Le 17 juin 2014 à Dakhla, deux conventions de partenariat, qui ont pour objectif la conservation et le développement des ressources forestières et de la richesse faunistique dans les provinces d’Aoussred et d’Oued Dahab, ont été paraphées. Des programmes ont été arrêtés, ils seront mis en œuvre sur une période de cinq ans (2015-2019). Le budget alloué à ces deux programmes s’élève à 96 DH et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action national de lutte contre la désertification. Ainsi, il est prévu d’investir dans la régénération des acacias, arbres emblématiques des zones arides, sur une superficie de 2.000 hectares. On prévoit également la création d’un arboretum des espèces sahariennes qui produira 320.000 plants par an, la création de ceintures vertes sur 264 ha et l’extension et l’aménagement de la station d’acclimatation de la faune saharienne de Safia, selon le communiqué du Haut Commissariat.
La régression du couvert végétal forestier atteint 31.000 hectares par an. Elle est due essentiellement à la récolte excessive de bois d’énergie, au surpâturage, aux défrichements pour la recherche de nouvelles terres de cultures, aux incendies qui détruisent près de 3.000 hectares par an, à l’urbanisation, selon le ministère chargé de l’Environnement.
État des lieux
«Quant à l’érosion hydrique, elle est jugée intense avec des dégradations spécifiques dépassant 2.000 tonnes au km2 et par an dans les versants du Rif au nord du Maroc, entre 1.000 et 2.000 tonnes au km2/an dans le pré-Rif, entre 500 et 1.000 au km2 et par an dans les Moyen et Haut Atlas et moins de 500 au km2 et par an dans les autres régions, selon la même source. C’est pour ces raisons que le Maroc s’est doté du Programme d’action national de lutte contre la désertification doté d’une enveloppe de près de 20 milliards DH afin de mettre en œuvre les principes de la Stratégie 2020 de développement rural. Jusqu’à présent, selon les données avancées par le Haut Commissariat, 5 millions d'hectares de forêts ont été délimités et 4 millions d'autres aménagés. Le reboisement a porté sur une surface de 530.000 ha, alors que celle dédiée à l’aménagement des bassins versants est de 530.000 ha. S’agissant de la lutte contre l’ensablement, 1.200 ha de dunes sources d’ensablement ont été stabilisés, ce qui a permis d’assurer la protection de plusieurs milliers d’hectares, notamment des oasis, des routes et des systèmes d’irrigation, particulièrement au niveau des provinces de Laâyoune, Boujdour, Assa- Zag, Tantan, Guelmim, Tata.
