Rabat a de sérieux problèmes avec ses ordures ! Quoi qu'il soit choquant, le décor est devenu habituel pour les habitants de la capitale : conteneurs qui débordent, odeurs nauséabondes, avenues non balayées représentent en gros l'image quotidienne à laquelle ont droit les citoyens de cette ville, notamment dans les quartiers populaires... Les déchets envahissent Rabat, suscitant la grogne générale des habitants qui assistent impuissants à ce spectacle devenu quotidien.
Les critiques se multiplient, pointant du doigt les sociétés chargées de la collecte et la gestion déléguée des déchets pour leur non-respect du cahier des charges. On reproche notamment à ces entreprises de ne pas respecter les fréquences de passage des camions (les bennes de collecte des ordures ménagères) et de ne pas déposer assez de conteneurs.
Ces derniers, quand ils existent, ne sont pas nettoyés régulièrement. Notons que les rues ne sont pas non plus en meilleure situation. D'après certains observateurs, le balayage des avenues ne respecte aucun programme et reste aléatoire. Une situation qui a contribué à augmenter les points noirs qui ne cessent de se multiplier. Bref, la ville vit depuis un bon moment dans le chaos.
Mais quelles sont donc les raisons d'un tel désordre ? Il faut tout d'abord savoir que la capitale est la seule ville du Royaume ayant un statut spécial. En effet, le dossier de gestion déléguée des déchets est géré par deux instances, à savoir le conseil de la ville et la wilaya. Une réglementation qui n'existe dans aucune autre ville du Royaume. Dans les autres régions, la municipalité remplit cette mission à elle seule. Ce statut confère donc exclusivement à la wilaya le pouvoir d'infliger des pénalités aux sociétés délégataires, en cas de non-respect du cahier des charges signé avec le conseil de la ville. Or la wilaya refuse jusqu'à présent de franchir le pas et de recourir à des mesures coercitives à l'encontre des entreprises réfractaires. Deuxième élément à tenir en compte : plusieurs lacunes sont relevées dans les contrats conclus initialement entre le conseil de la ville et les trois sociétés délégataires, à savoir Sita, Tecmed et Veolia. Aucune clause de l'actuel contrat n'exige des trois prestataires le renouvellement de leur matériel ni le remplacement de celui qui est devenu défectueux. Pourtant, la commune de Rabat débourse chaque année plus de 100 millions de DH pour le règlement des prestations des trois opérateurs.
«Cette situation ne peut plus durer. Nous avons donc engagé un bureau d'expertise pour relever tous les dysfonctionnements et proposer un nouveau cadre contractuel», souligne Abdelmounim Madani, maire adjoint. D'après ce responsable, il a été convenu de mettre en place un nouveau plan de redressement afin de remédier à une situation qui devient de plus en plus préoccupante. «Nous avons prévu de mettre en place de nouveaux termes de référence selon lesquelles nous définirons le mode de collecte approprié à chaque quartier, on spécifiera le matériel à utiliser, le mode de conteneurisation approprié à chaque secteur urbain et même les résultats attendus», explique M. Madani.
Une fois que les nouveaux termes de référence seront établis, le conseil renégociera chaque contrat avec les trois sociétés délégataires dans la perspective de trouver de nouvelles solutions «pour la mise à niveau de leur prestation». «Nous espérons que les négociations se déroulent à l'amiable, mais le conseil de la ville pourra recourir à tout ce que stipule le contrat pour défendre les intérêts du citoyen», tient à faire remarquer M. Madani. Selon les déclarations de ce responsable, les contrats pourront bien faire objet de modification à travers l'introduction de nouveaux avenants qui fixeront d'une manière plus précise les standards de conteneurisation, la fréquence de collecte ainsi que de balayage. Rappelons qu'actuellement, de nombreuses communes, surtout les dernières en date comme Rabat (Hassan, Yaâcoub Al Mansour et Youssoufia), Casablanca et Fès, ont délégué la gestion des déchets solides à des sociétés privées. Le coût moyen des services de collecte est estimé 366 DH par tonnes. Quant à la durée du contrat de concession, elle varie de 5 à 7 ans.
