Animation en image de synthèse, animation 2D et 3D, fiction expérimentale, longs et courts métrages, documentaires ou encore des clips vidéo… Toutes les facettes de la création cinématographique moderne se sont invitées au Festival international du film de l’étudiant. Les réalisateurs, lauréats des grandes écoles de cinéma, participent à cet événement pour présenter leur travail cinématographique dans l’espoir de se faire connaître au niveau national, voire international.
Naturellement, les participants viennent d’horizons et de cultures différents. En témoigne la diversité des genres et des styles de films, qui vont du mélodramatique à humoristique. Quant aux thèmes, ils privilégient le rituel social et les communions villageoises. «Le festival depuis sa première édition tente de se faire l’écho des créations cinématographiques contemporaines du Maroc, mais aussi des quatre coins du monde», explique Abdellah Cheikh, directeur du FIFE. C’est très justement ce qui explique le choix du thème de cette sixième édition «Droit de rêver». «Notre festival défend le droit de rêver via le média culturel de large diffusion qu’est le cinéma. J’estime que la promotion de notre culture artistique par le biais des films est le meilleur moyen de renforcer nos liens et d’enraciner notre engagement mutuel avec les autres pays», ajoute-t-il.
Au-delà du droit de rêver défendu par les organisateurs, l’objectif de cette édition est de mettre en avant la dynamique caractérisant la production cinématographique estudiantine du Maroc, mais également celle des quatre coins du monde. Il s’agit au total de 16 pays : l’Allemagne, l’Albanie, la Belgique, la Bulgarie, le Burkina Faso, la Chine, l’Égypte, l’Espagne, les États-Unis, la France, le Liban, le Tchad, la Tunisie, la Turquie, la Syrie et le Maroc, pays hôte de l’événement. Un événement qui se veut également une plateforme promotionnelle de la jeune création estudiantine à l‘image des œuvres, toutes catégories confondues, retenues pour cette édition.
C’est l’occasion aussi pour ces jeunes étudiants d’échanger leurs expériences dans le domaine du septième art. Dans ce sens, les organisateurs ont prévu des ateliers d’initiation et de formation et une bonne série de rencontres avec des réalisateurs de renom. En témoigne la rencontre qui a eu lieu jeudi 9 mai à l’École supérieure des beaux-arts avec le réalisateur libanais Ghassan Koteit. Une rencontre qui a permis aux jeunes participants d’échanger leurs diverses expériences avec cette figure de proue des salles obscures.
L’événement tend aussi à mettre l’accent sur l’importante de l’enseignement pédagogique du cinéma. Dans cet esprit, en collaboration avec l’Institut Cervantès de Casablanca, le réalisateur espagnol Oliver Laxe a animé un workshop au profit des jeunes réalisateurs du Maroc, mais également de tous les pays participants.
«L’objectif de ce workshop est d’expliquer les perspectives et les techniques de la réalisation d’une œuvre cinématographique. Les jeunes talents doivent prendre conscience de l’importance d’améliorer leur technique, leur approche de cet art, cette profession foi», dit M. Laxe. Un second atelier de formation au scénario, sur le thème «Rêver avec la paix», a été animé par le scénariste marocain Anouar Khalil.
Ainsi, le FIFE se veut un acte de reconnaissance des efforts fournis aussi bien par les professeurs que par leurs candidats qui «mènent une carrière artistique éblouissante accompagnée de qualités humaines que l’on ne retrouve que chez les vrais créateurs», soutient Wafaa Borkadi, présidente de l’association Arts et métiers et du FIFE. C’est dire que l’événement s’est voulu un carrefour de toutes les créations estudiantines et un tremplin pour la révélation des réalisateurs de demain.
