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Mardi 21 Avril 2026
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Victoire écrasante de la majorité

Les partis de la majorité ont raflé les cinq sièges à pourvoir aux élections partielles du 28 février.
Soutenu par le PJD, le PPS parvient à garder son groupe parlementaire à la Chambre des représentants.

Victoire écrasante de la majorité
Abdellah Baha (ministre d’Etat PJD) a fait le déplacement à Sidi Kacem pour soutenir le candidat du PPS.

Les quatre partis de la majorité ont remporté haut la main les cinq sièges à pourvoir aux élections partielles du 28 février. Le Mouvement populaire s’est imposé dans deux circonscriptions (Settat et Sidi Kacem). Comme prévu, le PJD a décroché le siège de Moulay Yaacoub, ce qui lui a permis de revenir à son score initial (107 députés) obtenu en 2011 après avoir perdu un siège à Tanger. Le parti de l’Istiqlal qui convoitait avec ardeur la circonscription de Sidi Kacem a plutôt réussi dans celle d’Azilal. Quant au PPS qui a été fortement soutenu par les ténors du parti de la lampe dans trois circonscriptions, il a gagné le siège d’El Youssoufia.
Une victoire qui lui permet de récupérer son groupe parlementaire qu’il allait perdre définitivement en cas de défaite. Les camarades de Nabil  Benabdellah peuvent enfin souffler donc ! L’enjeu était de taille pour le parti du livre dont les députés étaient menacés de basculer vers le statut de groupement parlementaire et de perdre ainsi plusieurs avantages dont la représentativité au bureau de la Chambre des représentants.
Le parlementaire du PJD Mohamed Reda Benkhaldoun estime que ce résultat positif obtenu par le PPS est important même s’il n’a pas pu décrocher un deuxième siège. Le soutien du PJD au PPS n’a pas été perçu d’un bon œil par certains militants des deux autres composantes de la majorité. M. Benkhaldoun estime que le Mouvement populaire et l’Istiqlal devaient, eux aussi, appuyer le Parti du progrès et du socialisme
qui était dans une situation délicate.

Sur ce point, le chef du groupe parlementaire de la mouvance à la Chambre des représentants Mohamed Moubdiaâ tient à indiquer que c’était au chef du gouvernement de réunir les composantes de la coalition gouvernementale avant les élections. «Et ce, pour non seulement les convaincre de soutenir le PPS, mais pour convenir de la nécessité de présenter des candidatures uniques de la majorité au lieu de mener les élections en rangs dispersés», dit-il.
Faute de consensus, les candidats de la majorité se sont livré une concurrence acharnée.
Ils n’ont pas hésité à se lancer de virulentes accusations. À Settat, à titre d’exemple, le candidat du MP a été accusé d’irrégularités par le PJD. Une accusation qui risque de mettre encore une fois la coalition gouvernementale à rude épreuve. La réunion des chefs de file de la coalition gouvernementale, le 15 février, a certes réussi à colmater quelques brèches, mais elle n’a pas permis de sceller la réconciliation et d’atteindre la concorde escomptée.

À ce propos, le chef du groupe de l’Istiqlal à la Chambre des conseillers, Mohamed Ansari, tient un discours positif estimant que malgré les divergences, la majorité s’en sort gagnante. Cet indicateur témoigne, selon lui, de la confiance de la population vis-à-vis de la coalition gouvernementale.
Forte des derniers résultats, la majorité décoche ses flèches à l’endroit de l’opposition qui ne cesse de la critiquer. «À plusieurs reprises, l’opposition remet en cause la popularité de la majorité notamment celle du PJD. Ces élections sont encore une fois la preuve tangible de la reconnaissance de la population», tient à souligner Mohamed Reda Benkhaldoun. Une reconnaissance qu’il faudra, selon
M. Moubdiaâ, cultiver car la population nourrit de grandes attentes dans le gouvernement qui est appelé à déployer davantage d’efforts pour ne pas décevoir. L’emploi, la cherté de la vie, les retraites... sont autant de dossiers chauds qui demandent des réponses urgentes mais qui ne sont pas forcément populaires.

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