Matin Sport : Pouvez-vous nous parler de vos débuts ?
Mehdi Baltam : J’ai eu la chance de naître dans une famille de sportifs. C’est grâce à mon défunt père que j’ai appris les rudiments du football. J’ai fait toutes mes classes au KAC, entrecoupées de stages en France dans des centres de formation. Ceci m’a énormément aidé.
Et pourquoi avoir choisi la RS Berkane ?
C’est sur les conseils de mon père que j’ai rejoint Berkane il y a cinq ans. Dans ce club, j’ai pu progresser davantage dans un contexte favorable. J’ai également évolué sous les couleurs de l’Ittihad de Tanger.
Vous affrontez une équipe qui a des arguments à faire valoir cette saison. Comment avez-vous préparé cette rencontre ?
Nous nous préparons dans la sérénité. Nous avons entamé une concentration à Mohammedia, le lendemain du match nul face au Fath (1-1) pour le compte de la huitième. Si nous respectons énormément le FUS, nous ne le craignons pas. Nous allons jouer crânement nos chances pour offrir à Berkane le premier sacre de son histoire. Je pense que nous ne manquons pas de qualité pour y prétendre, chose qui devrait être vérifiée mardi.
Vous avez plusieurs fois sauvé le club grâce à vos coups francs surpuissants. Pensez-vous pouvoir remettre le couvert mardi ?
Vous savez, tout est possible dans ce genre de matches, mais il faut être vigilant, car la moindre petite inattention peut coûter cher. Avec de l’application et de la concentration, peut-être que je réussirai à en mettre un ! Cela dit, à part les coups francs, nous possédons des attaquants talentueux qui sont capables de faire la différence. Nous arrivons à construire nos offensives, nous pouvons être dangereux sur contres, et nous avons les joueurs qu’il faut pour donner du fil à retordre aux meilleures défenses du championnat.
Ce sera votre première finale, ressentez-vous de la pression ?
Heureusement que Abderrahim Talib y a pensé ! Notre coach a axé notre préparation cette semaine sur le côté mental. Je pense que tous les joueurs ont dépassé la pression grâce au travail psychologique entrepris au cours de notre concentration à Mohammedia par l’entraîneur. Être préparé physiquement et tactiquement est essentiel, mais le côté psychique revêt également une importance capitale. À présent, au lieu de paniquer ou d’appréhender ce grand rendez-vous, on ressent de l’excitation et de l’enthousiasme. Notre appétit est grand et nous tenons réellement à signer un exploit.
Avez-vous étudié le style de votre adversaire, qui est bien différent de celui que vous adoptez ?
C’est une tâche qui est du ressort de l’entraîneur. Je pense que notre coach a une idée de ce qui l’attend. D’ailleurs, le match de championnat de la huitième journée a été, en quelque sorte, une répétition de cette finale, où les deux protagonistes ont eu l’occasion de découvrir les qualités et les carences de l’autre effectif. Alors, je pense que les deux coaches se sont observés à travers leurs équipes.
À part cette finale, comment envisagez-vous la suite du championnat ?
Avec une grande confiance. Nous avons des joueurs talentueux et notre équipe pratique un bon football. Tous les ingrédients sont réunis pour que l’on s’invite dans la tête du peloton et pourquoi pas se voir sacrés à la fin du parcours. Tous mes coéquipiers pensent qu’ils peuvent se mêler à la course pour le titre et c’est un point positif puisque le travail effectué sera orienté vers ce sens.
Quelles sont les équipes que vous estimez capables de jouer pour le sacre ?
Naturellement, le tenant du titre le Moghreb de Tétouan, le Wydad de Casablanca qui est revenu à son top niveau, son voisin le Raja, le Kawkab de Marrakech, le Difaâ d’El Jadida sans oublier la Renaissance sportive de Berkane..
