La restructuration de Royal Air Maroc (RAM) est en marche. La réduction massive des charges à travers une série d'actions axées sur l'optimisation des coûts de la consommation de carburant et des frais de commercialisation et de distribution est désormais le grand cheval de bataille du transporteur national. Ainsi, outre le projet de réduction d'un tiers des effectifs et l'optimisation du réseau aérien, la compagnie s'appuie aussi sur le déploiement de deux leviers structurels afin de pouvoir rationaliser ses dépenses à hauteur de 1 milliard DH. Il s'agit tout d'abord de l'externalisation des activités considérées hors cœur de métier chez la compagnie. Plus en détails, RAM est tenue de se concentrer sur son «core business» et d'externaliser ou de filialiser certaines fonctions ne faisant pas partie du périmètre névralgique de son métier.
Parmi les activités concernées, figure la formation assurée aujourd'hui par RAM Academy. Selon la compagnie, «l'externalisation de cette entité répond à un double souci. D'une part, lui permettre d'avoir une activité régulière au lieu d'une activité alignée sur les besoins exclusifs et ponctuels de RAM et, d'autre part, alléger les charges de la compagnie qui supporte aujourd'hui le coût de formation de ses personnels». S'agissant de l'externalisation d'autres activités comme le handling (ensemble des services fournis, au sol, aux compagnies aériennes durant le temps d'escale) ou le catering (restauration), tout cela est à l'étude. Par ailleurs, il est aussi question pour l'entreprise de céder des actifs non stratégiques. Dans ce sillage, elle a ainsi cédé 66,51 % de ses actions dans la filiale hôtelière Atlas Hospitality Morocco (AHM).
Le repreneur n'est autre que le fonds d'investissement touristique H Partners. En vertu de ce partenariat stratégique, H Partners pourra bénéficier de l'expertise de gestion hôtelière de AHM qui serait amené à gérer des actifs hôteliers déjà existants ou encore à développer par le fonds. Une autre société est également concernée par cette politique de désengagement. Il s'agit de Matis, opérateur spécialisé dans les câblages électriques destinés à l'industrie aéronautique et où RAM détenait 33,33 % du capital avec les sociétés Boeing et Labinal. La liste n'est pas bouclée. D'autres projets de cession sont à l'étude par RAM, conformément aux engagements souscrits par la compagnie dans le cadre du contrat-programme, et concernent une partie du patrimoine immobilier de la compagnie.
Pour rappel, toutes ces mesures s'inscrivent dans le cadre du contrat-programme signé entre l'Etat et la compagnie en septembre 2011, à travers lequel RAM a lancé un plan de restructuration visant à lui permettre de s'adapter le plus rapidement possible à son environnement et à rétablir ses fondamentaux économiques. Cette restructuration devrait lui permettre d'engager, à partir de 2014, un plan de développement destiné à assurer sa pérennité et son développement dans la perspective d'une croissance continue. L'effort de restructuration fait également la part belle à l'assainissement financier, surtout que la situation pourrait se dégrader courant 2012 à cause de la crise économique en Europe et le renchérissement du prix du carburant.
Parmi les activités concernées, figure la formation assurée aujourd'hui par RAM Academy. Selon la compagnie, «l'externalisation de cette entité répond à un double souci. D'une part, lui permettre d'avoir une activité régulière au lieu d'une activité alignée sur les besoins exclusifs et ponctuels de RAM et, d'autre part, alléger les charges de la compagnie qui supporte aujourd'hui le coût de formation de ses personnels». S'agissant de l'externalisation d'autres activités comme le handling (ensemble des services fournis, au sol, aux compagnies aériennes durant le temps d'escale) ou le catering (restauration), tout cela est à l'étude. Par ailleurs, il est aussi question pour l'entreprise de céder des actifs non stratégiques. Dans ce sillage, elle a ainsi cédé 66,51 % de ses actions dans la filiale hôtelière Atlas Hospitality Morocco (AHM).
Le repreneur n'est autre que le fonds d'investissement touristique H Partners. En vertu de ce partenariat stratégique, H Partners pourra bénéficier de l'expertise de gestion hôtelière de AHM qui serait amené à gérer des actifs hôteliers déjà existants ou encore à développer par le fonds. Une autre société est également concernée par cette politique de désengagement. Il s'agit de Matis, opérateur spécialisé dans les câblages électriques destinés à l'industrie aéronautique et où RAM détenait 33,33 % du capital avec les sociétés Boeing et Labinal. La liste n'est pas bouclée. D'autres projets de cession sont à l'étude par RAM, conformément aux engagements souscrits par la compagnie dans le cadre du contrat-programme, et concernent une partie du patrimoine immobilier de la compagnie.
Pour rappel, toutes ces mesures s'inscrivent dans le cadre du contrat-programme signé entre l'Etat et la compagnie en septembre 2011, à travers lequel RAM a lancé un plan de restructuration visant à lui permettre de s'adapter le plus rapidement possible à son environnement et à rétablir ses fondamentaux économiques. Cette restructuration devrait lui permettre d'engager, à partir de 2014, un plan de développement destiné à assurer sa pérennité et son développement dans la perspective d'une croissance continue. L'effort de restructuration fait également la part belle à l'assainissement financier, surtout que la situation pourrait se dégrader courant 2012 à cause de la crise économique en Europe et le renchérissement du prix du carburant.
