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Dimanche 05 Avril 2026
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Le blues de l’homme bleu

● Mhamid El Ghizlane, à Zagora, est érigé jusqu’au 10 mars en espace de rencontres et de dialogue entre les peuples.
● La 9e édition du festival rend hommage à l’artiste touareg du Niger, Hama Bilalan.

Le blues de l’homme bleu
Les artistes du désert se sont donné rendez-vous autour de la conservation du patrimoine.

Le Festival international des Nomades prend de plus en plus d’ampleur. Sa neuvième édition est marquée par la présence du chanteur guitariste du groupe Hamawassa. Un rendez-vous que de nombreux mélomanes ont le plaisir de déguster avec ce jeune talentueux touareg qui excelle dans la fusion du blues touareg traditionnel avec de captivants sons reggae world.

Ses prestations ont souvent été gratifiées d’un grand succès, vu le genre musical saisissant qu’il transporte du fin fond du Niger. Sa participation à la 9e édition du Festival constitue un plus pour cette manifestation qui se veut un lieu de passage de toutes les cultures et traditions nomades. Hama Bilalan accompagné de ses collègues Jonathan Busnel à la guitare et Marc Vallois, aux percussions, marqueront, sans aucun doute, de leur empreinte le public du festival. Car la finesse de leur musique et la profondeur des textes ne laissent pas indifférent. Cette musique enregistrée, pour la première fois, en 2011, a donné un bond à la carrière de Hama Bilalan qui, depuis, fut sollicité pour participer à nombreux festivals et autres prestations musicales. Il est, actuellement, considéré comme l’un des artistes africains les plus doués et les plus prometteurs de sa génération. On va jusqu’à le surnommer le Jimmy Hendrix du désert.

Témoignages vivants de la culture du désert
Une appellation qu’il a acquise avec le temps, grâce à son talent et sa virtuosité, puis son ambition de transmettre la culture traditionnelle et populaire des nomades, un des principaux objectifs du festival. «À travers ces artistes du désert, nous estimons porter sur le devant de la scène internationale cette culture, comme témoin et expression vivante du patrimoine matériel et immatériel des Nomades, un héritage de leurs ancêtres. Une richesse qu’il est impératif de sauvegarder, de promouvoir et de transmettre aux générations futures. Pour mieux mettre en valeur ce patrimoine, le festival fait appel à toutes les potentialités, toutes disciplines confondues, pour ajouter à la qualité de cette manifestation et la mettre en valeur», souligne Noureddine Bougrab, directeur du Festival. L’invitation de Hama Bilalan, aux côtés de plusieurs autres artistes, est un appel à une vraie communion entre les hommes et les femmes du désert.n


Parcours

Après avoir grandi entre Agadez et Arlit (Niger), où il s’est fait remarquer dans l’une des écoles de musique créées par Abdallah Oumbadougou, Hama (Mohamed Bilalan) quitte le Niger en 2005 pour participer au projet Désert Rebel. Depuis 2008, il fait des résidences dans les locaux de l’association les Fennecs (Côtes-d’Armor).
Sa rencontre avec Marc Vallois (percussion) et Jonathan Busnel (guitare) lui donne l’occasion d’aller à la rencontre du public français. Avec des textes, pour la plupart en français, écrits conjointement avec Jonathan Busnel, Mohamed continue son parcours en multipliant les concerts dans les bars des Côtes-d’Armor. La sortie de son premier CD, en 2011, a constitué un fait marquant dans son parcours.

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