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Samedi 04 Avril 2026
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La situation dans le monde arabe en débat

La deuxième journée des travaux des MeDays de Tanger a été consacrée à l’évolution du monde arabe et son avenir. Le premier ministre tunisien, Mehdi Jomaâ, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, le chef des négociateurs palestiniens, Saeb Erekat et l’ancien ministre turc des Affaires étrangères, Yasar Yakis, ont tenté de cerner dans leurs analyses cette question qui n’en finit pas de faire la Une des médias.

La situation dans le monde arabe en débat
le grand prix MeDays a été décerné à l’invité d’honneur de la septième édition, le Premier ministre tunisien, Mehdi Jomaâ.

Ayant démarré mercredi, les travaux de la septième édition des MeDays, organisés par l’institut Amadeus, se poursuivent à Tanger. La séance spéciale organisée autour du thème «monde arabe : quelles perspectives au Moyen-Orient ?» était très attendue, vu la stature des intervenants. D’ailleurs, avant d’entamer les travaux de cette session, le grand prix MeDays a été discerné à l’invité d’honneur de la septième édition, le premier ministre tunisien, Mehdi Jomaâ.

L’Institut Amadeus a considéré que la Tunisie, décrite par de nombreux observateurs comme le laboratoire des «Printemps arabes», a réussi, malgré de nombreuses difficultés et un contexte régional délicat, à consolider son processus démocratique naissant par l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation sans heurts d’élections législatives. Mehdi Jomaâ a, dans le cadre de cet échange au sujet du «remodelage d’un monde arabe en constante mutation», décrit l’évolution et les difficultés rencontrées par son pays ainsi que les défis qui l’attendent pour réussir cette transition. Invité à ce débat sur le monde arabe, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a salué l’expérience tunisienne. Il a analysé la situation dans la région en rappelant que «le Maroc qui est un pays stable a tiré son épingle du jeu. Or, la région du monde arabe est composée de pays qui ont des expériences diamétralement opposées et ne se ressemblent pas. La situation au Moyen-Orient est catastrophique. Il y a une image qui est frappante, celle de la ville de Kobané (…). Si on prend les pays de la région un par un, on se rend compte que nous assistons à un éclatement de la région».

Un autre ancien ministre des affaires étrangères, le Turc Yasar Yakis, a interpellé l’assistance au sujet de Daech. «Cet État islamique qui n’en est pas un doit être éliminé d’une manière ou d’une autre. Car cette situation ne doit pas continuer», a-t-il dit. En parlant de la Syrie, il a souligné que Bachar Al Assad ne pourra pas être renversé dans le court terme. Poussant son analyse plus loin, il a estimé que la Russie et l’Iran allaient s’impliquer davantage dans le Moyen-Orient, plus que par le passé. Toute action dans la région qui ne prend pas en considération ces deux pays n’est pas une initiative viable», ajoute-t-il.

Par ailleurs, on ne peut pas parler du Moyen-Orient sans soulever la question palestinienne. Le chef des négociateurs palestiniens et membre du comité exécutif de l’OLP, Saeb Erekat, a appelé, à cette occasion, les Européens à reconnaitre l’État palestinien comme ils reconnaissent Israël. Il a, en outre, apporté sa vision de la situation dans le monde arabe. Il a focalisé la discussion sur le discours de Daech qui promet le paradis aux jeunes… Il a ainsi appelé les dirigeants arabes à offrir des choses concrètes aux populations qui aspirent au changement.

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