Les députés de la Chambre des représentants sont appelés à accélérer la cadence de la production législative s’ils veulent examiner le maximum de projets de loi. La tâche des représentants de la nation devient plus ardue quand on sait que de nombreux projets de loi revêtent une grande importance et nécessitent d’être examinés dans les plus brefs délais. Parmi ces textes, figure donc le projet de loi 80.12 portant création de l’Agence nationale d’évaluation de l’enseignement supérieur. En effet, adopté en juillet dernier par le Conseil de gouvernement, le texte a été transféré au cours du mois d’août dernier à la commission de la culture, de l’enseignement et de la communication qui n’a pas encore entamé son examen.
Notons que l’adoption de ce texte permettra la création de l’Agence nationale pour l’évaluation de l’enseignement supérieur. Une instance très attendue dans la mesure où elle contribuera à assurer l’évaluation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans le secteur public et privé, et instaurera un suivi et un contrôle régulier de chaque année universitaire.
En outre, l’agence sera chargée d’effectuer un suivi particulier de chaque établissement de l’enseignement supérieur aussi bien dans le public que dans le privé en prenant en compte les spécificités de chacun de ces établissements. Cette instance aura également pour vocation d’examiner les parcours de formation dans les facultés dans le but de statuer sur l’octroi ou le renouvellement des accréditations de filières. Les programmes et plans de coopération universitaires dans les domaines de la formation et de la recherche scientifique seront également examinés par cette Agence.
D’après Mohammed Derouiche, ancien secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur, la future Agence jouera un rôle primordial dans l’amélioration de la qualité de la formation et contribuera à garantir une meilleure gestion des ressources des universités. D’où la nécessité, selon lui, d’accélérer l’adoption du projet de loi portant sa création. Outre les missions de suivi d’établissements universitaires, l’Agence sera également sollicitée pour émettre des avis sur les politiques à adopter afin d’améliorer la qualité de l’offre universitaire. Le but étant de consacrer le principe de l’évaluation du rendement interne et externe de l’ensemble du système de l’enseignement supérieur, aux niveaux pédagogique, administratif et de la recherche.
Outre le contrôle pédagogique, financier et administratif, l’Agence s’appuiera sur l’auto-évaluation de chaque établissement d’éducation et de formation et sur le sondage trimestriel des opinions des acteurs pédagogiques et de leurs partenaires dans les milieux du travail, des sciences, de la culture et des arts. Des missions qui sont de nature à permettre à cette instance d’instaurer un climat adéquat pour la mise en place d’un système d’enseignement supérieur de qualité, basé sur la compétitivité, la diversité et la maîtrise, qui constituent un mécanisme efficace pour améliorer la qualité et sensibiliser à l’importance de l’enseignement et de la recherche scientifique.
