Quelque 26 métiers sur les 40 métiers, présents au niveau de la filière automobile dans la région Tanger-Tétouan, devraient générer une hausse des besoins en personnel à l'horizon 2017, selon les résultats d'une étude sur l'analyse de la relation emploi-formation dans les filières automobile et logistique, dévoilés mardi à Tanger.
Les opérateurs courtiers de la sellerie automobile devraient concentrer l'essentiel des nouveaux recrutements en termes quantitatifs, précise l'étude qui s'inscrit dans le cadre du projet pilote «Gouvernance pour l'employabilité dans la Méditerranée (GEMM)», mené par le Département de la Formation professionnelle au niveau de la région de Tanger-Tétouan, avec l'appui de la Fondation européenne pour la formation (ETF).
Les analystes notent également que 4 à 6 métiers «émergents» ont été identifiés dans chacun des sous-secteurs. Il s'agit essentiellement de postes hautement qualifiés de la production ou de l'encadrement, destinés à faire face aux évolutions technologiques sur les produits ou sur les procédés de production.
Sur les perspectives d'emplois dans la filière automobile, l'étude prévoit la création de plusieurs centaines d'emplois au niveau des activités de câblage et des activités de coiffe, la poursuite du développement des pièces hydrauliques pour l'automobile, des composantes de sous-ensembles moteurs, de l'injection plastique, de l'électronique embarquée et du travail de la tôle, carrosserie et de l'emboutissage, notant que le turnover est assez contenu, avec seulement 2,8% des effectifs d'ensemble.
Ces activités de développement recoupent pour l'essentiel le projet de développement en écosystème promu pour les spécialités du câblage, emboutissage, batteries et habitacles, poursuit l'étude, faisant savoir que les opérateurs et les ouvriers occupent 83% des effectifs en 2012, avec un taux d'encadrement qui reste relativement faible (7% des cadres) et la création deux fois plus de postes de manœuvre que d'ouvriers entre 2009-2012, en relation avec le développement des postes d'opérateurs de production dans les sous-secteurs du câblage et du textile automobile.
Les enquêteurs proposent de développer la formation continue pour les managers de premier niveau, de celle initiale au niveau technicien pour les besoins déjà avérés dans la plasturgie et des formations continues courtes ou des actions de sensibilisation pour les opérateurs.
Intervenant à cette occasion, M'barek Khaldoun, administrateur général au département de la formation professionnelle, a salué la culture de partenariat qui a été instaurée d'une manière «réussie» au niveau de la région de Tanger-Tétouan.
Il a, dans ce cadre, appelé à renforcer la sensibilisation des jeunes à l'importance de cette filière, améliorer la qualité des formations et à promouvoir la formation des formateurs dans ce domaine, afin qu'il puisse jouer la place qui lui échoit dans le développement économique aux niveaux local et national.
Pour sa part, le président de la Commission formation à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mohamed Slassi Sennou, a déclaré à la MAP que cette étude vise à identifier les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour une bonne gouvernance régionale de la formation, compte tenu du contexte institutionnel actuel.
Le projet pilote «Gouvernance pour l'employabilité dans la Méditerranée», qui a impliqué l'ensemble des acteurs publics et privés concernés par les domaines de la formation et de l'emploi, vise à élaborer une approche méthodologique, contenant l'ensemble des éléments qui vont permettre à la région de Tanger-Tétouan de pouvoir développer un savoir-faire afin de répondre aux besoins du marché du travail, a-t-il expliqué, notant la nécessité d'institutionnaliser et de pérenniser cette approche.
Les intervenants lors de cette rencontre ont débattu les mesures proposées pour surmonter les principaux enjeux touchant au système de la formation professionnelle dans la région de Tanger-Tétouan, ainsi que les questions liées aux compétences, besoins du marché du travail local dans les secteurs de l'automobile et de la logistique, et à l'offre de formation.
26 métiers vont générer une hausse des besoins en personnel à l'horizon 2017
Le projet pilote «Gouvernance pour l'employabilité dans la Méditerranée» vise à élaborer une approche méthodologique, contenant l'ensemble des éléments qui vont permettre à la région de pouvoir développer un savoir-faire afin de répondre aux besoins du marché du travail.
Ces activités de développement recoupent pour l'essentiel le projet de développement en écosystème promu pour les spécialités du câblage, emboutissage, batteries et habitacles.
LE MATIN
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17 Juin 2015
À 17:05
