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Mardi 26 Mai 2026
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Hicham Rok succède à Youssef Fertout

Youssef Fertout, l’entraîneur de l’Ittihad de Tanger, a jeté l’éponge et a quitté la ville du Détroit, dégouté par la situation qui prévaut au sein du club. Il est remplacé momentanément par son adjoint Hicham Rok.

Hicham Rok succède  à Youssef Fertout
L’entraîneur Youssef Fertout a claqué la porte de l’Ittihad de Tanger.

Comme nous l’avons signalé, Youssef Fertout à quitté la ville de Tanger le cœur brisé, déçu par les promesses non tenues par le président démissionnaire et l’absence de tout soutien aux joueurs et à leur staff technique qui passent par des moments difficiles au centre de Zyaten.
Le sort de ces derniers reste suspendu à la prochaine assemblée générale prévue le 14 novembre. On s’attend à une assemblée houleuse en raison de l’abandon du navire de l’IRT par des dirigeants qui n’ont pas accompli leur mission et n’ont pas aidé les joueurs.

La plupart de ces joueurs n’avaient même pas de quoi se restaurer et ont même été délogés de leur appartement, faute de payement des loyers. Même l’entraîneur Youssef Fertout, qui était venu à Tanger avec de bonnes intentions, s’est retrouvé comme un SDF. Il a préféré s’en aller, laissant son adjoint Hicham Rok aux commandes d’une équipe totalement démobilisée et abandonnée. La première séance a eu lieu mardi dernier dans l’après-midi à Zyaten en présence de certains joueurs seulement, les autres ayant préféré s’abstenir. Cette séance s’est déroulée dans une atmosphère triste sans aucune envie du moindre effort des joueurs qui ont perdu la volonté et le courage de faire de leur mieux pour le prochain choc à Casablanca dimanche face au RAC. Des supporters désabusés ont assisté à ce galop d’entraînement, mais pas les responsables de la ville qui ne se sentent pas concernés. Hicham Rok a déclaré qu’il s’est porté volontaire pour entraîner l’équipe et qu’il n’a pas voulu laisser les joueurs sans entrainement, car personne ne vient au stade pour voir comment l’effectif passe ses journées. «On est abandonné par tout le monde et nous vivons une situation difficile. C’est vraiment honteux pour les responsables de la ville, car c’est leur équipe première. J’ai vécu des moments de graves crises avec les autres équipes d’élite, mais pas comme celle-là», a-t-il conclu.

Les jeunes des équipes inférieures, minmes, cadets et juniors sont logés à la même enseigne et ont même failli déclarer forfait lors d’un déplacement à Oujda la semaine dernière. Où va donc l’IR Tanger qui a évolué il y a quelques saisons en première division et qui faisait la fierté des Tangérois ? D’anciens dirigeants ont d’ailleurs été contactés pour sauver le club, mais tous n’ont pas répondu au SOS lancé par les joueurs et le staff technique. Seul l’ancien international Mohamed Sabek plus connu sous le surnom de Simou, s’est porté candidat à la présidence et c’est la prochaine assemblée générale extraordinaire du 14 novembre prochain qui élira le nouvel homme fort de l’Ittihad de Tanger. Le prochain match dimanche face au RAC à Casablanca se jouera dans des conditions psychologiques difficiles pour les Nordistes, car la sérénité n’y est plus. Il est grand temps que les autorités de la ville et les potentialités économiques de la capitale du Détroit prennent les choses en main pour sauver un club en péril.

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