Le cinéma d’animation est trop souvent considéré comme destiné uniquement aux enfants alors que c’est totalement faux. Dans ce sens, le festival Casanim organisé par la fondation ONA et l’association Animaroc propose un éventail de programmes destinés à des publics très différents, pour les plus jeunes comme pour les adultes afin de faire connaitre le film d’animation. « Nous voulons encourager et promouvoir la création et le développement de film d’animation au Maroc puisque cela n’existe malheureusement pas encore » confie Younès Mouslih, président de l’association Casanim.
À l’image des grandes manifestations nationales dédiées aux arts et à la culture, le festival du film d’animation CASANIM tend à s’imposer chaque année un peu plus parmi les évènements culturels annuels attendus par le public et ayant pour objectif de devenir le rendez vous incontournable des professionnels et des amateurs du film d’animation de tout âge, autant sur la scène nationale qu’internationale. A ce titre, M. Mouslih explique qu’il s’agit avant tout de donner un coup de pouce à ce secteur « timide en montrant aux gens comment on fait un film d’animation à travers la mise en place de nombreux ateliers dans le cadre de ce festival ».
C’est donc un coup de projecteur sur l’effervescence du film d’animation à Casablanca, avec de multiples formes de diffusion s’adressant à tous les publics. Un événement culturel avec un programme riche et varié (exposition, conférences, ateliers, projections, workshops, etc.) dans plusieurs lieux à travers la ville de Casablanca, qui favorisera la découverte d’un art à la fois narratif et plastique ainsi que la rencontre avec des réalisateurs trop souvent méconnus.
Cela sera notamment rendu possible grâce au travail des organisateurs qui, par leur choix et leur implication, tendent à faire de cette célébration un temps fort, unique en son genre, dans le milieu du cinéma d’animation.
Aussi, le président de l’association Animaroc Younès Mouslih a tenu à souligner que la 1ère édition a été marquée par une forte collaboration avec la France à travers plusieurs ateliers. La 2e édition a quant à elle, ciblé l’internationale à travers des pays comme la Jordanie, le Yemen, la Tunisie ou encore l’Algérie pour ne citer qu’eux. C’est donc naturellement que cette troisième édition sera «made in Morocco» avec une très grande sélection d’artistes marocains qui se sont illustrés dans l’art du film d’animation. « Je pense que l’état devrait encourager ce genre d’initiative car le film d’animation permet de faire passer le message de manière direct et simple» indique Y. Moslih. Pour ce qui est du financement du festival Casanim, ce dernier a souligné que pour les 2 premières éditions , rassembler le budgets nécessaire était vraiment difficile ; «nous avons eu des problèmes au niveau du sponsoring, les gens n’y croient pas, ils pensent que le film d’animation est destiné aux enfants et ne voient pas ce festival comme un évènement culturel» déplore Y. Moslih.
Et d’ajouter : «pour cette troisième édition nous avons reçu l’aide de L’ONA. Notre objectif principal étant d’essayer de rassembler autour du film d’animation pour pouvoir plus tard, si l’on peut, convaincre le centre cinématographique marocain (CCM) de produire un film dans ce sens » conclut Y. Moslih . A noter que CASANIM vient renforcer l’engouement déjà remarquable d’un public de plus en plus grandissant pour l’animation. C’est également une plate forme de rencontres et de partage pour promouvoir un art au service de l’imaginaire et démontrer l’étendue du talent des jeunes artistes marocains.
