Le Matin Sports : Pouvez-vous nous parler de vos débuts ?
Reda El Hajhouj : Je suis né au quartier Beauséjour de Casablanca, j’ai rejoint l’école du Wydad dès l’âge de quatre ans. C’est dans ce prestigieux club que j’ai appris les rudiments du football successivement sous les conseils des formateurs tels Bekkar, Chaki, Abouali et Ali en catégories minimes, cadets et juniors avant d’intégrer les espoirs sous les ordres
d’El Khouil, l’année dernière.
Dans quel poste préférez-vous évoluer ?
Je me suis toujours senti un attaquant. C’est inné ! D’ailleurs, je joue toujours en tant que numéro 9, c’est-à-dire avant-centre. J’aime marquer des buts. C’est ce qui fait la beauté du football.
Comment avez-vous intégré l’équipe première du WAC ?
C’est à Abderrahim Talib, qui avait remplacé Baddou Zaki, que je dois mon incorporation dans le groupe professionnel du Wydad. Après deux ans en équipe Espoirs, Talib m’a remarqué et m’a convoqué pour jouer contre le Fath de Rabat. Ensuite, j’ai été remplaçant contre le Moghreb de Tétouan et le Kawkab de Marrakech. Ceci m’a donné confiance en mes possibilités ce qui m’a poussé à redoubler d’efforts et à travailler davantage pour progresser.
Parlez-nous de vos objectifs personnels...
Tout joueur marocain rêve de porter un jour le maillot de l’équipe nationale. C’est pour cela que je ferais tout ce qui est en mon possible pour défendre, un jour que j’espère proche, les couleurs du Maroc. Mais d’abord, il faut que je fasse mes preuves en club. L’ambiance cette année au Wydad est bien meilleure et c’est un cadre qui nous permet de nous épanouir.
Pensez-vous à évoluer un jour à l’étranger ?
Bien évidemment, qui ne le souhaite pas ? D’ailleurs en 2011, j’avais tenté une expérience avec Al-Sadd du Qatar avant de revenir au Wydad. Mais pour aspirer à devenir professionnel au vrai sens du mot, je continuerai à bosser au sein de mon équipe afin d’atteindre un niveau qui me permettrait de jouer dans un grand club européen. C’est mon rêve depuis que j’étais tout petit et j’espère pouvoir un jour le réaliser. Beaucoup de joueurs sont partis du championnat national et ont fait de grandes carrières en Europe. Faire pareil serait énorme pour moi.
Vous avez entamé la saison sous de bons auspices, comptez-vous poursuivre sur cette lancée ?
Avec l’aide du Dieu, je souhaite continuer à apporter ma contribution à mon équipe, pour lui permettre d’aller de l’avant. Je fais tout pour que l’équipe gagne, mais cela ne m’empêche pas d’avoir des ambitions et la première d’entre elles est que je désire terminer meilleur buteur du championnat.
Que pensez-vous du niveau de l’actuel championnat et quelle équipe voyez-vous succéder
au Moghreb de Tétouan ?
Je crois sincèrement que le niveau du championnat est assez bon. Les équipes sont de force sensiblement égale, mais, en toute franchise et loin de tout chauvinisme, je crois que c’est le Wydad qui remportera le titre cette année.
Sur quels critères vous basez-vous pour affirmer cela ?
Tout simplement sur les recrutements ciblés opérés par les dirigeants, surtout au niveau de l’attaque. Il y a aussi la grande expérience de l’entraîneur John Toshack. Ce dernier est en train de mettre sur pied un bloc homogène et percutant. Le championnat est cependant très long et il nous faut rester concentrés, pour atteindre cet objectif et faire plaisir au public du club, qui viendra assister à nos matchs en nombre. Nous avons un bon effectif et tous les joueurs sont mobilisés. On verra ce qui peut se passer et qui remportera le titre en fin de saison.
Que pensez-vous de l’arbitrage ?
Malgré mon jeune âge, et mes débuts, je crois que notre arbitrage est assez bon. Moi je regarde les championnats européens et je vois souvent des arbitres commettre des fautes flagrantes. Alors, arrêtons de mettre tous nos échecs sur le dos des arbitres. Une décision arbitrale peut décevoir les joueurs, mais c’est à nous de faciliter la tâche aux arbitres. Quand la tension est grande, c’est normal que l’arbitre soit sous pression et qu’il commette des erreurs.
