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Dimanche 27 Septembre 2026
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Le septième art marocain primé à Cordoba

● La neuvième édition du Festival du cinéma africain de Cordoue (FCAT) a rendu hommage au 7e art marocain à travers les films des réalisatrices Leila Kilani et Uda Benyamina.
● «Sur la route du paradis» et «Sur la planche» sont les deux longs métrages qui ont su séduire le jury de ce festival où pas moins de 94 films d’Afrique ont été projetés.

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Après huit éditions dans la ville de Tarifa, le festival a pris, cette année, ses quartiers dans la ville de Cordoue où ont été projetés pas moins de 95 films représentant un total de 28 pays. Organisé à l’initiative de l’association «Al Tarab», avec le soutien notamment de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), de Casa Arabe (la maison arabe), du gouvernement de l’Andalousie et de la fondation Trois Cultures de la Méditerranée, le Festival du cinéma africain a Cordoue a, cette année, fait la part belle au cinéma marocain.

Récompensé dans plusieurs festivals internationaux, «Sur la route du paradis» (2011, 44 minutes), a déjà remporté le prix du meilleur court métrage (L’Afrique en Court) pour avoir évoqué «la réalité des immigrés sans-papiers en Europe de manière sensible faisant appel aux émotions sans tomber dans le paternalisme et le sentimentalisme» a souligné le jury.

Cette production cinématographique, la deuxième d’Uda Benyamina, raconte l’histoire de Leila et ses deux enfants, Sarah et Bilal, qui ont quitté leur terre natale afin de s’installer en France. Sans-papiers, à la recherche de son mari réfugié en Angleterre, Leila souhaite offrir à ses enfants une vie meilleure et tente de survivre en les élevant dans la clandestinité. Alors qu’elle retrouve enfin la trace de son époux et dispose de l’argent nécessaire pour le rejoindre, l’étau se resserre autour d’elle.

L’actrice marocaine Soufia Issami a été aussi récompensée par le Prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans le long métrage «Sur la planche», un film qui a également reçu une «Mention spéciale du jury» du FCAT. «Sur la Planche», qui participait à la sélection officielle de ce festival, relate la vie de quatre jeunes femmes de 20 ans, ouvrières dans une usine de crevettes et de textile, à Tanger. En plus de «Sur la planche» et «Sur la route du paradis», le Maroc était représenté à cette édition du FCAT par un autre court métrage de Hicham Ayouch, intitulé «Comme ils disent».

Le cinéma marocain était également présent dans les sections hors compétition par «J’ai bu du café dans un café» de Said Bouftass dans la catégorie «animation Maghreb» et «www : What a Wonderful World» de Faouzi Bensaidi, dans la catégorie «Rétrospectives». Par ailleurs, le Grand Prix de cette neuvième édition du Festival est revenu au long métrage sénégalais «Tey» de son réalisateur Alian Gomis, alors que le Prix du meilleur film documentaire a été octroyé à «Gangster Project» représentant l’Afrique du Sud. Le Prix de la meilleure interprétation masculine a, quant à lui, été attribué à Saul Williams pour son rôle dans «Tey».

La cérémonie de remise des prix a été marquée par la présence de plusieurs personnalités politiques, culturelles et économiques, notamment l’ancienne vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega, et le maire de Cordoue, José Antonio Nieto Ballesteros. D’ailleurs, Mane Cisneros, directrice du Festival, a signalé que le FCAT est le seul événement espagnol consacré à la cinématographie africaine, «c’est la fenêtre vers laquelle se pencheront les personnes intéressées par l’Afrique, continent méconnu et victime de préjugés, et ce par le biais de ses cinéastes», a-t-elle conclu.

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