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«Oui» au rachat des contrats de Redal et Amendis par les autorités délégantes

Veolia Maroc indique avoir pris connaissance de la volonté des communes de Rabat-Salé, Tanger et Tétouan de racheter les contrats de concessions des services d’eau, d’assainissement liquide et d’électricité opérées par Redal et Amendis. Elle accueille favorablement ce choix.

«Oui» au rachat des contrats de Redal et Amendis par  les autorités délégantes
Le groupe Veolia affirme être pleinement impliqué auprès des autorités marocaines pour mener à bien le processus de rachat. Ph Kartouch.

Enfin ! Veolia Maroc prend acte de la volonté des conseils communaux de Rabat-Salé, Tanger et Tétouan de racheter les contrats de ses filiales Redal et Amendis. Elle affirme aussi être pleinement impliquée auprès des autorités délégantes et gouvernementales pour mener à bien ce processus conformément aux dispositions contractuelles (l’article 71 pour Redal et 72 pour Amendis des contrats de gestion déléguée). «Veolia Maroc a pris connaissance des récentes délibérations de plusieurs communes des wilayas de Rabat-Salé, Tanger et Tétouan, rejetant l’offre d’acquisition par le fonds Actis de ses filiales Redal et Amendis, et se prononçant en faveur d’un rachat des contrats de concessions des services d’eau, d’assainissement liquide et d’électricité opérées par ces sociétés. Veolia accueille favorablement le choix des communes qui correspond à sa volonté de céder ses activités», indiquent dans un communiqué les responsables de ce spécialiste mondial de la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie. Rappelons que Veolia Environnement avait annoncé en mars 2013 la signature d’un accord avec le fonds d’investissement international Actis. Celui-ci porte sur la vente pour environ 370 millions d’euros de ses activités de distribution d’eau, d’assainissement et d’électricité au Maroc, portées par les sociétés délégataires Redal et Amendis. Cette cession s’inscrivait dans le cadre de la stratégie de désendettement du groupe Veolia et de sa «volonté de se recentrer sur des activités où il apporte une plus grande valeur ajoutée», au niveau international. Cet accord de cession a été refusé par les élus de la capitale marocaine et de Tanger et Tétouan, en raison notamment des promesses non tenues du groupe sur des investissements programmés durant la période du contrat allant de 2002 à 2012.

Les communes marocaines ont aujourd’hui la volonté de racheter les contrats de concessions de Veolia pour assurer la gestion de ce service et aussi maitriser les décisions d’investissement. «L’opération de cession au fonds Actis avait initialement été accueillie favorablement par les autorités, qualifiée de gagnant-gagnant, et se traduisant notamment par un apport en fonds propres de 575 millions de DH de la part d’Actis. C’est un schéma différent qui se profile aujourd’hui avec l’annonce faite par plusieurs communes de leur volonté de racheter les actuels contrats de concession», indique le top management de Veolia Maroc. Ce dernier affirme toutefois que le rachat par les autorités délégantes répond à la stratégie de Veolia qui reste pleinement impliquée auprès des autorités concernées pour mener à bien ce processus. «Ce processus comprend une période de six mois au terme de laquelle seront appliquées les dispositions contractuelles relatives aux conditions financières du rachat. Dans cet intervalle, les communes devront définir les modalités opérationnelles de la reprise des services», détaille Veolia. Pour rappel, Redal est depuis 2002 en charge de la gestion déléguée des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et d’électricité de la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. L’entreprise dessert près de 2 millions d’habitants et compte plus de 1.600 collaborateurs.
Amendis est également depuis 2002 en charge de la gestion déléguée de ces services dans les wilayas de Tanger et Tétouan. Avec un effectif de plus de 2.000 collaborateurs, elle dessert 1,6 million d’habitants. 

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