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Vendredi 03 Avril 2026
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La situation financière du MAS est critique

Le Mogreb de Fès traverse une terrible crise financière à l’instar de la plupart des clubs de la Botola. Les joueurs et le staff technique n’ont pas été payés depuis 2 mois et 5 dirigeants du comité ont présenté leur démission. Merouane Bennani, le président des Canaries, qui menace également de jeter l’éponge d’ici la fin de l’année si la FRMF ne réagit pas, nous en dit plus dans cet entretien

La situation financière du MAS est critique
Mérouane Bennani.

Le Matin : La situation financière du MAS se complique de jour en jour. Comment expliquez-vous cette crise ?
Mérouane Bennani : Le MAS n’est pas le seul club en crise. Tout le monde le sait, les clubs souffrent depuis longtemps, car la fédération ne leur a pas encore versé leurs indemnités sur les droits de retransmission. Et pourtant, le président de la fédération avait promis le versement de ces droits TV à tous
les clubs avant le début de cette saison. Il me l’a expressément confirmé. À ce jour, nous n’avons rien reçu. La situation est très critique. Et honnêtement si d’ici la fin du mois de décembre le problème n’est pas réglé, je m’en irais.

Des dirigeants de votre comité ont présenté leurs démissions. Pouvez-vous nous le confirmer ?
Officiellement, je n’ai rien reçu, car je suis en voyage à l’étranger. Mais, en revanche, j’ai été contacté dans ce sens par trois dirigeants du comité, en l’occurrence, Réda Zaim, Abdou Belkhayat et Mohamed Saddouk qui m’ont expliqué» qu’ils ne pouvaient travailler dans des conditions aussi difficiles pour le club. Il faut les comprendre, nous endurons tous ces difficultés. Je n’y peux rien.

Depuis combien de temps les joueurs et le staff technique n’ont-ils pas été payés ?
Depuis deux mois. Nos caisses sont vides alors que nous devons de l’argent au WAC pour le transfert de Atillah, soit environ 770 000 dirhams. Le président de la FRMF Ali Fassi Fihri m’a fait la promesse de régler ce problème bien avant le début du championnat. Nous sommes à la 7e journée et rien n’a été fait.

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