Àtravers son dernier roman «De Fès à Kaboul», l’écrivain El Mostafa Bouignane nous entraîne dans un voyage inédit, un périple de Fès jusqu’aux montagnes d’Afghanistan. Ce roman présenté par l’Institut français de Fès le 14 décembre, lors d’une rencontre-débat avec son auteur, relate l’histoire de Brahim, qui, en quittant le Maroc pour fuir une fiancée qu'il n'aimait pas, était loin d'imaginer que son escapade le mènerait jusqu'aux montagnes d'Afghanistan et plus loin encore : au bout de lui-même.
Après s'être embarqué dans des aventures dont il ne se serait jamais cru capable, il échoue à Kaboul en pleine guerre civile et y découvrira un petit coin de paradis qui s'avère être l'antichambre de l'enfer. L'histoire de Brahim est aussi une chronique des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix du siècle dernier, dans laquelle sont évoqués des évènements et des personnages mémorables.
Le roman paru aux éditions «Marsam» en 2013 est une invitation à un voyage dans l’âme humaine avec une place de choix accordée à la ville de Fès, l’inspiratrice de l'auteur El Mostafa Bouignane. «Fès m’habite comme tout comme je l’habite. Je crois que je ne pourrais situer les histoires de mes romans que dans cette ville. Je peux, à la limite, situer une nouvelle ailleurs, mais pas un roman, parce que l’espace a une présence plus forte dans un roman que dans une nouvelle, par conséquent, je ne peux parler que d’un espace que je connais parfaitement. Et quand je dis espace, je ne fais pas seulement référence aux lieux, mais aussi à l’espace social et culturel auquel appartient la ville», précise Bouignane.
Outre Fès, l’écrivain a pour sources d’inspirations la culture orale marocaine qui est d’une richesse extraordinaire ainsi que l’actualité, les anecdotes et autres faits divers. «Mes lectures constituent aussi une source d’inspiration importante. Je suis en effet, un lecteur vorace. En lisant des romans, il me vient souvent des idées que je crayonne à toutes fins utiles dans la marge», souligne l’écrivain.
Enseignant le français dans sa ville natale Fès, El Mostafa Bouignane aime l’écriture et surtout celle du roman, qui offre, selon lui, plus de liberté au niveau de la construction, des thèmes et du style.
