Après les bons échos récoltés de la première édition, le Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix (CMCDP) récidive et organise son deuxième Festival international «Cinéma et mémoire commune». Un événement instauré dans le but d’élargir les espaces de dialogue du CMCDP à travers l’analyse et la réflexion sur les différents impacts politiques, sociaux, culturels et économiques ayant affecté des peuples avec qui le Maroc a des liens de mémoire commune. L’objectif étant d’instaurer une culture de paix et de cohabitation entre ces peuples. Car, comme l’a souligné feu Driss Benzekri, «il s’agit non pas seulement de partager la connaissance et la réappropriation du passé, mais aussi faire surgir dans le présent le débat contradictoire, des normes et des règles communes de vivre et bâtir ensemble le futur…»
C’est, en effet, le principe de cette manifestation qui se veut un creuset pour débattre avec des acteurs et des spécialistes du cinéma et d’autres chercheurs, critiques et journalistes intéressés par ce domaine. «L’expérience de l’année précédente fut un grand succès. Ce qui nous a motivés et incités à nous entourer d’une équipe très compétente afin d’aller encore plus loin avec cette manifestation cinématographique. Nous avons, de ce fait, conclu un partenariat avec un groupe appartenant au domaine du cinéma, de la communication, de l’administration et de la logistique, afin de donner plus de professionnalisme à la manifestation. La thématique de cette année est justifiée par la diversité culturelle qui règne autour de la Méditerranée, sachant qu’il y a beaucoup de films qui ont abordé ce sujet. Chaque réalisateur l’a traité de son point de vue personnel et en rapport avec sa situation géographique. Nous visons à atteindre deux objectifs. Celui de réviser les stéréotypes et les images négatives véhiculés autour des migrants, en insistant sur le respect des droits de l’Homme et sa contribution à l’enrichissement de la diversité culturelle. Puis, encourager les jeunes cinéastes qui trouvent, à travers le cinéma, un moyen d’expression et d’extériorisation de leurs préoccupations et aspirations, en participant à la construction d’une véritable démocratie dans le cadre de la mémoire commune des peuples», souligne le directeur général du Festival, Abdessalam Boutayeb.
Plusieurs films récents des pays de la Méditerranée (produits entre 2011-2012) seront au programme de cette édition. «La sélection des films en compétition est confiée à des professionnels spécialisés et indépendants, en plus du directeur artistique du Festival. Nous prévoyons aussi la présence de 200 invités marocains et étrangers, ainsi que l’organisation d’une série d’activités parallèles, notamment des tables rondes, des débats, des conférences plénières, des expositions artistiques et des animations musicales», affirme Abdessalam Boutayeb, qui n’a pas manqué d’ajouter que le festival comptait procéder à des projections de films en plein air, dans des écoles et aussi dans des établissements pénitentiaires. «Cette édition se distinguera par l’organisation d’ateliers sur la mise en scène cinématographique et l’écriture de scénario avec l’encadrement de metteurs en scène et de professionnels en la matière».
Trois compétitions auront lieu dans les catégories long métrage, court métrage et documentaire. Chaque compétition possède un jury spécialisé pour départager les films.
Les gagnants obtiendront successivement le grand Prix du Festival, le Prix du comité scientifique du Centre et le Prix du public. Des hommages seront rendus à des stars marocaines et internationales, notamment les réalisateurs Mohamed Ismail et Chus Gutierrez, l’actrice Souad Saber, puis à des personnes appartenant au domaine de la migration et du dialogue des civilisations.
