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Vendredi 01 Mai 2026
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Hommage à la peinture figurative de Meki Megara

● La galerie l’Atelier 21 de Casablanca abrite une exposition de Meki Megara, l’un des pionniers de la peinture marocaine moderne.
● Intitulée «Figurations», l’exposition, prévue jusqu’au 4 juin prochain, rend hommage à l’œuvre figurative de ce plasticien décédé en 2009.

Hommage à la peinture figurative  de Meki Megara
Apr!s avoir expérimenté de multiples courants, Meki est revenu à ses premières amours, le figuratif.

Portraits d’enfants, vieillards, compositions humaines, paysages, natures mortes, études de nus… La peinture figurative occupe une place prépondérante dans l’expression picturale de Meki Megara. C’est le point de départ et l’ultime approche esthétique de cet artiste-peintre. D’où l’intérêt pour l’Atelier 21 de rendre un vibrant hommage posthume aujourd’hui à l’œuvre figurative de Meki Megara.

À travers cette exposition intitulée «Figurations», l’objectif c’est de «présenter de prime abord le travail si important de cette figure de proue de la peinture moderne au Maroc. Meki est l’un des rares artistes qui ont arpenté avec frénésie presque toutes les facettes de l’expression picturale de la figuration à l’abstraction en passant par l’introduction des reliefs dans la peinture, entre autres formes, avant de faire un come-back réussi à la peinture figurative», explique Aziz Daki, critique d’art et co-directeur de la galerie l’Atelier 21. À vrai dire, Meki Megara a bel et bien enrichi le patrimoine pictural marocain par son œuvre qui, même constamment renouvelée, s’affirme et se confirme. Cette exposition donne à voir et à apprécier l’œuvre figurative de ce plasticien inspiré à travers une collection inédite de travaux. Une collection précieusement et conservée par la famille Megara et composée des œuvres que le défunt a réalisées entre 1980 et 2009.

Fête de prose, d’affinités et de rêves tantôt mythiques tantôt proches de la nature, la peinture figurative de l’œuvre de Meki Megara prouve que ce dernier prenait du plaisir à peindre et donnait souvent libre cours à son imagination. En attestent les couleurs de la matière et les changements de rythme dans la gestualité à la fois pondérée et sobre, lyrique et déchaînée. D’où l’importance de cette exposition qui tend à unir toutes les pièces de cette création singulière. C’est dire que chez Meki Megara la palette est riche.

«La matière est savamment répartie aux endroits sensibles afin de ne pas oublier la moindre ride, le moindre pli de la bouche, du bras, du vêtement, de la jambe pliée, en s’asseyant, dos tourné, alternant avec le torse de face, pour boucler la spirale d’un mouvement continu», précise la critique d’art Tzvetomira Tocheva. Pour ce docteur bulgare en arts plastiques, spécialiste de l’art contemporain marocain, objet de sa thèse, Mekki Megara est un véritable alchimiste de la matière.

Une matière qu’il utilise à profusion pour construire sa figuration. Mieux encore, «il la superpose couche par couche et crée des architectures spatiales où la brosse s’entasse ou s’enlève, la couleur n’étant qu’un attribut de la forme», ajoute-t-elle. Résultat : un récit imaginaire où la vie est toujours présente. Et une œuvre figurative ajustée avec finesse et élégance.

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