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Mercredi 10 Juin 2026
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Hassan Megri quitte la scène en beauté

Au top de sa carrière, le fondateur du «mouvement Megri», Hassan Megri décide d’arrêter de chanter. En compagnie de son fils Nasr Allah, il a une dernière fois comblé ses fans sur la scène de Salé, dans le cadre de la 5e journée du festival Mawazine, après une première participation en 2003.

Hassan Megri quitte la scène en beauté
Hassan Megri et son fils Nasr Allah.

Pour cette occasion, la Villa des arts de Rabat a accueilli les deux grands artistes, pour animer une conférence de presse qui s’est tenue quelques heures avant leur montée sur scène.
Hassan Megri a profité de cette conférence pour remercier les organisateurs de Mawazine de leur invitation et de l’hommage qui lui y sera rendu. Sans oublier de les féliciter pour la qualité du festival et sa renommée dans le monde. «C’est un grand festival à l’échelle internationale que je salue et félicite beaucoup. Il se veut une grande porte qui nous fait découvrir tous les talents, et il a réussi sa mission», a-t-il déclaré.

Parlant de ses débuts, Hassan Megri n’a pas nié la difficulté et la souffrance qu’il a connues pour en arriver là avec autant de dons et de travaux. Il a saisi l’occasion pour remercier les médias et les journalistes de l’avoir toujours suivi et d’avoir médiatisé toutes ses nouveautés. Sans manquer d’exprimer sa reconnaissance à feu Sa Majesté Hassan II pour son soutien et son appui. Ainsi que pour le «détachement royal» qu’il lui a accordé et qui lui a permis de «voyager à travers le monde et de connaître différentes cultures et civilisations qui l’ont aidé à avancer dans sa carrière».

Interrogé si «le mouvement Megri» ne compte pas refaire appel à une voix féminine, Hassan a répondu que l’idée est écartée. Toutefois, il reste ouvert à toute collaboration avec une artiste.
Dans ce sens, il a évoqué la défunte Rajaa Bellemlih, à qui elle a composé une chanson «Fi tawani», mais qui n’a pas pu être enregistrée. «La chanson avec Rajaa est une œuvre symphonique grandiose mais inachevée. Je crois fort que Samira Kadiri puisse prendre le relais et la chanter», précise Hassan, en soulignant que Samira est une grande artiste d’une voix magnifique, qui est toujours présente mais qui a encore besoin de beaucoup de punch et de soutien pour s’imposer sur la scène artistique.

Il est à noter que Hassan Megri participe au festival Mawazine, pour un dernier concert, puisqu’il décide de quitter la scène en beauté en léguant le flambeau à son fils Nasr Megri. «Après moi, Mahmoud, Jalila et Younes, c’est au tour de Nasr de faire entendre sa voix et transmettre son don. Je suis prêt à tout lui procurer et à l’aider et l’appuyer pour qu’il atteigne cet objectif et réalise son rêve», a souligné Hassan Megri, tout en ayant foi en le talent de son fils.

Pour sa part, Nasr Megri a exprimé sa grande joie de participer à cette 11e édition du festival Mawazine. «Je suis très heureux d’être invité à ce très grand festival. Ma participation aujourd’hui sera historique, dans le sens où elle marquera la dernière montée de mon père sur scène», a-t-il déclaré.

En ce qui est de sa carrière artistique, Nasr Megri a pris le chemin des frères Megri. Un style dans lequel il a évolué et qui lui a «beaucoup apporté». Il se dit capable et prêt de prendre la relève et d’aller avec ce style de l’avant. «Avec mon groupe «Nasr Megri Band» et une fusion entre mon père et moi au niveau des paroles, la relève est déjà prise et j’espère mener à bien ma tâche», a-t-il précisé.

Nasr Megri n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance à son père qui l’a constamment aidé. «Mon père a toujours été à mes côtés. C’est mon modèle et mon maître à qui je dois tout ce que j’ai accompli jusqu’aujourd’hui».


Questions à : Hassan Megri, chanteur

« Il est temps de donner la chance aux jeunes»

Pourquoi avez-vous décidé d’arrêter de chanter ?
J’ai pris cette décision non pas parce que je n’ai plus rien à donner. Bien au contraire, j’ai encore beaucoup de choses que je préfère léguer à mon fils. J’estime que j’ai accompli ma part, et là c’est à Nasr de prendre le flambeau. Il est temps de donner la chance aux jeunes de s’exprimer et de faire voir leur talent.

Pensez-vous que votre fils, Nasr, est prêt à prendre la relève ?
Bien évidemment ! Il s’est imprégné du mouvement Megri, il a fait beaucoup de recherche dans le domaine et suivi des études en solfège. Et tout ça lui permet d’être à la hauteur de prendre la relève et achever ce que nous avons déjà commencé. Il adore beaucoup ce qu’il fait et je suis sûr qu’il va le réussir. Mais pour ce, il faudra qu’il soit compris et soutenu. Moi, j’ai beaucoup souffert dans mes débuts et je ne le laisserai pas subir ce que j’ai subi.

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