Pas étonnant pour cet orchestre qui a déjà testé sa première expérience, en novembre dernier, avec la chanteuse Looloo, de son vrai nom Laetitia Camboulives, dont la voix envoûtante ne manque pas de séduire les plus fins connaisseurs.
Un plus pour l’Orchestre symphonique royal, plutôt connu pour ses concerts en musique classique et concerts de jazz sans chant avec son Big Band. «C’est vrai que le Big Band a été créé en même temps que l’Orchestre symphonique royal avec pour but de mener, en parallèle, les deux styles musicaux : la musique classique qui est en elle-même une garantie de la qualité et de la compétence de ses musiciens, puis des concerts de jazz pour un apport diversifié. Cette diversification, pour nous, jouait l’effet d’appel, sachant que le jazz est un genre très apprécié par tous les publics. Effectivement, beaucoup de fans de jazz ont, par la suite, voulu voir l’Orchestre symphonique royal dans ses concerts classiques. Donc, notre objectif est atteint», souligne le directeur de l’OSR, Younes Terfas.
Un grand défi pour cet orchestre qui a fait beaucoup d’efforts afin d’arriver à ce stade. «Notre devise était de réunir qualité et diversification. D’où l’idée d’intégrer Laetitia au Big Band. L’idée a été fructueuse et a apporté ses fruits, vu les échos positifs lors de la première production de la chanteuse Looloo en compagnie de l’orchestre de Jazz». Laetitia Camboulives a été présentée au chef d’orchestre, Oleg Reshetkin, après son passage à Mawazine. Il a vite été séduit par ses potentialités vocales et lui a proposé de chanter au sein du Big Band. Car il fallait une voix pour le jazz. «En effet, elle a ajouté quelque chose d’intéressant à l’orchestre. Un plus réel. C’était la cerise sur le gâteau», renchérit Younes Terfas qui trouve cette rencontre avec Laetitia des plus exceptionnelles. Et pour cause, cette chanteuse française, de mère marocaine, ne les a pas déçus.
Son passage à Mawazine, en mai dernier, lui a vraiment porté chance, puisque c’est là où le directeur artistique et chef d’orchestre de l’OSR a demandé à la rencontrer pour discuter avec elle. «On a parlé de la possibilité de collaborer ensemble. Son souhait le plus cher était de faire évoluer ce Big Band et le colorer différemment en y intégrant le chant. Ce projet lui tenait beaucoup à cœur. Donc, on a commencé à travailler sérieusement pour livrer notre premier jet en novembre dernier, à travers trois concerts de suite, à Meknès, Rabat et Casablanca. C’était une pure réussite.
Tout le monde était heureux. Nous avons eu des retours extraordinaires», affirme Looloo. Et qui peut dire le contraire, sachant que ce Big Band est constitué de grands musiciens professionnels qui n’ont rien à envier aux formations internationales ? «C’est un plaisir de travailler avec le Big Band qui forme une équipe très soudée et de bon niveau musical. Car au-delà du jeu de la partition, chacun des musiciens se l’approprie et l’interprète avec âme et sentiments», ajoute-t-elle.
