La ville de Dakhla aura son plan d’aménagement urbain en 2014. Selon le wali de la région Oued Eddahab-Lagouira, Hamid Chabar, le projet est fin prêt et n’attend que sa validation par le gouvernement. Si tout va bien donc, le nouveau plan d’aménagement devrait être mis en œuvre à partir du mois d’avril prochain. Le wali s’exprimait lors d’une rencontre organisée par le holding public Al Omrane dans la ville de Dakhla le 24 novembre. Le groupe présidé par Badr Kanouni a donné le coup d’envoi des travaux d’aménagement pour la réalisation d’un nouveau projet immobilier, «Ouahate Al Mouhit». Ce lotissement qui couvre 106 hectares consiste en 1 840 lots, dont des villas, des centres commerciaux et des espaces verts.
Valeur de l’investissement, quelque 272 millions de dirhams. À en croire Badr Kanouni, ce projet s’inscrit dans les nouvelles orientations stratégiques du groupe puisque c’est pour la première fois que le holding développe à Dakhla un projet comportant des zones villas et des logements moyen et haut standing. «Nous sommes actuellement en train d’étudier la grille des prix de vente à mettre en place pour la commercialisation de ce projet», affirme le patron du holding public. Il faut savoir qu’il ne s’agit pas d’une opération purement commerciale puisque le chiffre d’affaires que l’aménageur public réalisera sur ce projet sera totalement destiné aux projets de mise à niveau et de développement urbain de Dakhla. «Ce nouveau projet nous permet de sortir du cadre de l’assistanat en matière d’habitat pour nous inscrire dans la logique de l’offre et la demande dans la région du Sud», souligne le patron d’Al Omrane. Une simple promenade dans les artères de la ville permet au visiteur de remarquer l’absence des bidonvilles. «Grâce au programme spécial de développement des provinces du Sud (2008-2012) mené par l’État à travers son dispositif d’aménagement, Al Omrane, Dakhla a été déclarée “Ville sans bidonvilles” en 2010», souligne Ahmed Naji directeur technique du groupe. Les projets menés par l’aménageur public auront permis en 2012 le lancement des travaux pour la construction de 57 760 unités et l’achèvement de plus de 32 000 autres. Le tout pour un investissement de 2,130 milliards de dirhams. Le programme de relogement des bidonvilois a consisté en effet à aménager des terrains et offrir des financements aux bénéficiaires pour construire eux-mêmes leurs logements. La démarche a très bien marché selon Ismail Aloui, secrétaire général d’Al Omrane Sud.
Mais tout n’est pas rose dans ces nouveaux quartiers puisque tout au long des avenues les exigences esthétiques pour les façades n’auront pas été respectées par certains bénéficiaires. D’ailleurs, lors de la rencontre organisée par Al Omrane, le wali de la région a demandé officiellement au président du holding public de procéder aux paramétrages nécessaires afin de résoudre ce problème et permettre à la ville d’affirmer son exception architecturale. Du côté d’Al Omrane, l’on justifie cela par le fait que certains ménages ne peuvent pas finaliser la construction de leurs logements d’un seul coup. «Ce sont des projets où l’autoconstruction représente plus de 85%. Du coup, les ménages qui n’ont pas les moyens financiers suffisants mettent du temps à achever leur logement sur tous les plans», argue un cadre du groupe.
