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Samedi 04 Avril 2026
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L’Autorité organisatrice des déplacements urbains opère sa mue

Les faits : Créée en 2009, l’instance chargée des déplacements urbains tourne grâce à un budget annexe à celui de la région. Aujourd'hui, l'organisme serait susceptible d'être plus autonome.

L’Autorité organisatrice des déplacements  urbains opère sa mue
En 2010 déjà, le flux de circulation dans la métropole était de plus de 10 millions par jour.

L'Autorité organisatrice des déplacements urbains (AODU) connaît un véritable changement. «Le souhait en a été exprimé par son directeur et il semble que le projet de mutation soit réellement porteur, afin que cette instance, jusque-là indépendante, puisse mener les missions qui lui incombent dans des conditions optimales», rapporte cette source au sein de la région du Grand Casablanca. L’AODU serait ainsi en phase de changer de statut pour «gagner en autonomie», à l’image d’une société de développement local.

Créée en 2009, cette instance tourne depuis grâce à un budget annexe à celui de la région, lequel est soumis chaque année à l’approbation des élus du conseil régional. Le budget relatif à l’exercice 2014, de l’ordre de 6,5 MDH, a été approuvé lors de la dernière session de l’assemblée régionale. Le vote avait été marqué par l’abstention des élus portant casquette de la CDT (Confédération démocratique du travail). L’AODU se retrouve d’une manière ou d’une autre dépendante du Conseil de la région. D’où cette aspiration à une certaine autonomie. Celle-ci devrait surtout permettre à l'Autorité d'élargir ses attributions et d’avoir un champ d’action plus large.

Notons à ce propos que la mission de l’AODU est très complexe, puisqu’il est question de gérer et d’organiser un flux qui dépasse les 10 millions de déplacements par jour (statistiques 2010). Ainsi, l’instance se charge des études et de l’application des recommandations et des mesures relatives à la planification, à l’organisation et à la gestion des transports publics et des déplacements urbains. Elle est en charge de la réalisation et du suivi de l’activation du plan de déplacement urbain. L’AODU assure également le contrôle des gestionnaires délégués du transport urbain, la qualité du service et veille au respect de la loi et des contrats de gestion déléguée. Enfin, l’instance assure la coordination entre les différents intervenants concernés par la gestion du trafic et des déplacements.

Le volet du transport par bus est, à lui seul, un chantier important. L’AODU est tenue d’assurer le suivi du réseau casablancais, composé de 61 lignes réparties en 4 centres au niveau de Maârif (22 lignes), Ben M’sick (23 lignes), Sidi Bernoussi (10 lignes) et Al-Qods (6 lignes). Parmi les autres chantiers dans lesquels l’AODU est engagée figure la restructuration du réseau de transport urbain du Grand Casablanca, moyennant une étude financée par le ministère de l’Intérieur (6,7 MDH). L’étude englobe, entre autres, les éventuels scénarios à l’horizon 2015. Une autre étude lancée par l’AODU concerne la circulation. Financée à hauteur de 10 MDH par la commune urbaine, 5 MDH étant pris en charge par la région du Grand Casablanca, cette étude a pour objectif de résoudre les problèmes de déplacements urbains et d’améliorer la gestion de la circulation.

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