Les critiques se multiplient, pointant du doigt les sociétés chargées de la collecte et la gestion déléguée des déchets pour leur non-respect du cahier des charges. On reproche notamment à ces entreprises de ne pas respecter les fréquences de passage des camions (les bennes de collecte des ordures ménagères) et de ne pas déposer assez de conteneurs.
Ces derniers, quand ils existent, ne sont pas nettoyés régulièrement. Notons que les rues ne sont pas non plus en meilleure situation. D'après certains observateurs, le balayage des avenues ne respecte aucun programme et reste aléatoire. Une situation qui a contribué à augmenter les points noirs qui ne cessent de se multiplier. Bref, la ville vit depuis un bon moment dans le chaos.
Mais quelles sont donc les raisons d'un tel désordre ? Il faut tout d'abord savoir que la capitale est la seule ville du Royaume ayant un statut spécial. En effet, le dossier de gestion déléguée des déchets est géré par deux instances, à savoir le conseil de la ville et la wilaya. Une réglementation qui n'existe dans aucune autre ville du Royaume. Dans les autres régions, la municipalité remplit cette mission à elle seule. Ce statut confère donc exclusivement à la wilaya le pouvoir d'infliger des pénalités aux sociétés délégataires, en cas de non-respect du cahier des charges signé avec le conseil de la ville. Or la wilaya refuse jusqu'à présent de franchir le pas et de recourir à des mesures coercitives à l'encontre des entreprises réfractaires. Deuxième élément à tenir en compte : plusieurs lacunes sont relevées dans les contrats conclus initialement entre le conseil de la ville et les trois sociétés délégataires, à savoir Sita, Tecmed et Veolia. Aucune clause de l'actuel contrat n'exige des trois prestataires le renouvellement de leur matériel ni le remplacement de celui qui est devenu défectueux. Pourtant, la commune de Rabat débourse chaque année plus de 100 millions de DH pour le règlement des prestations des trois opérateurs.
«Cette situation ne peut plus durer. Nous avons donc engagé un bureau d'expertise pour relever tous les dysfonctionnements et proposer un nouveau cadre contractuel», souligne Abdelmounim Madani, maire adjoint. D'après ce responsable, il a été convenu de mettre en place un nouveau plan de redressement afin de remédier à une situation qui devient de plus en plus préoccupante. «Nous avons prévu de mettre en place de nouveaux termes de référence selon lesquelles nous définirons le mode de collecte approprié à chaque quartier, on spécifiera le matériel à utiliser, le mode de conteneurisation approprié à chaque secteur urbain et même les résultats attendus», explique M. Madani.
Une fois que les nouveaux termes de référence seront établis, le conseil renégociera chaque contrat avec les trois sociétés délégataires dans la perspective de trouver de nouvelles solutions «pour la mise à niveau de leur prestation». «Nous espérons que les négociations se déroulent à l'amiable, mais le conseil de la ville pourra recourir à tout ce que stipule le contrat pour défendre les intérêts du citoyen», tient à faire remarquer M. Madani. Selon les déclarations de ce responsable, les contrats pourront bien faire objet de modification à travers l'introduction de nouveaux avenants qui fixeront d'une manière plus précise les standards de conteneurisation, la fréquence de collecte ainsi que de balayage. Rappelons qu'actuellement, de nombreuses communes, surtout les dernières en date comme Rabat (Hassan, Yaâcoub Al Mansour et Youssoufia), Casablanca et Fès, ont délégué la gestion des déchets solides à des sociétés privées. Le coût moyen des services de collecte est estimé 366 DH par tonnes. Quant à la durée du contrat de concession, elle varie de 5 à 7 ans.
