Menu
Search
Mercredi 10 Juin 2026
S'abonner
close

Rita Saher : pianiste virtuose marocaine

● Passionnée de Piano depuis son plus jeune âge, Rita Saher s’est récemment produite à Essaouira dans le cadre du festival le Printemps des Alizés. Elle nous fait découvrir du grand piano dans le sens le plus noble du terme.
● Née dans une famille d’artistes, Rita Saher se découvre très jeune une vocation pour le piano. D’ailleurs, elle est couronnée par plusieurs prix lors de différents concours, à l’échelle internationale, auxquels elle a participé.

Rita Saher : pianiste virtuose marocaine
Rita Saher pianiste

Casablancaise de naissance, Rita Saher a dès 14 ans fait ses premiers pas dans la cour des grands. «J’ai eu un coup de foudre pour le piano quand je prenais mes premiers cours de danse à l’école Zinoun sur des airs de musique classique, j’ai compris qu’une histoire d’amour était née», a-t-elle confié.

Une passion qui ne date pas d’hier, puisque Rita Saher est née de parents mélomanes et de musiciens. «Mon père est luthiste et ma mère passionnée par cet art. Toute petite, à 5 ans, je chantais des chansons d’Oum kalthoum, accompagnée par mon père au luth», indique l’artiste. C’est ainsi qu’après l’obtention de son baccalauréat, elle se consacre entièrement à l’étude du piano et s’inscrit à la prestigieuse École normale de musique Alfred Cortot à Paris où elle se perfectionne avec de grands pédagogues, tels que Jacques Lagarde, Guigla Katsarava, Monique Mercier et, dernièrement, Gabriel Tacchino au Festival de Salzbourg. Elle poursuit une carrière de pianiste-concertiste en même temps que chambriste.

Questionnée sur sa participation au Printemps des Alizés à Essaouira, elle répond : «Je connaissais la renommée et la qualité très bonne de cet événement et je me faisais une joie d’y participer. Le cadre est magnifique, le public enthousiaste et connaisseur et l’organisation impeccable. Ce fut un plaisir immense pour tous les participants, j’espère participer régulièrement aux prochaines éditions», a-t-elle souligné. À travers des mélodies qui nous portent vers d’autres époques, Rita Saher a choisi le piano pour s’exprimer en toute liberté. «J’ai un répertoire classique assez large qui comprend les romantiques (Chopin, Schumann, etc.), la musique française (Ravel, Debussy, Poulenc...), sans oublier les classiques : Beethoven, Mozart, Haydn, etc., que je joue régulièrement», a-t-elle ajouté. Elle souligne, toutefois, sa préférence pour le grand Mozart et la musique espagnole : «Le programme que j’ai joué à Essaouira est entièrement espagnol, donc vous l’aurez deviné, mes compositeurs préférés sont Mozart, Albéniz, Granados...», indique la pianiste.

Concernant sa dernière prestation lors du Printemps des Alizés, elle déclare que «le plus important, c’est quand vous sentez que le public apprécie. Ce fut le cas à Essaouira et lors de certains récitals, comme au théâtre Adyar à Paris, une salle de 500 places totalement comble (avec le soutien d’Attijariwafa bank), à Tunis lors de l’Octobre musical de Carthage et lors de ma première tournée au Maroc.» À noter que pour 2012, Rita Saher prépare un concerto qu’elle jouera avec un orchestre symphonique français. «Pour ce spectacle, je pense peut-être à Schumann ou à Mozart. Je vais aussi donner un récital au Carnegie Hall à New York et une tournée au Maroc vers la fin de l’année courante», conclut-elle. Une occasion en or de connaître cette pianiste marocaine qui, d’ores et déjà, se produit dans des salles archicombles, enchantant son public.

Lisez nos e-Papers