Latifa Chakri qui participait à la rencontre internationale de Dakhla, en sa qualité d’actrice associative, est l’exemple type de la femme marocaine ayant réussi dans son domaine. Issue d’une famille originaire du Sud du Maroc, elle a évolué dans un environnement familial engagé au niveau culturel et cultuel en Alsace. Latifa Chakri préside aujourd’hui l’association AMEWA qui promeut le leadership des femmes et des jeunes générations dans les provinces du Sud.
Diplômée d’une grande école d’ingénieur en télécommunications à Paris, Latifa Chakri a occupé des postes de haute responsabilité au sein de grands groupes français leaders dans le domaine des télécommunications en Europe et dans la zone Maghreb-Afrique.
Forte de plusieurs années d’expérience dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), elle crée sa propre société en 2007, qu’elle dirige jusqu’à ce jour, avec une nouvelle dénomination MINT AFRICA. Elle est aujourd'hui à l'origine de projets innovants mettant les outils d’ingénierie des systèmes d’information au service d’un nouveau mode de communication.
Son principal centre d’intérêt est le suivi de l’actualité géopolitique en Afrique et plus particulièrement au Maroc.
Latifa Chikri fait partie de la nouvelle génération de femmes qui s’investissent pour la défense de la cause nationale. Son amour pour son pays la pousse vers l’engagement associatif avec la création le 8 mars 2009 de l’association AMEWA, basée à Paris. Une ONG qui œuvre à promouvoir le «leadership» des femmes et de jeunes générations de la diversité en France.
Au Maroc, cette activité est assurée par un bureau affilié de AMEWA à Boujdour. Latifa Chakri gère avec les membres du bureau de l’association AMEWA son activité qui consiste à 30% dans la mise en place d’ateliers de formation pour outiller les futurs leaders des techniques de communication, pour informer les associatifs sur les mises à jour concernant les problématiques en lien avec la cause nationale.
Les 20% de l’activité associative consistent à mettre en place des actions de communication au sujet de la culture et de l’histoire du Sahara indépendamment des problématiques frontalières, au Forum mondial de Tunis, AMEWA Sahara a présenté sous forme de grand défilé de mode, «la Mlehfa sahraouie comme trait d’union entre les peuples». Parmi ses actions, l’on cite l’organisation en mars 2012 d’une journée dédiée à la mémorisation du Saint Coran en Alsace. Le but était de mettre à l’honneur les premiers Marocains mémorisateurs du Saint Coran, qui ont eu un rôle déterminant dans le département du Haut-Rhin en Alsace.
«Ces préférés d’Allah comme nous les nommons ont été les pionniers de la transmission de l’éducation religieuse, des traditions et de la culture marocaine et ils sont aussi les porteurs de projets bénévoles de plusieurs lieux de cultes et mosquées dans le département. Ils ont dirigé les prières, assurer la lecture quotidienne de l’Hizb, Taraouih…», explique Latifa dont le père assure l’activité cultuelle à Rixheim (dept. 68).
Cette journée a été soutenue par la Fondation Hassan II pour les MRE.
