Tous ceux qui ont été touchés par le SOS lancé par le père du joueur via Internet ont fait le déplacement samedi au complexe sportif Mohammed V pour assister à la rencontre WAC-CRA, dont les recettes iront à Abdelhak Aït Laarif. Ils étaient 11.529 spectateurs à passer à la caisse pour acheter le billet. Tout ce beau monde a apporté 51 millions de centimes au joueur. Un bon pactole qui va aider le joueur à régler une partie de ses dettes qui s'élèvent à plus de 200 millions de centimes.
Les sponsors du WAC se sont également joints à cette action de soutien et ont promis de lui venir en aide, sans toutefois préciser le montant qu’ils vont lui accorder. À l’origine des malheurs d'Aït Laarif se trouverait son associé algérien à qui il avait confié des chèques bancaires «signés» à blanc par le joueur ! Utilisant frauduleusement ces chèques, l’Algérien aurait vidé le compte bancaire de Aït Laarif et aurait ainsi délesté le joueur de toutes ses économies.
Mais ce qui est encore plus grave, c’est que l’Algérien aurait disparu en laissant derrière lui de nombreux chèques signés par Aït Laarif, notamment en faveur des vendeurs de téléphones portables de Derb Ghallef puisqu’il a acquis une grande quantité de téléphones portables et aurait payé par des chèques «post datés» signés par Aït Laarif. Les vendeurs se sont retrouvés avec des chèques en bois et se sont retournés vers l’ancien joueur du WAC. Seulement, ce dernier est ruiné et ne peut par conséquent pas honorer ces dettes. Il a donc choisi la facilité en s’exilant dans les pays du golfe, laissant derrière lui une facture salée à payer. D’où l’initiative humanitaire du WAC.
