Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement, s'est prêté hier au traditionnel exercice de la présentation de la déclaration gouvernementale devant le Parlement. Un peu plus de quatre années auparavant, Abbas El Fassi avait passé le même grand oral. Depuis, de nombreux développements ont eu lieu au Maroc et dans le monde à commencer par la crise économique mondiale jusqu'à l'adoption par le Maroc de la nouvelle Constitution, en passant par le printemps arabe dans la région.
Prenant en considération ces changements, la déclaration présentée hier se démarque, de ce fait, de celle présentée en 2007, même si certains axes similaires ont été repris. Il faut dire qu'en dépit de la situation économique marquée par la crise à l'international, notamment chez plusieurs partenaires du Royaume, le gouvernement de Benkirane reste très optimiste, affichant parfois des objectifs ambitieux.
Dans sa déclaration, le chef du gouvernement promet un taux de croissance à 5,5%, soit pratiquement le même taux de croissance à 6% promis par Abbas El Fassi en 2007. La seule différence, c'est que le Premier ministre sortant s'exprimait avant le début de la crise des « subprimes » aux Etats-Unis qui allait impactait par la suite toute l'économie mondiale. Et puisque le taux de croissance et le taux de chômage vont de pair (le nombre de postes d'emploi créés annuellement dépend de la performance du taux de croissance), Benkirane dit vouloir ramener le taux de chômage à seulement 8% contre 9,1% actuellement, selon les statistiques officielles.
El Fassi avait pour sa part placé la barre un peu plus haute en annonçant dans sa déclaration gouvernementale un taux de chômage à 7%, un objectif qui n'a pas été atteint puisque le taux actuel demeure aux alentours de 9%. Pour ce faire, la nouvelle équipe gouvernementale entend poursuivre des programmes lancés par d'autres gouvernements notamment « Taahil », « Moukawalati » et « Idmaj ». De nouvelles initiatives seront également prises comme le programme « Moubadara », pour la promotion de l'emploi au sein des associations de proximité ainsi que le programme « Taatir » orienté vers les diplômés au chômage de longue durée.
Concernant l'économie sociale et solidaire, Benkirane annonce l'amélioration du cadre institutionnel et juridique. Il a affirmé que le gouvernement procédera à la simplification des procédures de création des coopératives et à la valorisation de leurs produits en mettant à leur disposition de nouveaux mécanismes de financement.
Le gouvernement sortant avait prévu dans son programme d'élaborer des plans régionaux de l'économie sociale se basant sur les contrats-programmes comme moyen de mise en œuvre. Il avait promis en 2007 de soutenir les capacités des acteurs de l'économie sociale et solidaire en leur facilitant l'accès aux marchés publics.
Par ailleurs, le nouveau gouvernement érige la réforme de la justice comme une priorité. Le même chantier est contenu dans la déclaration du gouvernement sortant. L'équipe de Benkirane annonce qu'elle va s'atteler dans le cadre d'une approche participative, à la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles et à la promulgation des textes organiques et juridiques relatifs à l'indépendance de la justice et des magistrats. De même, le gouvernement affirme dans son programme qu'il va prévoir une batterie de mesures pour garantir l'égalité des citoyens devant la justice.
Abbas El Fassi avait dit, pour sa part, que son équipe allait mener des réformes urgentes touchant notre institution judiciaire dans le sens du renforcement de son efficience, de la préservation de l'honnêteté, de la dignité et de l'honneur de la magistrature.
Prenant en considération ces changements, la déclaration présentée hier se démarque, de ce fait, de celle présentée en 2007, même si certains axes similaires ont été repris. Il faut dire qu'en dépit de la situation économique marquée par la crise à l'international, notamment chez plusieurs partenaires du Royaume, le gouvernement de Benkirane reste très optimiste, affichant parfois des objectifs ambitieux.
Dans sa déclaration, le chef du gouvernement promet un taux de croissance à 5,5%, soit pratiquement le même taux de croissance à 6% promis par Abbas El Fassi en 2007. La seule différence, c'est que le Premier ministre sortant s'exprimait avant le début de la crise des « subprimes » aux Etats-Unis qui allait impactait par la suite toute l'économie mondiale. Et puisque le taux de croissance et le taux de chômage vont de pair (le nombre de postes d'emploi créés annuellement dépend de la performance du taux de croissance), Benkirane dit vouloir ramener le taux de chômage à seulement 8% contre 9,1% actuellement, selon les statistiques officielles.
El Fassi avait pour sa part placé la barre un peu plus haute en annonçant dans sa déclaration gouvernementale un taux de chômage à 7%, un objectif qui n'a pas été atteint puisque le taux actuel demeure aux alentours de 9%. Pour ce faire, la nouvelle équipe gouvernementale entend poursuivre des programmes lancés par d'autres gouvernements notamment « Taahil », « Moukawalati » et « Idmaj ». De nouvelles initiatives seront également prises comme le programme « Moubadara », pour la promotion de l'emploi au sein des associations de proximité ainsi que le programme « Taatir » orienté vers les diplômés au chômage de longue durée.
Concernant l'économie sociale et solidaire, Benkirane annonce l'amélioration du cadre institutionnel et juridique. Il a affirmé que le gouvernement procédera à la simplification des procédures de création des coopératives et à la valorisation de leurs produits en mettant à leur disposition de nouveaux mécanismes de financement.
Le gouvernement sortant avait prévu dans son programme d'élaborer des plans régionaux de l'économie sociale se basant sur les contrats-programmes comme moyen de mise en œuvre. Il avait promis en 2007 de soutenir les capacités des acteurs de l'économie sociale et solidaire en leur facilitant l'accès aux marchés publics.
Par ailleurs, le nouveau gouvernement érige la réforme de la justice comme une priorité. Le même chantier est contenu dans la déclaration du gouvernement sortant. L'équipe de Benkirane annonce qu'elle va s'atteler dans le cadre d'une approche participative, à la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles et à la promulgation des textes organiques et juridiques relatifs à l'indépendance de la justice et des magistrats. De même, le gouvernement affirme dans son programme qu'il va prévoir une batterie de mesures pour garantir l'égalité des citoyens devant la justice.
Abbas El Fassi avait dit, pour sa part, que son équipe allait mener des réformes urgentes touchant notre institution judiciaire dans le sens du renforcement de son efficience, de la préservation de l'honnêteté, de la dignité et de l'honneur de la magistrature.
