La mise en œuvre de la stratégie agricole nationale, portée par le Plan Maroc Vert, n’accuse aucun retard. Bien au contraire, la concrétisation de ce plan stratégique est en avance sur le planning initial. C’est ce qu’a affirmé récemment le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, chiffres à l’appui. En effet, fait-il savoir, pas moins de 33 milliards de DH ont été injectés dans le secteur agricole, dont 25 milliards de DH dans pour le pilier 1 du Plan Maroc Vert et 8 milliards de DH pour le pilier 2. Ce qui ne manquera pas de se répercuter positivement sur l’emploi, la valeur ajoutée ainsi que sur la production agricole dans les années à venir, selon le ministre. Les premiers effets de cet important effort d’investissement sont déjà là. En effet, indique le ministre, la production agricole a augmenté de pas moins de 40% depuis la mise en place du Plan Maroc Vert, ce qui confirme que «le plan avance sur la bonne voie».
Autres indicateurs avancés par le ministre : l’utilisation des intrants a augmenté, notamment les semences de 50%, les superficies bénéficiant du goutte-à-goutte se sont renforcées d’une superficie de 30.000 hectares, la mécanisation par mille hectares s’est améliorée de 27%.
Le bilan des réalisations des différentes filières de production au titre de l’année 2011 fait également ressortir cette dynamique. À titre d’exemple, 14 projets ont été lancés pour un investissement total de 429 millions de DH dans la filière céréalière, 7 projets pour un investissement de 704 millions de DH dans la filière agrumicole, 33 projets ont été lancés avec une enveloppe totale de 1,39 milliard de DH dans la filière oléicole. Plusieurs autres filières ont connu également le lancement de projets : la filière arboricole (30 projets, 688 millions de DH), la filière des viandes rouges (12 projets, 343 millions de DH), la filière apicole (11 projets, 229 millions de DH) et la filière lait (13 projets, 3,73 milliards de DH).
Cette dynamique devra se poursuivre avec plusieurs chantiers qui sont en cours de finalisation. Ce qui va permettre au secteur, d’après le ministre, de profiter pleinement des résultats de la recherche agronomique, de l’apport du Conseil agricole, de la mise en place d’un système d’assurance agricole pour faire face aux risques liés aux aléas climatiques, de l’amélioration du financement agricole, de la valorisation des produits du terroir et de l’amélioration de la commercialisation des produits agricoles.
Et ce n’est que le début. M. Akhannouch a appelé à garder confiance en le Plan Maroc Vert et à continuer à y investir, puisqu’il vise à lutter contre la pauvreté et à améliorer la situation des agriculteurs sur le long terme, lors de la troisième réunion du comité gouvernement/partenaires chargé du suivi de l’état d’avancement des contrats programmes lancés dans le cadre du Plan Maroc Vert dans les différentes filières agricoles.
La mise en œuvre de cette stratégie n’a toutefois pas la voie toute tracée. En fait, des entraves subsistent, notamment en matière de marchés, en l’occurrence les abattoirs et les marchés de gros, la restructuration des réseaux de distribution pour faciliter l’accès des produits agricoles aux marchés. Et c’est justement ce dont a débattu récemment une journée du Project Management Office, qui a pour objectif d’assurer le suivi des contrats programmes lancés dans le cadre du Plan Maroc Vert.
