Le Grand Casablanca dispose désormais de sa «Feuille verte environnementale». Une sorte de feuille de route pour faire face à la menace environnementale qui guette aussi bien la métropole que ses régions. Comprenant toute une série de recommandations, ce document a été élaboré à l’initiative de l’association Maroc sciences et développement durable (MS2D), en partenariat avec une cinquantaine d’associations soucieuses de l’environnement.
Ces recommandations sont réparties en quatre volets : sensibilisation et formation, propreté et espaces verts, valorisation des déchets, en plus de recommandations d’ordre général.
Ainsi, si le développement durable doit contribuer à la justice sociale et préserver l’environnement pour les futures générations, il est absolument nécessaire que les acteurs socioéconomiques (collectivités locales, institutions, PME/PMI, etc.) participent aux activités associatives autour de l’environnement. Les partenaires insistent sur la nécessité d’œuvrer avec les autorités compétentes et les sociétés concernées pour réaliser des actions pilotes dans le domaine environnemental. «Afin de combler la faille existante entre les visions des associations et les institutions concernées, il est nécessaire de sensibiliser tous les intervenants à la problématique environnementale», indique MS2D.
Les signataires de la Feuille verte environnementale mettent à l’index le laxisme entourant l’application de la loi qui devrait pénaliser les personnes qui dégradent l’environnement (propreté des espaces verts, forêts, plages, etc.). Aussi, insistent-ils sur l’urgence d’agir afin de faire appliquer les textes de loi réglementant les déchets, ainsi que pour préparer un document de bonne gouvernance écologique.
Sur le volet de la sensibilisation, MS2D et ses partenaires envisagent de former des formateurs dans le domaine de l’environnement. «Pour ce faire, nous allons d’abord réaliser un diagnostic avant de proposer des formations, afin que celles-ci soient sur mesure par rapport au besoin. Il est également question de la création d’un curriculum pédagogique, à travers la vulgarisation et la formation, adaptée aux différents groupes ciblés en fonction de leurs tranches d’âge». Les actions prévues engloberont également les écoles, à travers l’utilisation des technologies de l’information comme outils de sensibilisation dans les établissements, ainsi que le renforcement de la part de l’environnement dans le cursus scolaire.
