Le Matin : Quels sont les thèmes que vous abordez dans votre premier stand-up «Biodégradable» ? Et pourquoi ?
Youssef Ksiyer : Dans ce premier coup d’essai, je tente de parler de la problématique de l’environnement surtout dans sa dimension écologique : pollution, énergie renouvelable, entre autres. Je traite cette question avec une approche maroco-marocaine. C’est le point de départ de «Biodégradable», mais au passage, je fais un clin d’œil aux diverses questions liées à notre société : le mariage entre modernité et tradition, le rapport homme femme, l’impact de la télévision et des réseaux sociaux sur notre vie, l’embouteillage, la polygamie, la crise économique et le développement durable. Je dirais même que je dresse un constat sur les nouveaux enjeux du 21e siècle.
Vous êtes lauréat des premières scènes ouvertes de 2011, comment avez-vous vécu l’expérience Jamel Comedy Club ?
C’est une expérience riche, très riche. Après avoir gagné la compétition des scènes ouvertes, j’ai intégré le Jamel Comedy Club où j’ai beaucoup appris sur les aspects artistiques du stand-up. Un coup de boost qui m’a poussé à peaufiner l’écriture de mes sketchs. Cela m’a permis aussi de tisser des liens forts avec les professionnels des quatre coins du monde et d’échanger avec eux mes expériences. Et l’année d’après, j’ai même eu le bonheur de me produire avec la troupe du Jamel Comedy Club lors de la deuxième édition du festival du Marrakech du rire.
Quelle est la valeur ajoutée du Festival dans votre parcours, vos premiers pas dans la cour des grands ?
D’abord c’est une bonne opportunité pour tout jeune humoriste particulièrement francophone. La gageure du festival c’est justement de dénicher les stars de demain et de les encadrer. C’est aussi un énorme plaisir de me retrouver sur les planches du Festival avec les grands noms de l’humour d’ici et d’ailleurs. Je citerai ici Patrice Thibaud, Hassan El Fed, Jamel Debbouze et sa troupe dont je fais partie. Le festival m’a donné aussi la crédibilité. Pour moi, le festival est une grand-messe où nous avons tout à gagner. Les activités parallèles du festival l’attestent bien : les scènes ouvertes, les master class, la promotion des jeunes humoristes, les rencontres avec les stars du genre…
Vos sources d’inspiration ?
L’humour c’est quelque chose que je fredonne depuis mon enfance. Dès lors, j’ai tout lâché pour me diriger vers le stand-up. Je m’inspire essentiellement du quotidien. C’est pourquoi dans mes textes l’approche sociétale du Maroc et de Casablanca en particulier, est omniprésente. Je pense que c’est la manière la plus simple de décrire la réalité. Le public s’y retrouve. Et tant mieux.
Quels sont vos projets ?
Pour le moment, je suis en pleine tournée promotionnelle de mon premier stand-us «Biodégradable» dont le spectacle est prévu le 7 juin dans le cadre du Marrakech du rire. Je pense également à mon prochain stand-up qui est en phase d’écriture parallèlement avec d’autres projets pour les grand et petit écrans et pour le théâtre.
