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Sarkozy et Hollande s’affrontent dans le traditionnel débat télévisé

● Le duel tant attendu entre les deux candidats au second tour aura lieu aujourd’hui.

Sarkozy et Hollande s’affrontent dans  le traditionnel débat télévisé
Dimanche prochain, les Français éliront celui qui présidera aux destinées de la France durant les cinq prochaines années. bPh. AFP

Convaincus de la supériorité de leur champion, les partisans de Nicolas Sarkozy croient fermement, contre tous les sondages, que son débat télévisé mercredi 2 mai contre François Hollande permettra de faire mentir les pronostics, à quatre jours du 2e tour de la présidentielle.

Publiquement, rien n’est encore joué. Et tout ce que l’entourage du président compte d’élus, de ministres ou de cadres répète qu’une «surprise» est encore possible. Les derniers sondages donnent toujours une confortable avance à François Hollande, avec de 53 à 54 % des voix le 6 mai. Alors à quelques jours du second tour, certains se prennent à imaginer un KO télévisuel qui transformerait l’actuelle «chronique d’une mort annoncée» en récit d’une reconquête miraculeuse. «Oui», a répondu lundi dernier, enthousiaste, la ministre du Budget Valérie Pécresse, il est possible de retourner le large avantage accordé par les sondages au candidat socialiste. «Il faut lui faire dire ce qu’il n’a pas envie de dire, c’est-à-dire que rien, aucune des promesses qu’il a faites dans cette campagne n’est financée, aucune ne peut être réalisée». «Hollande n’est pas à la hauteur de Sarko, c’est clair», juge le député de droite Jacques Myard, pour qui «quand ils seront face à face, tout le monde verra la différence». «Ce débat va montrer qu’ils ne jouent pas dans la même division», assure le ministre Thierry Mariani. François Hollande, dit-il, «va être obligé de sortir de son attitude «je ne prends parti sur rien, je reste flou sur tout». Energique, jouant le tout pour le tout, Nicolas Sarkozy aborde ainsi le débat en boxeur face au judoka François Hollande, déjà installé dans ses habits de président qui jouera la carte de la «force tranquille», estime ainsi Philippe Labro dans le quotidien le Figaro. Depuis des mois, les ténors de la droite font monter la pression autour de ce duel en instruisant un procès en hypocrisie et lâcheté contre François Hollande.

Nicolas Sarkozy lui-même ne s’est pas privé de montrer ses muscles. De façon très crue en privé, rapportent ses proches. «Je vais l’exploser», «je ne le lâcherai pas», «les Français veulent le match, ils vont l’avoir», a-t-il clamé ces dernières semaines.
Publiquement, le chef de l’Etat a mis les formes. «Ce n’est pas un combat de rue, ni la guerre», «j’irai calmement à ce débat républicain», a-t-il assuré dans la presse ou lors de ses meetings. De son côté, le candidat socialiste a indiqué s’attendre à un rendez-vous «rugueux», mais ne veut pas garder de ce débat «des phrases qui pourraient être autant d’insultes ou de mises en cause». Le président-candidat a paru tellement sûr de sa force dans ce type d’exercice qu’il lui a même proposé trois débats. Ce que François Hollande a refusé, déclenchant les critiques de la droite.

Mais, même s’ils sont persuadés de la supériorité de leur candidat, les ténors de la droite doutent en coulisse qu’un seul débat suffise à inverser la tendance. «Nous n’avons jamais vu, à une quelconque élection (...), qu’un débat fait bouger les lignes quand les rapports de force sont bien établis», rappelle Gaël Sliman, de l’institut de sondage BVA Opinion.
Avec agence

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