles surtout des retards, une pilosité accrue, de l'acné et même une difficulté à la conception dans certains cas. La dysfonction de la thyroïde retentit énormément sur la personne qui subit des changements, une frilosité ou des bouffées de chaleurs, des troubles de l'humeur (surtout la dépression et l'anxiété), le retentissement sur le cœur …
Chez l'homme, dans le cas d'un déficit hormonal de testicule ou l'hypophyse, on peut constater une asthénie, une diminution de la masse musculaire, une dépression, une dysfonction sexuelle, une infertilité, un syndrome métabolique et complications cardio-vasculaires. Chez l'enfant, on peut rencontrer des perturbations comme l'adulte. Par exemple, l'atteinte hypophysaire peut engendrer des troubles de croissance, des troubles de la puberté, de l'humeur… L'atteinte d'autres glandes est possible et les symptômes dépendent de l'hormone incriminée qui peut être insuffisante ou secrétée en excès.
Comment peut-on traiter un dérèglement hormonal ?
Les traitements existent et dépendent de l'étiologie. Cela nécessite un diagnostic précis d'où un traitement spécifique de la situation symptomatique en fonction de la glande incriminée.
Est-il possible de prévenir un dérèglement hormonal ?
Oui, avec une hygiène de vie et surtout une alimentation saine, une surveillance médicale régulière particulièrement si des antécédents familiaux de diabète, d'obésité ou du métabolisme du cholestérol existent. Ces mesures sont très utiles pour dépister à temps, voire prévenir certaines perturbations hormonales surtout le diabète non dépendant de l'insuline qui commence à nous envahir. Chez le nourrisson, la prévention du nanisme d'origine thyroïdien se fait systématiquement à la naissance par le dosage d'une hormone thyroïdienne la TSH.
