Cette action concerne les provinces où la Fondation du Haut Atlas (FHA) met en œuvre actuellement des projets de développement participatifs, à savoir les provinces d'Al Haouz, Azilal, Boujdour, Essaouira, Ifrane, Rhamna, Taroudant et Taza, indique un communiqué de la Fondation, parvenu lundi à la MAP. Dans la province d'Essaouira, cette journée sera marquée par des actions de plantation d'arbres fruitiers dans deux établissements d'enseignement primaire, l'école Agdal (commune de Aït Said, région de Meskala) et l'école Oqba Ibn Nafie (commune de Sidi Ahmed M'barek, région de Tamanar).

La FHA compte poursuivre ce projet, qui a bénéficié à 50 000 personnes, en 2014 avec la distribution et la plantation de 500 000 plants fruitiers et forestiers au profit des populations de ces provinces, ajoute la même source.

Les terrains pour ces plantations ont été fournis par le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, par des coopératives, des municipalités, des associations de femmes et la communauté juive marocaine de Marrakech. La fondation œuvre à doter les zones rurales au pied du Haut Atlas, érodées par la déforestation, caractérisée par un déficit en infrastructures de base, notamment en matière d'accès à l'eau potable et en canaux d'irrigation pour le développement des cultures fruitières et vivrières.

Fondée en 2 000 par d'anciens bénévoles du Corps de la paix ayant servi dans les montagnes du Haut-Atlas au Maroc, cette organisation non gouvernementale sans but lucratif a établi des programmes de développement à la base qui ont permis, entre autres, de planter 320 000 arbres fruitiers dont tirent parti environ 30 000 personnes, et de fournir de l'eau potable qui a réduit de moitié le taux de mortalité infantile.

Pour une agriculture à haute valeur ajoutée

En 2011, Yossef Ben-Meir, cofondateur et président de la Fondation du Haut Atlas, avait déclaré lors du lancement de la campagne : «La culture de l'orge et du maïs couvre traditionnellement 70% des terres arables, mais elle ne représente que de 10% à 15% des revenus agricoles. Bien qu'il faille du temps pour que les arbres portent leurs fruits, les agriculteurs pauvres du Maroc sont conscients du fait que les cultures de base traditionnelles ne produisent plus assez d'aliments». La Fondation a aidé à planter 320 000 arbres fruitiers et à noix dans le cadre de sa campagne de 1 million d'arbres au profit des collectivités rurales marocaines. Ce sont essentiellement des oliviers, des amandiers, des pommiers, des noyers, des pruniers, des cerisiers ainsi que des poiriers.