«Nous avons besoin aujourd’hui d’un modèle économique capable d’assurer le développement et de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des hommes, à la rationalisation de la consommation et au maintien de l’équilibre entre générations et couches sociales et entre pays pauvres et riches», a souligné le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, devant la conférence des Nations unies sur le développement durable «Rio+20».
Le Maroc, qui a pris des décisions stratégiques pour passer à l’économie verte, renforcer le développement humain et accélérer la cadence des programmes afférents à l’environnement dans tous les domaines, plaide pour une synergie dans l’action de l’ONU afin de lui permettre de réaliser une meilleure intégration des trois dimensions du développement humain, a affirmé M. Benkirane. «Aujourd’hui, nous sommes interpellés afin de procéder à une évaluation objective des progrès réalisés dans ce cadre et de renouveler notre engagement sur la nécessité de réaliser le développement durable dans toutes ses dimensions économique, sociale et environnementale», a-t-il expliqué. En dépit des efforts déployés, la communauté internationale peine à asseoir les bases du développement durable, a-t-il estimé, soutenant que la crise économique mondiale, l’augmentation des prix de l’énergie et des produits alimentaires, les impacts négatifs des changements climatiques, l’ampleur de la pauvreté et du chômage constituaient des problématiques structurelles qui peuvent s’exacerber si des mesures nécessaires ne sont pas prises.
Revenant sur les mutations intervenues dans le monde depuis la Déclaration de Rio en 1992, il a évoqué l’accélération du développement technologique, le changement des modes de production et de consommation et la succession des crises politiques, économiques et sociales. Tous ces facteurs, a-t-il dit, ont affaibli les capacités de la communauté internationale à surmonter les difficultés et à honorer ses engagements concernant le développement durable, faisant observer que le «Printemps arabe» incarnait certains aspects de ces crises mondiales. Il a formulé le souhait de voir la communauté internationale accorder davantage d’intérêt à la lutte contre la pauvreté en vue d’assurer une vie digne aux hommes et particulièrement dans le continent africain où une grande partie de pays souffrent d’instabilité, de pauvreté et de maladies. M. Benkirane a conclu que la conférence de Rio 2012, qui intervient 20 ans après le Sommet de la terre, illustre l’attachement de la communauté internationale à la Déclaration de Rio pour un développement durable au service de l’Homme, conciliant les exigences de la croissance socioéconomique, d’une part,et la préservation de l’environnement, de l’autre. M. Benkirane participait, du 20 au 22 juin, à la conférence Rio+20 et était accompagné d’une importante délégation d’officiels et de parlementaires.
