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Jeudi 16 Avril 2026
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Une expertise diligentée à la suite du décès d’un étudiant

Le bureau local du syndicat national de l’enseignement supérieur a décrété un deuil de 3 jours à la suite du drame qui s’est produit dernièrement à la Faculté des sciences et techniques de Mohammédia.

Une expertise diligentée à la suite du décès d’un étudiant
Les étudiants ont fait une chute du deuxième étage.

Pour rappel, un étudiant en 2e année, filière d’ingénieur de génie énergétique, est mort et un autre est gravement blessé, à la suite de l’effondrement d’un garde-corps en bois, sur lequel ils s’étaient adossés, alors qu’une étudiante a été sauvée in extremis par son amie.

Le drame est survenu à 8 h 55, alors que l’ambulance, selon une étudiante, est arrivée à 9 h 15. Cet accident a mis en cause les normes de sécurité et de maintenance au sein de la faculté en question. L’établissement a-t-il un budget pour veiller sur la sécurité des étudiants ? «Non, répond le secrétaire général de la Faculté, mais nous subvenons à nos besoins dans ce domaine en puisant dans la rubrique entretien et maintenance». Les garde-corps, selon la même source, datent de 1992.

Enquête du ministère

Le secrétaire général affirme que la dégradation de la balustrade est due surtout à la corrosion : «Rien n’était visible et on ne pouvait pas prévoir ce drame.
Les autres garde-corps sont toujours en bon état. Ce qui s’est passé nous attriste tous». Après la mort du jeune étudiant, la Faculté a, enfin, entamé un chantier pour le renforceront de l’ensemble des garde-corps en acier. Pour sa part, Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, a visité les lieux du drame et demandé une expertise technique pour déterminer les causes de l’effondrement. Par ailleurs, une commission du ministère a entamé une inspection au sein dudit établissement depuis le mercredi dernier.

«La faculté est dotée de caméras de surveillance et de sérieuses mesures de sécurité sont prises au niveau de tous les espaces, notamment les labos», ajoute un responsable de l’établissement. Néanmoins, le drame a révolté la majorité des étudiants. «N’importe qui d’entre nous aurait pu être à la place du défunt», déplore l’un d’entre eux. Un autre problème qui a attisé la colère des étudiants, c’est la «mauvaise» prise en charge des accidentés aux hôpitaux. «L’hôpital Moulay Abdellah de Mohammédia ne dispose pas des équipements nécessaires pour une bonne prise en charge des cas graves qui sont, pour la plupart, acheminés, après une grande perte de temps, à Casablanca», indique un étudiant à la faculté de Mohammédia. Pour l’instant, aucune partie n’a été déclarée responsable de cet accident. 

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