À ses yeux, c'est justement l'ambition de l'UE d'élaborer une approche Nord-Sud équilibrée, destinée à créer un espace économique et humain solidaire et harmonieux qui inspire les négociations engagées entre l'UE et le Maroc, en vue de la conclusion d'une nouvelle génération d'accords tels que le Partenariat pour la mobilité et l'Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA).
M. Stano a rappelé, à cet égard, que l'UE avait proposé la négociation d'accords similaires avec d'autres pays de la région, engagés comme le Royaume dans un processus de réformes ambitieux. Le Royaume reste un cas particulier en ce sens qu'il «traduit d'une manière effective la mise en œuvre des principes de différenciation et de “plus pour plus” de la politique européenne de voisinage rénovée», a-t-il fait observer. Dans le même ordre d'idée, le porte-parole du commissaire Fule a fait remarquer que si le Maroc a pu bénéficier d'importantes allocations financières additionnelles en 2013, c'est grâce aux progrès qu'il a réalisés dans la mise en œuvre des réformes.
M. Stano faisait notamment allusion aux 48 millions d'euros alloués par la Commission européenne en novembre dernier au Maroc, dans le cadre du programme SPRING (Soutien au partenariat, à la réforme et à la croissance inclusive), qui apporte un financement supplémentaire aux pays ayant progressé dans leurs réformes démocratiques. Cette somme vient s'ajouter aux 80 millions d'euros accordés par l'UE au Royaume, lors du dixième conseil d'association Maroc-UE, en consécration des réformes qu'il a menées.
Concernant le plan d'action de mise en œuvre du Statut avancé pour la période 2013-2017, qui sera adopté formellement lors du 11e conseil d'association UE-Maroc, le porte-parole a indiqué que l'élaboration de cette feuille de route a tenu compte des ambitions mutuelles des deux parties dans des domaines prioritaires de leur partenariat. Il a signalé, à ce propos, que les institutions mixtes de suivi mises en place, ainsi que les domaines prioritaires retenus par ce plan «représentent une bonne base de l'appui de l'UE à l'élan de réformes» que connaît le Maroc.
Sur le volet de la coopération régionale, M. Stano a indiqué que l'UE encourageait ses partenaires au Maghreb à œuvrer pour davantage d'intégration et restait déterminée à faciliter ce processus. Il a rappelé, à cet égard, que suite à la publication de la communication conjointe de la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité et de la Commission européenne sur une coopération plus étroite et l'intégration régionale au Maghreb, les ministres des Affaires étrangères des cinq pays de la région se sont réunis plusieurs fois au cours de 2013 et convenu d'une série d'axes prioritaires pour leur coopération.
Le 11e conseil d'association Maroc-UE se réunira ce lundi à Bruxelles, pour évaluer le bilan d'une année de coopération entre le Royaume et les 28 États membres de l'Union, dans ses diverses dimensions politique, stratégique, économique et sociale. La précédente session du Conseil d'association, qui s'était déroulée en avril 2012 au Luxembourg, avait été marquée par la finalisation du Plan d'action relatif à la mise en œuvre du Statut avancé 2013-2017, qui permettra aux deux parties d'envisager avec confiance et sérénité une accélération de leur partenariat.
